Cartes du centre-ville, feutres, post-it… Dans la salle du conseil municipal, cinq tables ont accueilli une cinquantaine de participants mardi 29 septembre. Commerçants installés de longue date, nouveaux créateurs, propriétaires de locaux, professionnels de l’immobilier et acteurs consulaires ont partagé leurs expériences et leurs idées. À chaque table, un binôme de partenaires facilitait les échanges.
« On est là pour tout se dire, mais surtout pour apporter des solutions et faire avancer les choses en énergie collective », résume Pascal Madry, spécialiste national des dynamiques commerciales.
Ce deuxième atelier des Assises du commerce était consacré à une question centrale : comment faire vivre le cœur de ville ? Les participants ont notamment travaillé sur l’ambiance du centre-ville, le parcours du commerçant et les services proposés aux clients.
Croiser les expériences
Pour Sarah Hocquellet, qui a ouvert le bar à jeux Hanafuda, rue des Déportés, le 6 juin dernier, cet atelier était aussi l'occasion de mieux connaître son nouvel environnement. « C’est une opportunité de m’intégrer à la communauté des commerçants et de comprendre les enjeux du commerce dans la ville dans laquelle je suis. » Elle observe notamment des variations de fréquentation selon les périodes et souhaite confronter ses observations à celles d’autres commerçants.
Même envie de partager chez Céline Bouriaud, artiste plumassière installée rue de la Trinité depuis 2018 : « On peut râler, mais quand il y a des initiatives comme celle-ci, il faut participer. »
Pour elle, la diversité des profils permet de confronter les points de vue et de faire émerger de nouvelles idées : « L’intelligence collective permet d’apprendre les uns des autres et de remettre en perspective ses propres croyances. »
Partir des usages des clients
Les échanges ont également porté sur les attentes des consommateurs : horaires d’ouverture, retrait des achats, numérique ou encore parcours client.
« Les commerçants apprécient d’être questionnés, mais aussi de pouvoir confronter leurs perceptions à celles des consommateurs », explique Manon Carcel, chargée de mission Commerces.
L’objectif est de dépasser les idées reçues et de s’appuyer sur les usages réels pour faire émerger des propositions.
Ce deuxième atelier fait suite à une première rencontre consacrée à l’attractivité commerciale, aux locaux vacants et à l’accessibilité. Les deux ateliers ont été complétés par deux questionnaires, qui ont recueilli 2 000 réponses du grand public et 93 réponses de commerçants.
Des idées aux actions
Les propositions issues de ces différents temps d’échange vont désormais être mises en commun pour construire un plan d’actions.






