La gare de Laval, 170 ans d’histoire et un rôle plus vivant que jamais

Le 14 août 1855, la gare de Laval accueillait son tout premier train à vapeur. À son bord, un passager de marque : Napoléon III. 135 années se sont écoulées. Et à partir de 1990, les premiers TGV font leur apparition. Aujourd’hui, entre 60 et 75 trains (TGV et TER) passent et réalisent un arrêt quotidiennement dans cette même gare. Une gare, qui, en juin 1944, n’a pas résisté aux bombardements et a été reconstruite en 1956, tout en reprenant l’architecture de l’ancien bâtiment. Laval a aussi connu l’arrivée d’une seconde gare sur l’avenue Robert-Buron à la fin du 19e siècle. Celle-ci a accueilli les chemins de fer départementaux de la Mayenne. Pas pour très longtemps car elle ne reçoit plus de trains après la Seconde Guerre mondiale. C’est désormais l’office de tourisme qui y est installé.

Une gare transformée par la LGV

Depuis 40 ans, la gare de Laval a connu quelques transformations et notamment une première rénovation en 1985. Vingt-deux ans plus tard, elle s’est offert un nouveau parvis ainsi qu’un parking souterrain. Mais l’un des changements majeurs s’est déroulé en 2017 avec l’arrivée de la Ligne à Grande Vitesse (LGV).

Une nouveauté qui connecte mieux Laval à Paris et aux autres métropoles régionales. Elle lui a aussi permis de confirmer sa place centrale dans le Grand Ouest. Aujourd’hui, la capitale se trouve à 1h10 et les voyageurs peuvent profiter d’un trajet de seulement 25 minutes pour rejoindre Rennes et Le Mans. 

La fréquentation de la gare est en nette hausse. De plus en plus de personnes prennent le train pour se rendre au travail, et le nombre de touristes augmente également. Cette tendance se remarque particulièrement lors d’événements comme Laval Virtual, les Lumières ou les manifestations sportives, les voyageurs demandant souvent des indications pour rejoindre certains lieux.

230 000 voyageurs de plus en deux ans

La fréquentation de la gare de Laval connaît une nette progression, passant de 1 470 000 voyageurs en 2022 à 1 700 000 en 2024, auxquels s’ajoutent chaque année 560 000 visiteurs. Ces chiffres incluent également les personnes qui traversent la gare pour déposer des amis ou acheter un magazine au magasin Relay, ce qui illustre le dynamisme du lieu. Le secteur s’est renforcé avec l’ouverture d’une gare routière en 2017 et la construction de près de 1 000 logements. Plus qu’un simple lieu de passage, la gare s’impose comme un acteur structurant du quotidien et du développement de la ville, un carrefour où se croisent habitants, visiteurs et dynamiques régionales.

La SNCF apporte des améliorations aux voyageurs lavallois se rendant à Paris ou en rentrant, à partir de 2026. Les horaires ont été revus pour une meilleure répartition dans la journée et mieux répondre aux besoins des professionnels.

Pour les familles et les touristes, un OuiGo train classique est aussi ajouté. Au total, chaque jour, 30 allers-retours entre Laval et Paris sont proposés en moins de 2h30, le temps moyen du voyage en voiture. Sept sont des allers-retours directs.

 

La gare de Laval offre un maillage complet du territoire grâce à ses dessertes TGV et TER.

En TGV, elle relie directement Rennes, Vitré, Le Mans, Paris Montparnasse, Austerlitz (Ouigo), Massy, Marne-la-Vallée, Lille, Bruxelles, l’aéroport Charles-de-Gaulle, Lorraine TGV, Strasbourg, ainsi que plusieurs villes de Bretagne : Redon, Vannes, Auray, Lorient, Quimper, Dol-de-Bretagne, Saint-Malo, Lamballe, Saint-Brieuc, Morlaix et Brest. Elle permet également des connexions vers Lyon et Montpellier.

Côté TER, Laval dessert les villes de Sablé-sur-Sarthe, Angers, Ancenis, Nantes, Evron, Sillé-le-Guillaume, Conlie, Châteaubourg, Saint-Pierre-la-Cour, Port-Brillet et Cesson-Sévigné.