LES NUMÉROS UTILES
- Pompiers 18 Police Secours 17 Commissariat de police 02 43 67 81 81
- Police municipale 02 43 49 85 55 SAMU 15 Appel d’urgence européen 112 SAMU Social 115 Pharmacie de garde 32 37
- Centre hospitalier de Laval 02 43 66 50 00 Enfance maltraitée 119 Centre anti-poison d’Angers 02 41 48 21 21 Appel d’urgence pour sourds et malentendants 114 (par SMS)
- Croix-Rouge 02 43 37 26 22
- Centre administratif municipal 02 43 49 43 00
- Laval Direct Proximité 0 800 00 53 53
- Office de tourisme 02 43 49 46 46
- Violences conjugales info 39 19
- Objets trouvés 02 43 49 43 00-
- Centre Communal d’Action Sociale 02 43 49 47 47
ÉDITO
Laval, une ville qui avance En novembre, Laval s’illumine. Les Lumières sont le grand rendez-vous de notre ville, attirant chaque année des milliers de visiteurs. Elles disent quelque chose de Laval : une ville qui sait accueillir, surprendre et rayonner, tout en restant profondément fidèle à son identité. Laval n’est pas une métropole et ne cherche pas à le devenir. Notre force est ailleurs. Nous avons les atouts d’une grande ville : des équipements, des services, une vie culturelle, une économie dynamique, tout en conservant la proximité et la qualité de vie d’une ville à taille humaine. Mais être une ville moyenne ne doit pas signifier avoir des ambitions moyennes. La transformation de notre centre-ville en est la démonstration. Laval accueille en ce mois de novembre les Journées nationales "Action Coeur de Ville", un programme de l’État conçu précisément pour permettre aux villes moyennes de se transformer et de conforter leur rôle de centralité. Laval en a bénéficié. Le réaménagement de la place du 11-Novembre et la transformation engagée de notre coeur de ville s’inscrivent dans cette dynamique. Voilà, concrètement, ce que peut produire l’action publique lorsqu’elle fonctionne : un État qui accompagne, des collectivités qui portent et mettent en oeuvre des projets, des partenaires qui s’engagent, et au bout du compte, des habitants qui bénéficient d’investissements qui changent leur quotidien. Il faut le dire : donner aux collectivités les moyens d’investir, ce n’est pas une dépense. C’est préparer l’avenir. Nos centres-villes doivent répondre à des transformations profondes : de nouvelles habitudes de consommation, un commerce qui doit se réinventer, des mobilités qu’il faut décarboner, davantage de végétalisation et d’îlots de fraîcheur pour adapter nos villes au changement climatique. Laval doit prendre sa part dans ces transitions, à son échelle, avec ses propres solutions. C’est cela que nous devons défendre : le droit pour chaque territoire d’avancer selon son identité et ses besoins. Alors qu’approchent les échéances démocratiques de 2027, les citoyens devront faire des choix, gardons cela en tête. Ici, à Laval, nous avons une illustration très concrète de cette France qui avance lorsque l’État et les collectivités se font confiance, lorsque l’argent public finance des projets utiles et lorsque l’investissement prépare l’avenir.
PERMANENCES DU MAIRE
Le maire reçoit les Lavallois sur rendez-vous à l’hôtel de ville le mercredi matin. Demande de rendez-vous au 02 43 49 46 28.
LE CARNET
NAISSANCES
Aleksandr Larina / Solange Pautre / Charles Guette / Thelyo Meignan Guémas / Emuujin Enkhtamir / Diana Nikpay / Alina Blois / Ilyas El Mokhtari Mostadi / Aboubacar Sylla / Maïmouna Toure / Albane Janvrin / Halima Bayo / Firas Kdiss / Kian Pepaj / Mariam Camara / Mohammad-Arsam Yusufi / Aicha Koumbassa / Gabrielle Emschwiller Ravier / Suzanne Trannoy / Milcah Yalafa-Im-Inguita / Roxane Yalafa-Im-Inguita / Djenabou Barry / Doussou Oulare / Ernest Lepéculier Mazeau / Julia Gobé Bellanger / Riyan Kanesan / Léo Beillard / M'bady Camara / Hanielle Radafison / Aurore Lorho / Mohamed-Lamine Cissoko / Nafi Camara / Gabriel Coutelle Maingard / Sacha Jocaille / M'Mawa Batchily / Martin Charon / Ambre Montoir / Carla Vartolemei / Élio Bernier / Bafodé Diakhaby / Mateo Tavares / Inès Philippot / Isaack Wuillot.
MARIAGES
Cassandra Bougard et Antoine Lefevre. Léontine Georges et Timothée Blottière. Diane Frangeul et Remi Tuso. Alban Fouilleul et Marina Prunier. Charlotte Dessaigne et Matthieu Saucet. Sophie Anvroin et Anurag Pisupati. Edith Danguy des Déserts et Mathieu Legrand. Marie Jouneaux et Gaël Lemarechal. Pauline Bourderiou et Dimitri Desnos. Antoine Lucas et Marine Cousin.
DÉCÈS
Didier Denis, époux de Hélène Villeneuve. Sébastien Bouteloup. Colette Pillier, veuve de Roland Dudoué. Colette Rivière. Yolande Pagerie, veuve de Michel Huneaud. Daniel Deshormeaux, époux de Andrée Morfouesse. Jean Bidenne, époux de Monique Dumaine. Gilbert Tronchot, veuf de Mauricette Davoust. Irène Leroy, épouse de Jacques Bary. Madeleine Priouzeau, veuve de Gilbert Gosselin. Raymond Sort, époux de Marie Fléchard. Prosper Fournier, veuf de Germaine Dupré. Janine Roussel. Marie Herpin, veuve de Lucien Delaune. Marie-Thérèse Bourcereau, veuve de Claude Arnaud. Béatrice Thireau, épouse de Eugénie Brault. Michel Pinçon. Albert Hamon, veuf de Denise Lesourd. Georges Guesdon, époux de Jeannine Mézange. Marie-Agnès Dumoulin. Daniel Fourreau, époux de Christine Péan. Jacqueline Grudé, épouse de Jean Guillet. Huguette Martin, épouse de Robert Charles. Georges Betton, époux de Marie-Josèphe Touchefeu. Marc Soteras, époux de Micheline Bruneau. Fabrice Lemanceau, époux de Janine Garanger. Thérèse Attrait, veuve de Emile Maignan. Alicia Vitré. Marie-Thérèse Robin, veuve de Roger Lenain. Gilles Vialy, époux de Martine Richard.
ACTUALITÉS Rétrospective
9 septembre. La rentrée avait un petit goût de fête pour les élèves de CM2 ! La cérémonie organisée traditionnellement au mois de juin, n'ayant pas pu avoir lieu en raison de la canicule, a permis aux nouveaux collégiens de se retrouver et de partager un bon moment. 11 septembre. Le nouveau parvis de l’école Jules-Verne a été inauguré en présence des enfants de l'école. Ce nouvel espace situé aux abords de l’établissement scolaire comprend une aire de jeux, des cheminements sécurisés, un potager pédagogique et des espaces de stationnement repensés pour un cadre plus agréable et plus adapté aux familles. Du 15 au 20 septembre. Le Chaînon manquant a invité les Lavallois à découvrir une proposition culturelle originale. De nombreux Lavallois se sont laissé tenter par cette occasion de pousser la porte de la curiosité et de se laisser surprendre par une programmation qui fait la part belle à la découverte. 19 et 20 septembre. Les Journées européennes du patrimoine ont ouvert les portes de lieux emblématiques de Laval. Visites, découvertes et plongée dans l’histoire locale ont permis aux curieux de regarder leur ville autrement et de mieux connaître les trésors qui façonnent son identité. 26 septembre. Le quartier du Bourny s’est doté d’un nouvel équipement sportif avec l’inauguration d’un terrain de futsal, baptisé Michel Piau, en hommage à l'ancien dirigeant de l'AS Bourny. De quoi permettre aux amateurs de ballon rond de se retrouver autour d’une partie, de travailler leurs passes et de partager le plaisir du jeu. 27 septembre. Comme chaque année, les amateurs de course à pied avaient rendez-vous pour le Marathon des Écluses. Les participants ont relevé le défi à leur rythme pour arriver jusqu'à Laval, portés par l’énergie de la course et les encouragements du public. 2 octobre. Des agents de la collectivité ont été mis à l’honneur lors d’une cérémonie de remise de médailles. Une reconnaissance de leur engagement professionnel et des années consacrées au service public et aux habitants. Du 5 au 8 octobre. La propreté était au coeur de l’actualité lavalloise. Pendant quatre jours, des actions de sensibilisation ont rappelé que la qualité du cadre de vie repose aussi sur les gestes de chacun : réduire les déchets, respecter l’espace public et veiller ensemble à la propreté de la ville. 5 octobre. Un banc pas tout à fait comme les autres a fait son apparition au jardin de la Perrine : le banc pédalier. À la croisée de la pause et du mouvement, cet équipement propose une autre manière de se détendre tout en sollicitant ses jambes. 7 octobre. Les enfants des centres de loisirs ont pris part à la vie démocratique locale avec l’élection du conseil des enfants. Une étape importante pour celles et ceux qui souhaitent faire entendre leurs idées, s’exprimer sur leur quotidien et participer à la vie de leur ville. 10 octobre. Le football féminin était à l’honneur à Laval avec la venue de l’équipe de France féminine. Un rendezvous sportif attendu, qui a placé les Bleues sous les projecteurs et offert une belle occasion de célébrer le football au féminin. Le résultat a été à la hauteur avec une belle victoire des Françaises neuf buts à zéro.
Lavalloises, Lavallois.
AMBASSADRICE DE LA MAYENNE : Fabienne Touchais Raimbault.
Née à Laval, Fabienne Touchais Raimbault, 52 ans, a retrouvé la Mayenne il y a neuf ans après plusieurs années passées hors du département et à l’étranger. Son parcours est loin d’être classique. Mère au foyer pendant une quinzaine d’années, elle reprend une activité professionnelle après ses 40 ans en occupant plusieurs postes administratifs. Mais un bilan de compétences, en 2022, confirme ce qu’elle pressent depuis longtemps : sa voie est dans la création. Après une formation en graphisme, elle lance en 2024 sa micro-entreprise. Ses premiers produits dérivés pour Laval Tourisme s’appuient entre autres sur un visuel de vache, accompagné du slogan « La Mayenne, c’est vachement mieuhhh ». De là naissent ses deux personnages, Mayguerite et Campagnou, bientôt héros d’une collection de livres jeunesse. Autrice, illustratrice et éditrice de ses ouvrages, tous imprimés en Mayenne, Fabienne souhaite montrer aux enfants, dès 5 ans, les richesses du territoire : patrimoine, élevages, villes, faune et flore. « Il y a énormément de trésors à découvrir », souligne-t-elle. Chaque album mêle illustrations réalisées à partir de ses propres photos retravaillées avec l’aide de l’intelligence artificielle, cartes, quiz, jeux, coloriages et lexique. Le premier tome consacré à l’élevage bovin, paru en juin 2026, s’est déjà écoulé à plus de 200 exemplaires. Le deuxième, Un tour en ville (sorti en juillet) et le troisième Ça galope en Mayenne dédié au cheval (sorti fin octobre) ont également ravi petits et grands. À noter : le premier horssérie Noël à Laval est attendu pour les fêtes. La suite des tomes paraîtra tout au long de l’année 2027. Tasses, puzzles et magnets à l’effigie de Mayguerite et Campagnou complètent cet univers 100 % mayennais.
CHERCHEUSE EN ÉCOCONSTRUCTION : Maëva Leroy.
Prix Jeunes Talents L’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science. Originaire de Changé, elle a grandi et étudié à Laval. Après une formation d’architecte à Versailles, un voyage en Amazonie tropicale a été « une grande révélation ». Elle y a découvert l’immensité de la biodiversité et des possibilités pour l’architecture. « Avec une forte croissance démographique sur le territoire, il y a un vrai enjeu à utiliser de nouvelles essences de bois », précise-t-elle en expliquant que seulement trois essences sont utilisées pour la construction sur les 1 800 qu’abrite la forêt. En Guyane, elle rencontre l’équipe du laboratoire EcoFoG et mène une thèse sur les bois de petits diamètres (autour de 10 cm), aujourd’hui très peu utilisés. Sur huit essences, deux se révèlent particulièrement prometteuses par leur rigidité et leur résistance. L’idée : les utiliser sous leur forme ronde, sans sciage, et imaginer de nouveaux systèmes d’assemblage pour construire localement et durablement. « J’avais envie de donner un sens à mon travail en contribuant à la préservation de notre environnement, à l’amélioration de la qualité de vie et à la construction de l’avenir. » Thèse terminée, ce prix lui permet de bénéficier d’une dotation de 20 000 € pour démontrer la faisabilité de son prototype expérimental avec son entreprise. Pour elle, c’est aussi une reconnaissance pour les femmes de son secteur. « Cela montre que l’on peut faire de la recherche, travailler sur des chantiers et porter des projets jusqu’au bout. » Aux jeunes filles, elle adresse le message : « Quels que soient les détours, il ne faut pas se décourager ».
LE RETOUR AUX SOURCES : Francis Coquelin.
Un jour d’entraînement aux Gandonnières. Francis Coquelin est de retour au bercail. Le pro a retrouvé le Stade Lavallois Mayenne FC cet été, après une carrière qui l’a conduit d’Arsenal à Villarreal, en passant par Lorient, Fribourg, Valence et Nantes. À 35 ans, le milieu de terrain revient jouer dans la ville où tout a commencé. Le footballeur a grandi au Bourny, où il a chaussé ses premiers crampons. « C’est un retour aux sources, avec les amis d’enfance, la famille. Ma mère vit toujours ici. J’ai toujours gardé un lien avec Laval. » Avec sa femme et leurs trois enfants, ils prennent leurs marques. « Ma fille fait du hand, mon fils joue au foot. Je le dépose au lycée Ambroise- Paré, où j’ai moi-même été scolarisé. Ça fait quelque chose de le voir prendre le même chemin. Et je lui ai montré le terrain de l’AS Bourny où j’ai commencé. C’est sympa de pouvoir lui montrer d’où je viens. » Le quartier a changé depuis son enfance. « La place de la Commune a été rénovée, il y a de nouveaux endroits, de nouveaux commerces. » Mais les souvenirs restent. Son retour au Stade Lavallois MFC s’est préparé depuis quelques années. « J’ai senti l’envie du club de me faire revenir. Ça m’a plu. » Après avoir beaucoup voyagé, Francis Coquelin savoure ce nouveau chapitre, à la maison. « J’ai été très bien accueilli. Les gens sont contents que je sois là, et ça fait plaisir. C’est une belle boucle de terminer là où j’ai commencé. »
ACTUALITÉS En pratique
CONVENTION CITOYENNE POUR LES QUARTIERS POPULAIRES : DU MANIFESTE AUX ACTES
Deux ans et demi après son lancement, la Convention citoyenne pour les quartiers populaires fait son bilan. Ses 40 engagements ont fait avancer des projets dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, du logement ou encore du cadre de vie. De Q à R pour former le mot quartier, retour sur cette démarche qui a placé la parole des habitants au coeur de l’action publique. Q comme Quartiers. C’est le point de départ de la démarche : donner la parole aux habitants des quartiers populaires et reconnaître leur connaissance du quotidien. Présentés au conseil municipal en février 2025, les 40 engagements issus de leurs propositions constituent désormais une feuille de route pour la Ville. U comme Utilité sociale. Trente enfants ont été élus au Conseil des enfants, pour la première fois en avril 2025. La Maison des 1 000 premiers jours, ouverte en juillet de la même année, accompagne quant à elle les parents grâce à des ateliers et des temps d’échange. Concours d’éloquence, projets culturels et formations Banlieues Climat donnent également aux jeunes des occasions de s’exprimer et d’agir. A comme Alimentation. Au Grand Saint-Nicolas, la ferme urbaine a réalisé sa première récolte en 2025 et compte six salariés en insertion. Elle contribue aussi à l’accès à une alimentation de qualité, aux côtés du fonds MIAM, reconduit à hauteur de 60 000 € par an. Des investissements sont prévus en 2027 et 2028 pour consolider l’activité. R comme Renouvellement urbain. À Saint-Nicolas, les parvis de l’école Jules-Verne et de la Plaine d’Aventure ont été livrés à l’été 2026. Les réhabilitations de logements se poursuivent, tandis que les travaux de la maison de quartier de Saint-Nicolas doivent démarrer. Au centre Murat, la réflexion se poursuit autour des espaces publics et des services, avec une maison médicale annoncée pour 2028. T comme Transports. La ligne L a été créée fin 2024 et la ligne M circule depuis septembre 2025. Depuis septembre 2026, les bus TUL sont gratuits tous les mercredis en plus des week-end. Les zones 30 ont été étendues dans de nombreux quartiers depuis 2024. La tarification solidaire des transports, elle, reste à mettre en oeuvre : son déploiement est prévu en septembre 2027. I comme Insertion. L’entreprise à but d’emploi Valorisons 53 compte désormais 40 salariés en insertion et trois nouveaux pôles d’activité : tri, blanchisserie et lavage de bâches. Une illustration des actions engagées pour favoriser l’accès à l’emploi et proposer des solutions aux personnes qui en sont éloignées. E comme Écoute. La Convention ne s’est pas limitée à recueillir des idées. Les propositions des habitants ont alimenté les décisions et fait évoluer des politiques publiques existantes. Le deuxième comité de suivi, organisé le 8 octobre 2026, a permis de partager les réalisations, mais aussi les améliorations à apporter. R comme Rien ne s'arrête. La Convention s’achève, mais les projets continuent. Le Papot’bus, véhicule itinérant destiné à aller à la rencontre des habitants, doit entrer en service dans les prochaines semaines. D’autres chantiers se poursuivent, comme la mise en place d'une médiation de soirée dans un groupement interbailleurs. Un cycle se termine, pas les engagements. Les 40 propositions continueront de guider l’action municipale.
BRANCHES ET SAPINS
Vous taillez vos haies cet automne ou jetez votre sapin après les fêtes ? Profitez des points de collecte et de broyage proposés à Laval pour donner une seconde vie à vos végétaux. Les branches de moins de 15 cm de diamètre sont acceptées du 12 octobre au 20 décembre 2026. Pour les sapins de Noël, rendez-vous du 28 décembre 2026 au 31 janvier 2027. Plusieurs sites sont accessibles dans les quartiers : Bourny, Pommeraies, Avesnières, Grenoux ou Hilard, notamment.
LES COQUILLAGES AUSSI SE RECYCLENT
Après un repas de fruits de mer, ne jetez plus vos coquilles à la poubelle ! Du 2 novembre 2026 au 2 janvier 2027, déposez- les dans les déchetteries de Laval Agglomération. Coquilles d’huîtres, de moules, de Saint-Jacques, de coques, de palourdes ou de bulots : toutes les coquilles vides sont acceptées. En revanche, les restes de poissons et de crustacés, les rince-doigts, les ligatures plastiques et les serviettes sont interdits. Les coquilles seront compostées à Bouchamps-lès-Craon puis transformées en amendement naturel par Les Pieds sur Terre. Un geste simple pour alléger sa poubelle et nourrir les sols ! Retrouvez les horaires d'ouverture des déchetteries sur www.agglo-laval.fr
LES ÉLUS PRÉSENTS AU BOURNY ET À AVESNIÈRES
Un après-midi ou une journée pour écouter, échanger et découvrir les quartiers : c’est la nouvelle formule de Parlons Quartiers. Le maire, les élus de quartier et les services municipaux vont à la rencontre des habitants, des associations et des acteurs locaux, au fil de déambulations et de visites. L'immersion se termine par une réunion publique au sein des maisons de quartier. Prochains rendez-vous : le jeudi 12 novembre au Bourny et le jeudi 10 décembre à Avesnières. Le 12 novembre, la déambulation partira à 14h de la place de la Commune, vers l'école Saint-Exupéry (15h30), les jardins familiaux du Cormier (16h30) pour terminer par la réunion à 18h à la maison de quartier. Plus d’informations sur www.laval.fr
SOLIDAIRE ET DURABLE
Comment entreprendre autrement et faire vivre des projets plus solidaires et durables ? Le mardi 10 novembre, l’APESS 53 organise la troisième édition d’Explore Demain au Quarante. Au programme : rencontres avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire, échanges avec des financeurs, ateliers et table ronde autour des modes de gouvernance. Une journée pour découvrir des initiatives locales, partager des expériences et faire émerger de nouvelles coopérations. Ouvert à tous et gratuit, l’événement s’adresse aussi bien aux professionnels qu’aux porteurs de projets, aux étudiants et aux curieux. Inscription en ligne sur www.apess53.org.
ASSISES DU COMMERCE : LES COMMERÇANTS METTENT LEURS IDÉES SUR LA TABLE
Cartes du centre-ville, post-it, crayons et questions à débattre : les mardis 22 et 29 septembre, des dizaines de commerçants et d’acteurs du commerce se sont retrouvés à l’hôtel de ville pour les Assises du commerce. Dans la salle du conseil municipal, les tables ne ressemblent pas à celles d’une réunion classique. Sur chacune, une carte du centre-ville, des feutres, des post-it et de quoi boire et grignoter. En ce mardi 29 septembre, cinq îlots accueillent une cinquantaine de participants. Commerçants installés depuis longtemps, nouveaux créateurs, propriétaires de locaux, professionnels de l’immobilier, acteurs consulaires... Les profils se mélangent. À chaque table, un binôme de partenaires est chargé de faire circuler la parole. « On est là pour tout se dire, mais surtout pour apporter des solutions et faire avancer les choses en énergie collective », résume Pascal Madry, spécialiste national des dynamiques commerciales. Ce deuxième atelier pose une question : comment faire vivre le coeur de ville ? Au menu : ambiance, parcours du commerçant et services aux clients, à l’heure où leurs habitudes évoluent. Pour Sarah Hocquellet, l’exercice tombe à point. À la tête du bar à jeux Hanafuda, rue des Déportés, depuis le 6 juin, cette ancienne professionnelle de la communication explore son nouvel environnement. « C’est mon premier atelier. Je trouve que c’est une opportunité de m’intégrer à la communauté des commerçants et de comprendre les enjeux du commerce dans la ville dans laquelle je suis. » Elle apprécie le passage rue des Déportés. Sa devanture lui a déjà amené des clients. Mais elle observe aussi les variations de fréquentation. « J’ai l’impression que la fin du mois et certaines semaines sont moins fréquentées. J’aimerais voir si mes observations sont les mêmes que celles des autres commerçants. Je vais essayer d’entendre ceux qui sont là depuis des années, avec mon regard de cliente depuis quelques années et de commerçante depuis trois mois. Je suis là pour construire. » Faire tomber les idées reçues. À quelques tables de là, Céline Bouriaud, de Lady Amherst, artiste plumassière installée rue de la Trinité depuis 2018, voit une occasion de sortir des discussions individuelles. « On peut râler, mais quand il y a des initiatives comme celle-ci, il faut participer. » Elle apprécie le mélange des profils. « L’intelligence collective permet d’apprendre les uns des autres et de remettre en perspective ses propres croyances. Ça donne des idées, des solutions, et ça permet de ne pas être seule à tourner dans sa roue. » Sur les tables, les discussions s’animent autour d’une question : que veulent réellement les consommateurs ? Horaires d’ouverture, retrait des achats, numérique, parcours client. « Les commerçants apprécient d’être questionnés, mais aussi de pouvoir confronter leurs perceptions à celles des consommateurs », explique Manon Carcel, chargée de mission Commerces. L’objectif est aussi de casser quelques idées reçues et de partir des usages réels. Les échanges servent alors à matérialiser les propositions. Cette soirée est la deuxième étape de travail, après un premier atelier consacré à l’attractivité commerciale, aux locaux vacants et à l’accessibilité. « Les premiers échanges ont notamment fait ressortir un besoin de diversification de l’offre et de rééquilibrage entre les différentes rues du centre-ville », rappelle Pascal Madry. Après ces deux soirées ateliers et deux questionnaires (2 000 réponses du grand public et 93 de commerçants), les idées doivent maintenant aboutir à un plan d’actions. Rendez-vous est donné d'ici la fin d'année pour restituer ces idées et les transformer en actions concrètes.
DEVENEZ BÉNÉVOLES
Envie de vous engager pour un événement festif, visible et inclusif ? La préparation de la prochaine Marche des Fiertés 2027 a commencé à Laval et l’équipe a besoin de renforts ! Que vous souhaitiez donner un peu de votre temps, partager vos idées ou contribuer à l’organisation, chaque participation compte pour faire vivre ce rassemblement et porter les luttes et les fiertés LGBTQIA+. Envie de participer ? Rendez-vous le jeudi 12 novembre à 18h pour la prochaine réunion des bénévoles, au local de la GOM 53, 4 rue Marceau à Laval. Vous souhaitez plutôt tenir un stand sur le village associatif et artistique ? Une réunion dédiée aux personnes, associations, syndicats et organismes intéressés est organisée le jeudi 5 novembre à 18h, au même endroit.
AÎNÉS EN FÊTE
La Ville invite les Lavallois de 70 ans et plus à un aprèsmidi festif, vendredi 13 novembre, de 14h à 17h30, à la salle polyvalente. Au programme : goûter gourmand, musique, danse, animations et spectacle, avec la participation de jeunes Lavallois. Tarif : 6 € (2 € pour les bénéficiaires du minimum vieillesse). Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 8 novembre, dans la limite des places disponibles, en ligne (lesainesenfete@laval.fr) ou à l’Espace seniors intergénérationnel, 90 rue de Rennes. Renseignements : 09 67 51 83 87 ou espace.seniors@laval.fr
CALENDRIERS DE COLLECTE
L'année se termine et vous souhaitez savoir quand vous aurez besoin de sortir votre poubelle en 2027 ? Début décembre, les calendriers de collecte des déchets ménagers seront mis en ligne (agglo-laval.fr) et disponibles en format papier dans les lieux habituels, à savoir les accueils des maisons de quartier, l’Espace seniors intergénérationnel, les accueils du Centre administratif municipal et de l’Hôtel de Ville et à l'hôtel communautaire. Du changement interviendra sur le secteur d'Avesnières. Désormais, les bacs seront collectés le jeudi des semaines impaires, à la place du jeudi des semaines paires. Et attention, deux semaines impaires vont se suivre entre la fin 2026 et le début 2027. Pensez à bien regarder le calendrier.
ACTION MUNICIPALE
ALIMENTATION : COMMENT PASSER DES CONSTATS AUX SOLUTIONS ?
Pourquoi est-il parfois difficile de bien manger ? Derrière cette question du quotidien se cachent des enjeux de santé, de budget et d’environnement. Pendant trois mois, Laval va être un terrain d'exploration pour essayer de trouver des réponses à cette question. Une nouvelle convention citoyenne va réunir 50 citoyens lors de trois journées, de novembre à janvier. Leur mission : confronter leurs expériences, comprendre les obstacles et formuler des propositions concrètes, qui seront ensuite examinées par la Ville. Du vécu au débat collectif. Bien manger, tout le monde en connaît les principes. Mais entre les recommandations nutritionnelles et la réalité, le chemin peut être semé d’embûches : prix des produits, temps disponible pour cuisiner, habitudes familiales, accès aux commerces ou encore compréhension des informations nutritionnelles. Comment tenir compte de ces contraintes sans opposer santé, plaisir, pouvoir d’achat et respect de l’environnement ? C’est l’une des questions auxquelles les participants devront répondre. Leur première rencontre, le 7 novembre, sera consacrée à la découverte du groupe et à la compréhension des enjeux. Conférences et tables rondes donneront la parole à des experts pour éclairer les liens entre alimentation, santé, biodiversité et fonctionnement de la chaîne alimentaire locale. Les citoyens commenceront ensuite à travailler en ateliers autour d’une question centrale : pourquoi est-il difficile de prendre soin de son alimentation ? Le 5 décembre, place à l'imagination. Après avoir découvert des pistes pour lever les freins identifiés grâce à l'intervention d'experts, élus ou agents d'autres territoires, ils dessineront les premières mesures envisageables. Le 9 janvier, ils devront transformer leurs idées en propositions, les formuler collectivement puis voter. L’objectif n’est pas de dresser une liste de bonnes pratiques individuelles, mais de rechercher des solutions susceptibles de faciliter l’accès de tous à une alimentation de qualité. Un panel de citoyens, une diversité de regards. Les 50 participants ont été recrutés par tirage au sort. Le cabinet Verian a sélectionné les personnes à partir d’un premier tirage d’environ 1 000 noms, issus des listes électorales. À leurs côtés, des représentants du secteur de l’alimentation apporteront leur connaissance du terrain. Les trois journées seront animées par les journalistes de l'hebdomadaire La Croix, appuyés et accompagnés par les cabinets Gibraltar et Verian. Un comité de ressources composé notamment d’experts, de journalistes et de représentants de la Ville sera présent pour répondre aux questions des participants, sur le fond comme sur le déroulement des échanges. Informer, débattre, puis donner suite. Le groupe de presse Bayard et La Croix ne se contentent pas d’organiser les rencontres. Les journalistes suivront l’ensemble de la démarche pour expliquer les enjeux, faire entendre les différents points de vue et raconter comment se construit une réflexion collective. Reportages, portraits, entretiens, podcasts et vidéos permettront de partager cette expérience au-delà du cercle des participants. Le média local Ici Mayenne est également partenaire de l’opération. L’Office français de la biodiversité (OFB) et le groupe Vyv, acteur mutualiste de santé et de protection sociale, sont eux aussi partenaires de la démarche.
LE FUTUR PARKING DU COEUR DE VILLE
127 places supplémentaires, du stationnement vélo, des bornes de recharge et des panneaux photovoltaïques : le futur parking silo du quai André Pinçon poursuit deux objectifs : répondre aux besoins de stationnement d'un centre-ville vivant et commerçant, tout en limitant la place de la voiture dans l’espace public. Pour répondre aux besoins de stationnement pour avoir un centre-ville vivant et commerçant, la Ville de Laval et la SPL Laval Mayenne Aménagements ont retenu le principe d’un parking silo bien identifiable et facile d'accès. Installé à l’emplacement de l’ancien bâtiment de la Chambre de métiers et de l’artisanat, le futur équipement offrira 127 places sur plusieurs demi-niveaux. L’objectif principal est de proposer une capacité de stationnement adaptée aux habitants, visiteurs et usagers des commerces. « En pleine Assises du commerce, cela démontre le soutien envers le centreville commerçant et la confiance en son avenir », souligne Florian Bercault, maire de Laval. Le projet s’inscrit dans une transformation plus large du quai André Pinçon. À l’image du réaménagement de la place du 11-Novembre, le quai doit évoluer vers un partage plus apaisé de la voirie entre piétons, cyclistes et automobilistes, jusqu’au square de Boston. Une construction pensée pour durer. Le futur parking intégrera des places accessibles aux personnes à mobilité réduite, des bornes de recharge pour véhicules électriques et des emplacements vélos sécurisés au rez-de-chaussée. En toiture, des ombrières photovoltaïques permettront de produire de l’énergie renouvelable. La conception privilégie également la sobriété : béton bas carbone, ventilation naturelle largement favorisée, matériaux issus de la déconstruction destinés autant que possible au réemploi ou à la valorisation. L’architecture a été pensée pour s’intégrer au paysage du quai André Pinçon et assurer la pérennité de l’ouvrage. La réalisation de l'opération, qui comprend la déconstruction de l’ancien bâtiment, a été attribué au groupement piloté par Legendre Ouest. Le coût de l’opération s’élève à 4 millions d’euros HT. Les travaux de déconstruction doivent débuter au premier semestre 2027, pour une durée d’environ cinq mois. La construction suivra à partir du second semestre 2027, avec environ un an consacré au gros oeuvre. Pendant le chantier, l’accès des riverains et au parking Boston sera maintenu. Plusieurs organisations de chantier seront étudiées afin de retenir celle qui limitera au mieux les nuisances pour les habitants et les perturbations de la circulation.
CHÂTEAU-NEUF : DES IDÉES AU PROJET
Vous avez été nombreux à répondre au questionnaire consacré aux futurs usages du Château-Neuf. Pour transformer ces contributions en pistes concrètes et préparer la suite du projet, la Ville a engagé la phase de programmation des usages. Avant de dessiner le futur Château-Neuf, encore faut-il en définir précisément les usages et les contraintes : quels espaces pour quelles activités ? Quelles adaptations techniques ? Quelles exigences liées au patrimoine et à la réglementation ? Pour répondre à ces questions, la Ville a retenu l'agence Le Troisième Pôle, spécialisée en ingénierie culturelle et accompagnement de projets patrimoniaux. Son équipe d'architectes et de programmistes apportera l'expertise nécessaire pour préciser les besoins, étudier les possibilités d'aménagement et préparer le futur programme, permettant ainsi à la Ville d'arrêter ses choix. Jusqu'à l'été 2027, l'équipe analysera les résultats de la consultation citoyenne, réalisera les études et diagnostics nécessaires et proposera différents scénarios d'aménagement. Elle accompagnera également le comité citoyen, qui continuera à participer à la réflexion. « Elle est là pour nous aider à définir les besoins du projet en détail pour la phase de conception », résume Victor Debelhoir, chef de projet du Château-Neuf. Une première étape avant les travaux À l'issue de cette première phase, la Ville disposera d'un programme suffisamment précis pour engager la suite du projet et choisir l'architecte. Suivront les études de conception, puis la préparation du chantier et la consultation des entreprises. Les travaux interviendront dans un troisième temps, une fois ces différentes étapes franchies. Après des années d'abandon, le Château- Neuf entre ainsi dans une nouvelle étape, où les attentes exprimées commencent à se traduire en projet.
UNE LARGE CONSULTATION CITOYENNE
Du 30 juin au 20 septembre 2026, les Lavalloises et Lavallois ont été invités à partager leurs attentes pour l’avenir du Château-Neuf, dans le cadre d’une consultation citoyenne, à travers un questionnaire dédié. Plus d'informations dans le prochain numéro.
UNE SOIRÉE D'ÉCHANGES AVEC LES HABITANTS
En marge du questionnaire, la Ville a réuni les habitants pour une soirée d’échanges le jeudi 10 septembre. Près de 80 Lavalloises et Lavallois ont répondu à l’invitation. Discuter, confronter les points de vue, envisager des activités… Les idées n'ont pas manqué pour imaginer l'avenir du Château-Neuf. Audelà du simple choix d'une fonction, ce temps de coconstruction a permis de réfléchir plus globalement aux intentions qui guideront les décisions de la municipalité. Comme les résultats du questionnaire, les contributions recueillies ce 10 septembre seront analysées par l'agence Le Troisième Pôle (lire ci-dessus).
MOBILISATION CITOYENNE
525. C’est le nombre de répondants au questionnaire qui ont indiqué leur souhait d’être informés personnellement du projet et/ou de rejoindre le comité citoyen. Le rôle de ce comité composé d’habitants et de membres des instances participatives : donner aux Lavallois la possibilité de participer à la définition fine des usages du futur Château-Neuf. La désignation des membres du comité, par tirage au sort, aura lieu d’ici la fin de l’année.
TUL : LE MERCREDI, C’EST GRATUIT !
Depuis début septembre, les habitants peuvent emprunter gratuitement les Tul chaque mercredi, en plus des week-end. Une mesure destinée à encourager le transport collectif, dans un contexte de hausse du prix des carburants. À bord, les voyageurs apprécient ces petites économies. « C’est gratuit aujourd’hui ? » Ce mercredi matin, sur la ligne A des Tul, la question revient souvent pour Yann, le conducteur. « Beaucoup de gens me demandent si c’est gratuit. Ça plaît », constate-t-il derrière son volant. À 9h25, le bus quitte l’arrêt Verdun en direction des Bozées. Même gratuit, le trajet est validé pour comptabiliser la fréquentation. Ceux qui ne valident pas sont comptés par le conducteur. « Depuis que le mercredi est gratuit, j’appuie beaucoup plus sur le bouton de comptage. On voit qu’il y a plus de monde », constate Yann. La fréquentation a effectivement progressé. « Après quatre mercredis, les deux derniers ont enregistré 30 % de voyageurs supplémentaires, passant de 23 000 à 30 000 déplacements par jour sur les lignes régulières. Il faut maintenant laisser les habitudes se caler », explique Mathieu Le Bras, directeur RATP Dev, gestionnaire du réseau Tul. À l’arrêt Cité administrative, Mohamed et sa mère Malika attendent le bus pour se rendre à un rendezvous administratif. Le garçon vient d’obtenir son permis de conduire mais utilise encore volontiers les transports en commun. « Ça dépanne, l’essence coûte cher. » Evelyne, elle, prend le bus trois jours par semaine pour son activité de conseillère de mode. Elle habite à La Baconnière, hors de Laval Agglomération : elle prend d’abord un bus Aléop jusqu’à Laval, puis un Tul. Elle achète ses tickets à l’unité. « Je peux jouer sur le mercredi gratuit. Il n’y a pas de petites économies !, sourit-elle. Avec mon conjoint, on n’a qu’une seule voiture, alors le mercredi gratuit, ça limite un peu les frais. » Antua profite elle aussi du mercredi gratuit. Elle n’a pas d’abonnement Tul : la semaine, elle travaille à côté de chez elle. « Le mercredi, c’est mon jour de repos. J’en profite pour faire mes démarches. » Ce matin-là, elle va à l’hôpital avec sa fille de 9 ans. Toutes deux voyagent gratuitement. « Ça m’arrange ! » Sans la mesure, l’aller-retour leur aurait coûté 5,20 €. « Ce n’est pas négligeable dans le budget. » À l’espace Tul, Stéphanie observe elle aussi ces nouveaux comportements. « Certaines personnes nous disent faire leurs courses le mercredi plutôt qu’un autre jour », constate-t-elle. La gratuité du mercredi représente ainsi un choix assumé pour inciter à laisser davantage la voiture garée. « Nous estimons son coût à environ 250 000 € de recettes en moins sur une année », note Mathieu Le Bras.
LE RÉSEAU LAVALLOIS : 14 lignes régulières. 5,7 : millions de voyageurs transportés chaque année.
PARC GRAND OUEST : 5 INFOS À CONNAÎTRE SUR LE PROJET
Les premiers travaux sur site vont commencer sur le Parc Grand Ouest, à l'est de Laval. Au-delà du nouvel échangeur autoroutier, se dessine un projet de territoire de 120 hectares, destiné à accueillir de nouvelles activités économiques tout en conservant une place importante à l’agriculture et aux espaces naturels. 1. Un projet imaginé il y a vingt ans. Le Parc Grand Ouest a été lancé en 2006. Depuis, Laval Agglomération a mené les acquisitions foncières, les études et les différentes étapes réglementaires. Vingt ans plus tard, le projet entre dans sa phase opérationnelle. Les premiers travaux préparatoires ont commencé cet été. 2. Une nouvelle route et un nouvel échangeur pour mieux connecter le territoire. C’est la partie la plus visible du projet à court terme. Une nouvelle liaison de la RD131 reliera Louverné à Argentré. Elle connectera le futur parc, installé sur les communes d'Argentré et de Bonchamp-les-Laval, au nouvel échangeur de l’A81, réalisé par VINCI Autoroutes. Le chantier du futur échangeur autoroutier doit démarrer à la fin de l’année 2026. La mise en service commune est prévue début 2028. La viabilisation des premiers terrains pourra alors débuter, avant la livraison d’une première tranche de lots aux entreprises. 3. 120 hectares, dont une partie dédiée aux entreprises. Le Parc Grand Ouest s’étendra sur environ 120 hectares. Le projet prévoit une mixité entre activités économiques, espaces agricoles et espaces naturels. Environ 62 hectares seront dédiés aux entreprises et une vingtaine conservera une vocation agricole. Au total, dix lots cessibles sont prévus. Leur commercialisation est assurée par Laval Économie. 4. Quelles entreprises sont attendues ? Le Parc Grand Ouest vise des activités industrielles et productives et entend contribuer à la réindustrialisation du territoire. La priorité est donnée à des secteurs stratégiques ou porteurs : pharmaceutique, robotique, artisanat de luxe… En revanche, le parc n'a pas vocation à accueillir des activités de logistique extérieures au territoire. L'objectif est également de créer des emplois dans des secteurs d'avenir. Ce projet est fortement soutenu par la Région et l'État qui ont labellisé le parc comme respectivement "accélérateur foncier" et "site clés en main". 5. Et si le Parc Grand Ouest était aussi un lieu où l’on vient travailler et vivre ? Le projet prévoit aussi des aménagements paysagers, avec une place importante accordée aux mobilités douces et aux espaces naturels (zones humides, boisements, haies bocagères, arbres isolés). Des pistes cyclables, une voie verte et des cheminements piétons desserviront le parc. Une passerelle au-dessus de l’autoroute pourra notamment faciliter la liaison à vélo avec Laval et les communes voisines. Autre piste : un tiers-lieu au coeur du parc, qui pourrait réunir une cantine mutualisée, une conciergerie, des espaces de réunion ou encore des activités sportives.
JOURNÉE-FORUM : LA NATURE POUR L’ÉVEIL DES PETITS
Et si, dès les premiers mois, l’exploration se vivait en famille ? Pour sa deuxième édition, "Le temps des toutpetits" invite les enfants de 0 à 3 ans et leurs proches à une journée placée sous le signe de la nature, de l’éveil et de la découverte. "Le temps des tout-petits" revient pour une deuxième édition samedi 14 novembre. De 10h à 18h, le Quarante accueillera cette journée-forum organisée par le Département petite enfance-parentalité de la Ville, en partenariat avec les services culturels et le service biodiversité gestion et animation de Laval Agglomération. « Il s’agit de mettre en avant toutes les actions autour de la petite enfance avec nos partenaires pour le développement et le bien-être de l’enfant, à travers un décor qui invite à l’exploration », explique Alice Andrieu, la coordinatrice pédagogique du projet. Stimuler les sens. Tout au long de la journée, les enfants pourront profiter d’espaces de jeux libres et moteurs : circuit d’eau et jeux de matières en extérieur, expériences scientifiques, parcours moteur ou encore espace immersif. Un espace sensoriel permettra de se reconnecter à la nature à travers les sons, les odeurs, les matières et différentes sensations. Les familles pourront aussi découvrir un lieu conçu par des assistantes maternelles et échanger avec elles. « C’est une manière de promouvoir leur métier et de susciter des vocations », souligne Alice Andrieu. Autre proposition : une grande oeuvre collective sera réalisée à partir d’éléments naturels récoltés à l’extérieur en partenariat avec le Centre d’initiation à la Nature (CIN). Et pour les petites oreilles mélomanes, des professionnelles de crèches, du Relais petite enfance et des assistantes maternelles formeront une chorale, accompagnées par deux intervenants du Conservatoire. La culture à portée de main. À l’auditorium, le spectacle Sous l’arbre en lien avec Le Théâtre, invitera (sur réservation) les tout-petits à une expérience poétique. Pour les 18-36 mois, le MANAS et la Micro-Folie proposeront des explorations artistiques à travers des boîtes sensorielles. Les enfants pourront même plonger dans l’ambiance sonore d’un tableau et lui donner vie en manipulant différents objets. Côté musique, un atelier parent-enfant animé par une musicienne intervenante du Conservatoire permettra de découvrir les structures Baschet et une large palette sonore. Ici, pas question de rester spectateur : on frotte, on caresse, on frappe… « Pour la petite enfance, le but est de manipuler, de voir, de toucher ! » Du rez-de-chaussée au deuxième étage, chaque espace proposera ainsi un univers différent, pour éveiller la curiosité des tout-petits et partager, en famille, une première expérience sensorielle autour de la nature. Temps des tout-petits, samedi 14 novembre de 10h à 18h au Quarante. Entrée gratuite.
PLUS VERTE MA VILLE : LES JARDINS DE BEAUREGARD SE RÉINVENTENT EN DOUCEUR
Des plateformes en bois, des ateliers, bientôt un labyrinthe végétal… Aux Jardins de Beauregard, les aménagements se développent sans contrarier la nature. Un projet imaginé avec de jeunes Lavallois et pensé pour faire du site un lieu de rencontres, d’activités et de découverte. Une visseuse qui crépite, des planches qui s’assemblent et, autour, un coin de nature où la végétation a largement repris ses droits. Spécialiste des jardins durables, Clément Breton, paysagiste-concepteur, accompagne un chantier de construction de trois plateformes aux Jardins de Beauregard, en septembre. « Cette réalisation émane du budget participatif jeunes », raconte-t-il. Lise, Annabelle et Simon, trois jeunes Lavallois, avaient été lauréats de l'édition 2025. À Beauregard, impossible de faire comme si la nature n'était pas déjà là. Fusains, sureaux noirs, saules, érables champêtres… 55 espèces y sont recensées. « Au vu de la singularité de l'endroit, de tout ce qui s’y passe en termes de vie végétale et animale, l’idée était d’avoir des aménagements doux, qui s’intègrent bien à cette ambiance et la mettent en valeur », explique Clément qui a été associé à la mise en oeuvre du projet. Les trois plateformes en chêne brut, de deux mètres sur trois, sont nées de cette réflexion. Deux sont de simples plateformes, la troisième est dotée d’un dossier. Toutes ont été pensées comme des espaces à usages multiples : banc, table de pique-nique, coin lecture… à chacun de se les approprier. Le choix est aussi celui de la réversibilité. Les plateformes peuvent évoluer ou disparaître sans bouleverser le site, autrefois constitué de jardins partagés. « On voulait respecter ce lieu, son histoire. » Un chantier qui en appelle d'autres. Les plateformes ne sont qu'un début. Pour leur construction, Clément Breton a fait appel à des stagiaires de la MFR La Futaie-Les Touches, à Port-Brillet. Une première façon de faire vivre le lieu autrement que par ses seuls aménagements. D’autres ateliers sont déjà envisagés. En mars prochain, la maison de quartier d'Hilard pourrait ainsi proposer la fabrication de nichoirs. Un atelier autour de la vannerie est également prévu. Le jardin va progressivement devenir un support d’activités, de rencontres et de transmission. À l’entrée du site, un espace davantage destiné aux familles est également prévu, avec notamment un aménagement ludique pour les enfants. Un labyrinthe réalisé à partir d’une haie sèche — deux rangées de poteaux entre lesquelles est empilé du bois mort — permettra de jouer tout en favorisant la biodiversité. La réalisation est prévue par la Ville au printemps 2027. Au fil des mois, Beauregard devrait ainsi devenir moins un jardin que l'on traverse qu'un lieu où l'on vient faire, apprendre, jouer ou simplement s'attarder.
UN JARDIN EN ÉVOLUTION
La végétation laissée spontanément en place ces dernières années, sur cet espace de 1,2 hectare, a permis d’enrichir la flore. Pour préserver cette richesse, le service espaces verts urbains prévoit d’intervenir progressivement afin de maintenir des espaces moins denses et moins hauts, notamment des prairies et des clairières.
DOSSIER : VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, AGIR À TOUS LES NIVEAUX
LAVAL SE MOBILISE POUR DIRE STOP
La Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, est l'occasion de faire point sur les dispositifs déployés à Laval, le rôle de la justice et l’action des associations. De l’accompagnement des victimes à la prise en charge des auteurs, en passant par la formation des professionnels de santé, tour d’horizon des moyens mobilisés pour prévenir les violences, mieux les repérer et protéger celles qui les subissent. À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes du 25 novembre, la Ville de Laval et les associations se mobilisent : sensibilisation, actions, marche... Comme tous les ans, et particulièrement cette année, la Ville de Laval fait de la lutte contre les violences faites aux femmes, une de ses priorités. Après le féminicide de Mélanie, le 4 juin dernier par son ex-conjoint, Laval reste sous le choc. « Le 25 novembre permet de rappeler que ces violences existent, qu’elles touchent trop de femmes, et qu’il est de notre responsabilité d’agir », affirme Manel Bentefrit, conseillère municipale déléguée à l’égalité femme-homme et à la lutte contre les discriminations. Agir et accompagner Dès le mardi 10 novembre, une grande campagne de sensibilisation sera déployée par la Ville sur les abris-bus et panneaux d’affichages. Pour son lancement, rendez-vous est donné sur le parvis de l’hôtel de ville à 15h30 avec une scène ouverte, chansons et slam. Des outils seront mis à disposition des habitants mais aussi des établissements scolaires, des clubs sportifs, des institutions et des acteurs privés. La Ville de Laval a fait le choix d’investir l’espace public à travers cette campagne pour « rendre visibles des violences qui restent encore trop souvent invisibles, interpeller et faire évoluer les mentalités ». Parmi les outils pensés pour accompagner et sensibiliser, figure le violentomètre. Présenté sous la forme d’une carte de visite, ce dispositif permet d’évaluer et identifier les différents degrés de violence. Il aide à distinguer ce qui relève d’une relation saine, de comportements préoccupants ou de violences. Car celles-ci ne commencent pas toujours par des coups : contrôle, jalousie, insultes, humiliations, surveillance, menaces ou isolement peuvent aussi constituer des violences. Un livret écrit en FALC (facile à lire et à comprendre) sera aussi disponible pour accompagner les femmes victimes avec notamment des numéros à joindre mais aussi à destination des personnes qui souhaitent mieux comprendre les différents types de violences : psychologiques, physiques, économiques… Ce format se veut le plus facile à lire et à comprendre possible pour être accessible à toutes et à tous. « Notre objectif, c’est d’agir à tous les niveaux afin de prévenir les violences, faire évoluer les comportements, mais aussi permettre aux victimes de savoir où trouver de l’aide et de l’accompagnement », explique Manel Bentefrit. En dehors de la journée du 10 novembre, ces outils de sensibilisation sont disponibles en contactant la mairie directement par mail à l'adresse suivante : benedicte.moreau@laval.fr. Marcher sur le chemin des victimes Dimanche 22 novembre à 11h, l’association Femmes Solidaires 53 organisera pour la deuxième année consécutive une marche contre le sexisme. Le parcours reprend celui de la première édition, conçu comme une évocation symbolique du chemin des femmes victimes. Le départ sera donné depuis le parking du commissariat de Laval, lieu où sont notamment déposées les plaintes. Le cortège rejoindra ensuite le Palais de justice, descendra par la rue des Déportés et la rue de la Paix, puis longera la Préfecture et la Maison départementale de l’autonomie de la Mayenne (MDA). L’arrivée est prévue devant le banc rouge, installé place du 11-Novembre le 25 novembre 2025 en soutien aux femmes victimes de violences. Tout au long du parcours, des lectures de poèmes, des informations, des réflexions et des temps d’échange permettront de mettre des mots sur les violences et leurs conséquences. Après une première édition qui avait réuni un peu plus de 100 personnes en 2025, l'association espère une mobilisation encore plus forte : « On aimerait, cette année, qu’encore plus de personnes nous rejoignent », confie Laurette Audouit, présidente de l'association. Les temps de sensibilisation se poursuivront le 29 novembre à 16h. L’écrivaine Adeline Dieudonné viendra en dédicaces à la bibliothèque Albert- Legendre pour parler de son livre Dans la jungle, paru en avril dernier, qui aborde les violences intrafamiliales. « Ce combat ne peut pas se résumer à une journée ou à une campagne de communication. Il doit s’inscrire dans la durée et se traduire par des actions très concrètes », rappelle la conseillère déléguée à l’égalité femme-homme. La Ville développe, en ce sens, le label “lieu de sûreté", pour que les femmes qui se sentent en insécurité puissent identifier facilement des lieux où elles peuvent trouver refuge, être écoutées et orientées. En lien avec Laval Agglomération, la Ville met aussi en place l’arrêt à la demande la nuit sur le réseau TUL pour pouvoir descendre au plus près de chez soi. Parce que lutter contre les violences, c’est permettre à chacune de vivre, de se déplacer et d’occuper l’espace public librement et en sécurité. C’est une question d’égalité, mais aussi tout simplement une question de liberté et de vivre-ensemble.
LES CHIFFRES PERSISTENT À UN NIVEAU ÉLEVÉ
À Laval, un féminicide et une tentative ont été recensés en 2026. Des faits qui rappellent la persistance des violences faites aux femmes, malgré les efforts engagés pour mieux les détecter et protéger les victimes. Procureure de la République depuis 2022, Anne-Lyse Jarthon revient sur l’évolution de ces violences, l’action de la justice et les difficultés qui persistent dans la prise en charge des victimes. Que recouvre exactement la notion de violences faites aux femmes du point de vue de la justice ? Il n’y a pas de notion de genre en droit de sorte que les violences faites aux femmes recouvrent très largement toutes les atteintes dont elles peuvent faire l’objet au sein ou en dehors du cadre conjugal ou familial. La loi prévoit en effet que ces atteintes sont aggravées lorsqu’elles sont commises par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié par un PACS de la victime. En pratique, les violences faites aux femmes peuvent donc correspondre à des comportements très variés comme les violences physiques, sexuelles ou psychologiques, mais aussi les menaces, le harcèlement, les appels ou messages malveillants ou encore le recours à la géolocalisation pour surveiller. Pouvez-vous faire un état des lieux chiffré des violences faites aux femmes, à l'échelle de la ville de Laval ? En 2025, 177 procédures de violence intrafamiliale ont été recensées. Pour 2026, nous en sommes déjà à 135. Au niveau des gardes à vue, il y a eu 84 mesures prises en 2025 et pour 2026, il y en a déjà 73 mesures. Enfin, au niveau des faits les plus graves, deux tentatives de féminicide ont été recensées en 2025. Pour 2026, un féminicide et une tentative de féminicide ont déjà été recensés, à une semaine d’intervalle et dans un même quartier. Comment évoluent ces chiffres et pourquoi ? Ces chiffres sont en constante augmentation et persistent à un niveau élevé. C’est la raison pour laquelle j’ai fait de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité de mon parquet depuis mon arrivée en 2022. Pour autant, ils témoignent de la libération de la parole que la justice encourage et accompagne à travers le traitement prioritaire qui leur est réservé. Et, ils s’expliquent par la meilleure détection de ces violences, qui résulte des actions de sensibilisation qui sont menées dans le département par des acteurs engagés dans cette lutte auprès des établissements scolaires, des établissements et professionnels de santé, des administrations, des entreprises, des associations, et de nombreux autres publics. D’une certaine manière, ces chiffres sont donc aussi le signe que nous réduisons progressivement celui des violences cachées et tues lorsque la parole n’était pas encore libérée. Qu'est-ce qui vous préoccupe le plus actuellement dans les violences faites aux femmes ? En Mayenne, les violences faites aux femmes s’inscrivent majoritairement dans un cadre conjugal ou familial. Elles sont très souvent commises par des auteurs alcoolisés ce qui pose la question des addictions et de la prise en charge de ces addictions dans un département où les ressources médicales sont insuffisantes sur ce sujet. En outre, on constate aussi que les violences intrafamiliales sont parfois commises en présence de mineurs, voire de très jeunes mineurs. Cette évolution nécessite de pouvoir prendre en charge toutes les victimes, directes ou indirectes, de les protéger et de les accompagner dans les procédures judiciaires. Or, le département ne dispose d’aucune unité médicojudiciaire, ni d’unité d’accueil pédiatrique des enfants en danger (UAPED), et les administrateurs ad hoc sont en nombre très insuffisant pour répondre aux besoins réels. Face à cette situation, je souhaite donc trouver des solutions pour améliorer l’accueil, la prise en charge et le suivi des victimes. C’est une priorité pour moi. Que se passe-t-il concrètement lorsqu’une femme porte plainte pour violences conjugales ? Une victime qui se présente dans un service de police ou une unité de gendarmerie pour dénoncer des violences conjugales fait l’objet d’un traitement priorisé et d’une ouverture d’enquête même si elle ne dépose pas plainte. En effet, un dépôt de plainte n’est pas nécessaire pour ouvrir une enquête. L’audition de la victime est généralement réalisée par un enquêteur formé qui évalue le danger et en informe le magistrat du parquet de permanence. Suite à cette audition, des investigations sont diligentées par le service d’enquête et en cas de flagrance, l’auteur est systématiquement interpellé et placé en garde à vue. À compter de ce placement en garde à vue, il est rendu compte régulièrement au magistrat du parquet de permanence de l’avancée de l’enquête afin qu’il puisse, à l’issue et dans un délai qui ne peut pas dépasser 48 heures, donner une orientation pénale à la procédure. À cette fin, un magistrat de mon parquet est disponible tous les jours de l’année, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. En fonction des éléments réunis pendant l’enquête, et si l’infraction est caractérisée, l’auteur peut faire l’objet d’une mesure alternative aux poursuites sous la forme d’un stage de sensibilisation à la lutte contre les violences intrafamiliales, ou d’une poursuite devant le tribunal correctionnel, voire d’un défèrement dans le cadre d’une comparution immédiate pour les faits les plus graves. Si l’infraction n’est pas suffisamment caractérisée, la procédure peut faire l’objet d’une décision de classement sans suite. Comment évaluez-vous le danger auquel une femme est exposée et comment décidez-vous des mesures de protection à mettre en place ? Depuis plusieurs années, les victimes de violences intrafamiliales font l’objet d’une double évaluation : une première évaluation est réalisée par l’enquêteur qui entend la victime, et une seconde évaluation est réalisée, sur demande de mon parquet, par l’association d’aide aux victimes, Victimes et Prévention pénale (VPP53). Ces évaluations sont essentielles car elles permettent à mon parquet de déterminer dans les situations qui le permettent, si des mesures de protection, comme le Téléphone grave danger (TGD) ou le Bracelet antirapprochement (BAR), sont nécessaires pour les victimes. Actuellement, 25 téléphones et 3 bracelets sont attribués à des victimes. De nouveaux dispositifs vont-ils bientôt voir le jour à Laval pour réduire les violences sur les femmes ? La lutte contre les violences faites aux femmes doit s’inscrire dans la durée pour éveiller les consciences et les faire évoluer. Nous devons donc poursuivre nos actions pour sensibiliser le plus grand nombre à cette lutte et continuer d’améliorer la détection de ces violences. Aussi et comme je l’ai déjà indiqué, je souhaite trouver des solutions pour améliorer l’accueil, la prise en charge et le suivi des victimes. C’est ma priorité actuelle. Si vous aviez un message à adresser à une femme qui subit des violences mais qui hésite encore à demander de l’aide, que lui diriez-vous ? Je lui dirai qu’il ne faut pas hésiter à parler et à se signaler. De nombreux acteurs sont présents dans le département pour l’accueillir, l’aider et l’accompagner. Il ne faut plus taire les violences faites aux femmes si on souhaite que les consciences évoluent.
LA PAROLE DU MAIRE FLORIAN BERCAULT
Les violences sexistes et sexuelles ne sont pas un fait divers parmi d’autres. Elles représentent une part importante des faits de délinquance et elles touchent fortement notre territoire. J’ai envie de dire nos vies, notre quotidien. À Laval, le féminicide survenu en juin, puis la tentative de féminicide qui l’a suivi, ont profondément marqué notre ville. Derrière ces drames, ce sont des victimes, des familles et des proches durablement meurtris. Face à cette réalité, nous ne pouvons ni détourner le regard ni nous résigner. La Ville de Laval a choisi de se mobiliser et de coordonner, autour du 25 novembre, les initiatives de celles et ceux qui agissent au quotidien contre les violences faites aux femmes. Car les violences, notamment intrafamiliales, prospèrent trop souvent dans le silence. En parler, libérer la parole, savoir écouter et orienter les victimes, c’est déjà agir. Notre responsabilité est aussi éducative. Les victimes comme les auteurs peuvent être mineurs. Prévenir les violences, c’est donc apprendre dès le plus jeune âge le respect, l’égalité et le refus de toute forme de violence. La Ville veut prendre toute sa part dans cette prévention, notamment en formant les professionnels et intervenants qui accompagnent les enfants. Contre les violences sexistes et sexuelles, chacun peut agir. Collectivement, nous devons faire de notre ville un territoire où la parole est entendue, les victimes protégées et la violence jamais banalisée.
ELLES FONT ENTENDRE LEURS VOIX
De plus en plus de collectifs et d'associations se mobilisent activement pour l'élimination des violences faites aux femmes. Nous vous proposons de partir à la rencontre d'Échangeons nos rôles, du collectif NousToutes 53 et du Zonta Club Laval-La Perrine. Échangeons nos rôles : la jeunesse contre le harcèlement. Créée en 2023 par trois lycéennes sous la forme d'une junior association, Échangeons nos rôles est devenue une association loi 1901 en 2025. Sexisme, genre, racisme… Les jeunes bénévoles d’une vingtaine d'années agissent en investissant différents lieux de la ville pour « lutter contre les discriminations en tous genres », indiquent Joséphine et Shannon, membres de l’association. Jeux de société, ateliers, ciné-débats… Au CLEP, au Quarante lors du Festival Monte dans L’Bus ou de la Folle Nuit du Quarante, l'association a sensibilisé entre autres avec un jeu des sept familles représentant des femmes célèbres, des jeux de devinettes, une timeline. Harcèlement nocturne. Rue au féminin, la marche contre le harcèlement de rue est l'action la plus marquante de l’association. Le principe : marcher dans la ville, le soir, en empruntant des lieux où des témoignages de harcèlement ou d'agressions ont été recueillis, notamment près des bars. « Je n'ai pas une seule de mes copines qui n'a pas été victime : agressée, suivie, sifflée dans la rue… En fait, toutes les femmes sont victimes », témoigne Shannon. Quelques témoignages ont aussi été publiés sous forme d’affiches placées le long du trajet. La troisième édition de Rue au féminin aura lieu au printemps prochain, le samedi 13 mars. L'association poursuit également son travail de sensibilisation avec des cinédébats. De nouveaux rendez-vous sont envisagés au cours de l'année. NousToutes 53 : des ateliers pour se livrer. Le collectif féministe et militant NousToutes 53 s'est reformé en 2026 suite à la mort de Lyhanna. Entre juin et septembre, sept rassemblements solidaires ont ainsi été organisés par le collectif devant le Palais de justice. Aujourd'hui, il compte une dizaine de membres actives. Leur volonté : sensibiliser sur les violences sexistes et sexuelles, à travers des actions dans l'espace public et sur les réseaux. Elles souhaitent aussi créer une communauté. Des rendez-vous à venir. Depuis le 8 octobre dernier, NousToutes 53 propose des temps de rencontre autour d'un livre, d'un podcast ou d'une activité créative pour se rassembler et réfléchir ensemble. Café littéraire, ciné-débat, broderie… « On a quinze mille idées pour ces rencontres », sourit Chloé. Des formats selon les envies, mais l'objectif reste le même : permettre de se rencontrer et de discuter de sujets souvent difficiles. Violences sexistes et sexuelles, grossophobie, masculinisme, racisme…Le collectif militant souhaite multiplier les actions et son périmètre, en allant au-delà de Laval et en développant ses activités dans d'autres villes du département. Contact : noustoutes53@gmail.com. Zonta : agir localement, dans un réseau international. Le Zonta Club Laval-La Perrine s'inscrit dans un réseau international qui oeuvre depuis plus de 100 ans en faveur des droits des femmes et des filles. Créée fin 2025, l’antenne lavalloise réunit aujourd'hui une quinzaine de membres. Plaidoyer et éduquer sont les maîtres mots de l’association. Samedi 15 novembre de 14h à 15h30, le Zonta Club Laval-La Perrine proposera une animation, au Théâtre du Tiroir, avec des lectures de textes en musique retraçant l’histoire des femmes, de la Révolution à nos jours. « Le but est de créer une ambiance conviviale et fraternelle », explique Isabelle Godefroy, présidente de l’antenne du Zonta Club Laval-La Perrine. Sifflet anti-relou. Cette année, l’antenne lavalloise a aussi imaginé un “sifflet anti-relou”, destiné aux femmes pour alerter et faire fuir des hommes malintentionnés à leurs égards. Plus de 250 sifflets ont été remis à la gendarmerie et à Info Jeunes Laval. « Il est devenu notre objet fétiche », plaisante la présidente. Du 25 novembre au 10 décembre, le Zonta se mobilise également avec une campagne mondiale Orange the World, portée par l’ONU Femmes. L’association invite à porter un vêtement ou un accessoire orange pour sensibiliser à la cause. Le club se retrouve tous les premiers jeudis du mois à la Maison des Associations Noël Meslier à 20h30 et souhaite créer de nouveaux partenariats. Contact : zontalaval@gmail.com
LES CONTACTS UTILES
- Police : 17.
- SMS d’urgence : 114.
- SAMU : 15.
- Pompiers : 18.
- Violences femmes info (appel gratuit et anonyme) : 3919.
- Femmes solidaires (écoute, accompagnement, orientation, soutien dans les démarches) : 06 73 22 84 00 ou 06 23 73 96 58.
- CIDFF (information sur les droits, questions juridiques, démarches administratives) : 02.43.56.99.29 cidffmayenne@gmail.com
- Victimes et prévention Pénale 53 (questions juridiques, aides psychologiques, vie sociale) : 02.43.56.40.57 secretariat@vpp53.org
- Citad'elle-Enosia (écoute, accueil, accompagnement, orientation) : 02 43 56 95 94.
- Commissariat de police (intervenante sociale) : 06 07 28 39 80.
POUR MIEUX REPÉRER ET MIEUX ACCOMPAGNER
À l’IFSO de Laval, 45 élèves aides-soignants ont participé, mardi 6 octobre, à une après-midi de sensibilisation aux violences faites aux femmes, animée par l’association Femmes Solidaires 53. Une formation destinée à leur donner des clés pour repérer les violences, savoir écouter et orienter les victimes. Dans la salle, les stylos courent sur les feuilles. Face aux 45 élèves aides-soignants réunis à l’IFSO, Laurette, présidente de Femmes Solidaires 53, lance une première question : « Qu’est-ce que le sexisme ? » Une main se lève. « C’est le fait de discriminer une personne par son sexe », répond une élève. Les échanges commencent. Vidéos, affiches, exemples du quotidien et questions-réponses vont se succéder pendant l’après-midi. « Le sexisme est le terreau des violences », rappelle Laurette. Plus qu'une simple sensibilisation, l’atelier s’inscrit directement dans la formation. « Depuis 2021, le référentiel des aides-soignants prévoit notamment l’identification des situations à risque et de maltraitance, dont les violences faites aux femmes, ainsi que la prévention, la transmission des informations et l’alerte, explique Christelle Bomal, coordinatrice pédagogique. On veut éveiller leur vigilance. » Un aide-soignant peut intervenir au domicile, à l’hôpital ou en Ehpad. Il peut observer des blessures, un comportement ou une relation qui interroge. « Une femme qui vient toujours avec son mari en consultation, qui ne peut pas parler seule, dont le conjoint garde la carte Vitale ou la tient constamment par l’épaule », énumère Laurette. Autant de signes qui peuvent éveiller l’attention. Le groupe travaille sur le contrôle coercitif, les différences entre conflit et violence, les violences conjugales et intrafamiliales, le consentement et le harcèlement sexiste et sexuel. La formation aborde aussi les idées reçues sur les violences faites aux femmes. Dans la salle, les questions fusent. « Si on assiste à des violences physiques, que peut-on faire ? » demande une élève. La réponse est immédiate : « Ne pas s’interposer au risque de recevoir un coup, mais appeler le 17. C’est le devoir des policiers de se déplacer », rappelle la présidente de Femmes Solidaires 53. Une autre question porte sur l’accompagnement des victimes. « On écoute, on conseille, mais on ne dit pas : “Il faut porter plainte”. » Beaucoup de victimes ne souhaitent pas, dans un premier temps, engager de procédure judiciaire. Certaines peuvent aussi retourner auprès de leur conjoint violent. « Il faut s’attendre à ce qu’une victime retourne avec son agresseur », rappelle-telle, évoquant les nombreux allers-retours qui peuvent précéder une séparation définitive. Basée à Laval, Femmes Solidaires 53 accompagne les femmes victimes de violences et les oriente vers les professionnels et dispositifs adaptés. L’association assure des permanences et peut contribuer à leur mise en sécurité temporaire. « Notre intérêt, c’est d’être un relais », résume Gaëlle, militante de l’association et thérapeute de couple. Dans la salle, majoritairement féminine, les élèves prennent des notes. « Les violences peuvent toucher tous les âges et tous les milieux sociaux », indique Laurette. Former celles et ceux qui prennent soin des autres, c’est aussi leur apprendre à regarder autrement. À repérer un bleu, un malaise, une parole qui s’interrompt lorsqu’un proche entre dans la pièce. Et surtout, à savoir quoi faire ensuite. « On n’est pas là pour décider à la place des victimes », résume-t-elle. Mais pour que, face à une situation de violence, un professionnel ne reste pas seul avec son doute.
UNE RÉPONSE ORGANISÉE À L'HÔPITAL
Repérer, écouter, orienter : le Centre hospitalier de Laval s’est organisé pour mieux prendre en compte les femmes victimes de violences. Cette démarche repose sur la sensibilisation des professionnels, la formation et la mise en place de procédures communes, en lien avec les partenaires extérieurs. Plusieurs services sont particulièrement mobilisés dans cette démarche : urgences adultes, urgences médico-psychologiques, gynécologie, service social ou encore unité médico-légale. L’objectif est de permettre aux professionnels d’identifier au plus tôt les situations de violences et de proposer une réponse adaptée. Des procédures internes précisent notamment la conduite à tenir lorsqu’une situation de violences faites aux femmes ou de violences intrafamiliales est repérée : signalement, orientation vers les interlocuteurs compétents, ou mise à l’abri lorsque cela est nécessaire. Une procédure spécifique encadre également la prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles. Elle précise les différentes étapes, de l’accueil et de l’entretien aux examens médicaux, jusqu’à l’orientation vers les structures ou professionnels adaptés. Cette prise en charge s’appuie aussi sur la formation. Chaque année, des professionnels de l’établissement peuvent suivre une formation consacrée à la sensibilisation aux violences faites aux femmes et aux violences conjugales. Aux urgences, cinq soignants sont par ailleurs identifiés comme "référents violences faites aux femmes". Formés sur cette problématique, ils participent au groupe de travail institutionnel et assurent un relais auprès de leurs collègues. Des consultations médicales sur réquisition. Au sein de l’hôpital, l’Unité médico-légale (UML) de proximité intervient également dans les situations de violences, en lien avec la justice. Son équipe réalise des consultations médicales et des expertises sur réquisition du parquet, sous la délégation de l’Unité médico-légale du CHU d’Angers. Enfin, l'hôpital de Laval participe à la réflexion engagée autour de la création d’une maison des femmes, à l’image de dispositifs développés dans d’autres départements. L’enjeu : renforcer l’accompagnement des victimes au-delà du premier accueil hospitalier, en facilitant notamment leur orientation et leur prise en charge dans la durée.
LE CPCA ACCOMPAGNE LES AUTEURS
Le Centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales (CPCA) de Laval existe depuis 2021. Il est financé par la Caisse d’allocations familiales (CAF) et par le Conseil départemental. Un dispositif qui vise à prévenir la récidive, mais aussi à aider les auteurs à comprendre leurs actes et à faire évoluer leurs comportements. « La création des CPCA fait partie des moyens mis en place dans le cadre du Grenelle de lutte contre les violences au sein du couple. C’est un outil de prévention des violences faites aux femmes, au même titre que les bracelets antirapprochements ou le téléphone grave danger », explique Caroline Lebon, éducatrice spécialisée au sein d’Enosia- Insertion, association dont dépend le CPCA 53. Installé au 30, rue du Gué-d’Orger à Laval, le centre s’adresse aussi bien aux personnes orientées par la justice qu’à celles qui souhaitent venir volontairement. L’accompagnement repose sur plusieurs volets. Un module socle permet de travailler la responsabilisation, notamment à travers un stage de sensibilisation (avec l’association Inalta). Deux modules complémentaires proposent un accompagnement psychothérapeutique, avec des suivis individuels et des groupes de parole, ainsi qu’un accompagnement socio-professionnel : démarches administratives, budget, logement, emploi, parentalité, conjugalité.« L’objectif est de compléter la sanction pénale, de prévenir la récidive et de responsabiliser l’auteur face aux violences. Nous cherchons à favoriser son insertion sociale globale », souligne Caroline Lebon. En 2025, 31 personnes ont été accompagnées par le CPCA, dont neuf avec hébergement. Actuellement, 18 personnes bénéficient d’un accompagnement et deux sont hébergées. « Il existe aussi très souvent une problématique d’addiction, à l’alcool, aux stupéfiants ou autres », précise l’éducatrice. Travailler sans jugement. C’est pourquoi l’équipe, composée d’une responsable de service, d’une assistante de service social, d’une psychologue et d’une éducatrice spécialisée, travaille également avec les partenaires du territoire, notamment les structures dédiées aux addictions. « Pour nous, il est nécessaire de pouvoir accompagner les personnes sans préjugés et sans jugement », estime Sylvie René, responsable du pôle Insertion d’Enosia. Un homme accompagné témoigne de ce parcours : « J’avais plusieurs addictions, notamment à l’alcool, qui m’amenaient à être violent avec mon excompagne. Au CPCA, j’ai participé au stage de sensibilisation et au groupe de parole. Cela m’a permis de me sentir moins seul. Nous avions tous des parcours compliqués, parfois avec des violences subies dans l’enfance. On répercute sans le vouloir des choses que l’on a vécues. » Après quatre mois d’hébergement, il a retrouvé un logement, mais poursuit son suivi avec la psychologue du CPCA. Il a également engagé une démarche pour arrêter l’alcool et travaille sur la gestion de sa colère. « Le changement est un processus long, mais nous avons des retours positifs, notamment de la part des personnes qui viennent volontairement. Certaines nous disent qu’elles ont parcouru un chemin et se sentent sur la bonne voie, constate Caroline Lebon. Nous sommes une étape sur ce chemin, mais une étape qui a son importance. » CPCA ligne directe 02 43 49 11 22.
Les métiers de la Ville : FAIRE DIALOGUER POUR PRÉVENIR
Sophie Theveux coordonne le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) depuis décembre 2023. Un poste à la croisée de la sécurité, de la prévention et du social. Sa conviction : le dialogue peut désamorcer bien des crispations. Dans son bureau du centre administratif municipal, Sophie Theveux travaille seule. Mais son métier consiste précisément à faire travailler ensemble tout un monde. Police municipale et nationale, médiateurs, service jeunesse, CCAS, associations… Depuis décembre 2023, elle coordonne le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). Un poste où se croisent sécurité, prévention et action sociale. « La richesse de ce poste, c’est de travailler avec des partenaires qui ont des visions différentes : le répressif, le social, la médiation. » Son rôle ? Faire dialoguer ces approches et construire des actions communes. La création de son poste intervient après les violences urbaines de 2023. « La Ville et l’État ont alors souhaité renforcer leur action en matière de prévention de la délinquance », rappelle-t-elle. Pour cette Rennaise de 38 ans, le terrain n’est pas nouveau. Après une formation en psychocriminologie et en sociologie, elle devient coordinatrice d’un conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance près de Valenciennes, puis rejoint Rillieux-la-Pape, près de Lyon, un territoire marqué par les violences urbaines. « J’ai toujours été attirée par le public jeune, la délinquance, les parcours de vie. » Elle se destinait à la psychologie dans un cadre pénal. Une rencontre avec une éducatrice lui donne envie d’être “sur le terrain“ et de s'intéresser aux politiques publiques de sécurité et de prévention de la délinquance. À Laval, elle apprécie la dimension humaine du territoire. « On connaît bien les partenaires, il y a des associations, des gens ancrés sur le territoire. On peut vite dialoguer et mettre des actions en place. » Elle intègre son poste alors que la place du 11-Novembre est en travaux et le Grand Saint- Nicolas en pleine rénovation urbaine. « Je suis arrivée à un tournant pour la ville. » Car la prévention ne se limite pas à la lutte contre la délinquance. Elle passe aussi par le cadre de vie, l'occupation de l'espace public et la capacité à créer du lien. « Un cadre de vie agréable ne donne pas envie de le dégrader. » Au Palindrome, une action de rapprochement entre les jeunes et les forces de l'ordre a réuni plus de 400 personnes en novembre 2025. Une « expérience réussie », renouvelée le 18 novembre aux Pommeraies. Aux Fourches, d’autres initiatives ont réuni policiers, élus et jeunes, autour des questions liées au trafic de stupéfiants. « Il faut prendre le temps d’exprimer et le temps d’écouter. On désamorce pas mal de tensions avec le dialogue. » « Une période ou un fait n'écrit pas toute une histoire ». Assesseure au tribunal pour enfants, Sophie Theveux porte aussi un regard attentif sur les parcours individuels. « Derrière un acte de délinquance, il y a avant tout un jeune avec ses fragilités mais aussi ses ressources. Une période ou un fait n’écrit pas toute une histoire. Si on lui tend la main et qu’on lui permet de reprendre confiance en lui, il peut décider de prendre un autre chemin. » Pour les prochains mois, le CLSPD entend notamment renforcer son action contre les violences intrafamiliales et les violences sexuelles faites aux enfants. Des agents municipaux seront formés au repérage, au recueil de la parole et à l'orientation des victimes. Une nouvelle illustration d'un métier dont l'essentiel est d'apprendre à se parler pour mieux agir ensemble.
ACTION MUNICIPALE LES TRIBUNES
La loi sur la démocratie de proximité offre la possibilité aux groupes politiques de s’exprimer librement. Voici donc les points de vue de la majorité et de l’opposition. Ces tribunes n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.
Majorité
Laval à Venir. ÉCOUTONS ET CONSIDÉRONS LES LYCÉENNES ET LYCÉENS. Classes surchargées, emplois du temps inadaptés, professeurs absents non remplacés, manque de personnel dans les services de santé scolaire, orientation sous pression : depuis plusieurs semaines, les lycéennes et les lycéens de toute la France dénoncent leurs conditions d’apprentissage et les dérives d’un système scolaire soumis, depuis plus de dix ans, à des réformes permanentes. Derrière elles se cachent, à nos yeux, des objectifs de restrictions budgétaires et de sous-investissement. Les jeunes engagés dans le mouvement lycéen expriment une tout autre attente. Conscients du rôle qu’ils et elles auront à jouer dans le monde qui vient, condamnant également les violences commises, ils et elles défendent avec force un investissement utile et salutaire dans l’éducation. Leur mobilisation n’est pas un caprice : c’est un appel à la responsabilité de celles et ceux qui décident. Ne devons-nous pas juger la grandeur d’un pays à la considération qu’il apporte à ses enfants et ses jeunes ? Nous sommes à leurs côtés. L’école républicaine n’est pas seulement le creuset de la cohésion sociale : elle est aussi une force pour notre pays, pour sa puissance économique et sa vitalité culturelle, sportive et associative. Chaque euro investi dans l’éducation est un pari sur l’avenir, sur la qualification de nos jeunes, sur l’innovation et sur la capacité de notre société à relever les défis qui l’attendent. Ces difficultés, les élèves ne sont pas les seuls à les vivre. Les enseignantes et les enseignants, les personnels éducatifs et de santé scolaire et les familles les partagent au quotidien. Si l’organisation du système éducatif relève de l’État, une ville comme Laval en mesure chaque jour les conséquences, au plus près des établissements et des habitants. À Laval, comme partout en France, nous voulons un système éducatif qui donne à chacune et à chacun, quelle que soit son origine, les moyens de choisir son avenir, dans le partage des valeurs et des principes qui fondent notre société, liberté, égalité et fraternité. Cela suppose des classes à taille humaine, des enseignants en nombre suffisant et remplacés en cas d’absence, une orientation choisie et non subie. Ce système est possible. Il demande simplement des responsables politiques qui y croient et le défendent, au lieu de le fragiliser ou de le dénigrer. La première de leurs responsabilités est d’écouter ce que les jeunes ont à dire. Ils et elles ont beaucoup à nous apprendre : encore faut-il leur en donner l’occasion, et surtout leur répondre. C’est ainsi que se construit la confiance entre les générations.
Opposition
Avec vous pour Laval. CHÂTEAU-NEUF : NOTRE PROJET DEVENU LE VÔTRE ! La municipalité a consulté les Lavallois et nous, élus de l’opposition, sommes allés à votre rencontre en septembre pour le projet du château, un enjeu décisif pour notre patrimoine et l’attractivité de notre ville. Lors des élections municipales, ce projet était au coeur de notre ambition avec Laval Virtual Héritage. Imaginer un espace dédié à l’histoire de Laval, appuyé sur la réalité virtuelle et les technologies de demain, pour mettre en lumière notre passé commun tout en nourrissant notre singularité entrepreneuriale et technologique d’aujourd’hui. Nous portions ce projet ambitieux avec trois objectifs majeurs : Renforcer notre attractivité touristique en créant un lieu culturel innovant et unique. Dynamiser le centre-ville par un flux régulier de visiteurs et d’habitants. Dégager de nouvelles recettes pour la commune. Nous nous réjouissons que la consultation fasse émerger notre vision en première proposition de vos votes et que la culture soit reprise dans les trois premiers votes. Plus que répondre aux besoins ponctuels de l’un ou l’autre à un âge donné, il s’agit bien de produire un projet transgénérationnel, plus grand que chacun de nous, fondateur pour notre ville et pour les générations à venir : un projet dont nous serons tous fiers ! Nous le suivrons, selon votre choix, avec engagement et professionnalisme. Samia Soultani-Vigneron, Agathe Laigle, Fabien Guittois, Gilles Mézière, Stéphanie Hibon-Arthuis, Henri Renié, Karima Petit. Contact : elus.opposition@laval.fr - 06 34 26 66 75
Le Rassemblement pour Laval. MANIFESTATIONS LYCÉENNES ET VIOLENCES : Ces dernières semaines, nous avons assisté à de nombreuses manifestations lycéennes dont les revendications sont légitimes. Cependant, beaucoup ont débordé et causé des dégâts matériels, un directeur a même dû porter plainte après avoir été poussé à terre. A l’heure où nous écrivons ces lignes, une manifestation d’ampleur est à prévoir avec, on l’imagine, de nouveau des dégâts. Qui paiera pour ces dommages ? Comme toujours, les contribuables lavallois. Thomas Brisseau, Pierre Bellet. Contact : 02 43 49 43 79 - RassemblementPourLaval@Laval.fr
QUESTION CITOYENNE : VOUS AVEZ LA PAROLE !
Chaque conseil municipal commence par un temps d'échange avec les citoyens. Si vous avez une question à poser à l'équipe municipale, vous pouvez la formuler jusqu'à deux semaines avant la séance. L'élu en charge du sujet concerné vous apportera une réponse, de vive voix, et en direct, lors du conseil. Attention : il vous faudra impérativement être présent lors de la séance. Dans le cas contraire, la réponse de l'élu vous sera adressée par courrier. Pour adresser votre demande, appelez le 02 43 49 46 28 ou écrivez àquestionauconseil@laval.fr.
VIVRE À LAVAL
À LA MAISON DU DON
Chaque année, la Maison du don de Laval accueille des milliers de donneurs de sang et de plasma. En 2025, ils étaient 7 580 à franchir ses portes. Un lieu propice à la mobilisation régulière des donneurs. Vous souhaitez donner votre sang ? Plusieurs possibilités s'offrent à vous. Vous pouvez profiter de la collecte mensuelle, organisée au quartier Ferrié. Ou vous pouvez vous rendre à la Maison du don. Avant d'aller travailler, sur l'heure du déjeuner ou même le samedi matin, le lieu géré par l'Établissement français du sang est ouvert six jours sur sept. « Ici, nous effectuons des prélèvements de sang et de plasma, indique Florica Cuciureanu, médecin et responsable des prélèvements pour Laval et la Mayenne. C’est un espace très pratique pour les donneurs. Il est facile d’accès, optimisé avec un parcours lisible en quatre parties : accueil, entretien pré-don, prélèvement, et collation. De plus, il bénéficie d’un parking » explique-t-elle. « Ça rend service à d'autres gens » Ce jour de septembre, la Maison du don accueille Catherine. Cette Lavalloise de 70 ans donne son sang depuis l’âge de 18 ans. Une habitude familiale qu’elle a elle-même transmise : « Ma mère le faisait déjà et maintenant, ce sont mes enfants. Je viens donner deux fois par an. Je me sens utile. J’ai besoin de participer et de me dire que cela va aider d’autres personnes. » Camille, 21 ans, étudiant à l’ESTACA, donne quant à lui depuis deux ans. « Cela ne prend pas beaucoup de temps et ça rend service à d’autres gens. Je donne tous les deux à trois mois pour le sang et, aujourd’hui, je donne mon plasma pour la première fois. » Inciter de plus en plus de gens à venir donner leur sang, comme Catherine et Camille, est un enjeu majeur. « Il nous faut une quarantaine de donneurs par jour à la Maison du don de Laval », explique Florica Cuciureanu. Chaque produit sanguin possède en effet une durée de conservation différente. Les globules rouges peuvent être préservés jusqu’à 42 jours, le plasma une fois congelé, jusqu’à un, deux, voire trois ans, tandis que les plaquettes ne peuvent être gardées que sept jours. D'où le besoin d'une mobilisation régulière. Un don de sang dure environ 45 minutes et un don de plasma autour d’une heure quinze. Pour prendre rendez-vous, c'est simple, il suffit d'aller sur le site dondesang.efs.sante.fr. Pour information, la Maison du don a récemment changé d’adresse postale : la rue Abbé-Domaigné a été rebaptisée rue Colette-Kreder. Mais sa mission, elle, reste inchangée : permettre à chacun de contribuer, à son échelle, à la chaîne du soin.
UN DON TRÈS SÉCURISÉ
Après le prélèvement, le sang est acheminé vers le service de préparation de l’EFS de Nantes où il est séparé en trois composants : globules rouges, plasma et plaquettes. « C’est pour cela qu’on dit qu’avec un don de sang, on peut sauver trois vies », indique Florica Cuciureanu, médecin de la Maison du don. Avant d’être distribué, chaque don fait l’objet de nombreux contrôles au laboratoire de qualification biologique des dons, à l’EFS d’Angers. Les échantillons sont notamment analysés en virologie, sérologie, immunologie et numération sanguine. « Tout est vérifié pour chaque don », souligne la médecin. Une fois préparés et qualifiés, les produits sanguins sont distribués dans près de 1 500 hôpitaux et cliniques dont l’hôpital de Laval.
PROJET LEVEL : LA COOPÉRATION ENTRE EN CHANTIER
Après six années de maturation, le projet Level franchit une étape décisive : le permis de construire du futur bâtiment vient d’être attribué. À terme, ce bâtiment tertiaire accueillera plusieurs acteurs de l’économie sociale et solidaire. Lancé en 2020 par Coodem 53, Titi Floris et l’Association pour la promotion de l’économie sociale et solidaire 53, le projet Level devait initialement transformer l'ensemble de l'ancienne friche Bonna Sabla en un vaste tiers-lieu. Le permis de construire, validé cet été, portera finalement sur 1 700 m². Covid, flambée des prix des matériaux, crise énergétique, inflation et hausse des taux d’intérêt ont conduit à revoir le projet. Mais l’ambition, elle, reste la même : créer un lieu où les acteurs de l’économie sociale et solidaire puissent travailler, se rencontrer et partager des espaces. Un nouveau lieu pour l'ESS Une première étape avait été franchie en 2024 avec la déconstruction, le désamiantage et la dépollution de la friche. « Nous voulions vraiment trouver un endroit qui existait déjà et le requalifier », explique Marie Lancelin, la directrice générale de Coodem et, à ce titre, de Level. Le montage foncier a également évolué. Level a revendu sa parcelle, désormais « propre et directement utilisable », à Laval Agglomération, avant de signer avec la collectivité un bail à construction de 50 ans. L’Agglomération conserve ainsi la maîtrise du foncier tandis que Level construit et exploite le bâtiment, avant qu’il ne revienne à la collectivité au terme du bail. Le premier bâtiment, en R+1, représentera environ 500 m² de surface de plancher. Une extension d’environ 100 m² pourra être envisagée dans un second temps. « Notre objectif est d’y aller par étapes, au fil des besoins et des capacités de financement », précise Françoise Charles, chargée de développement de Level. Cinq structures sous le même toit Au second semestre 2027, Level, Coodem, Coop Chez Vous (spécialisée dans le service à la personne), Titi Floris et Mache (qui intervient dans les métiers de l'alimentation durable) investiront les lieux. Ces structures disposeront de bureaux et d’espaces partagés : salles de réunion et de formation, coworking, accueil et espaces de convivialité. Certains espaces pourront également être réservés ou loués par d’autres entreprises ou associations. Le bâtiment sera conçu par le cabinet Romain Leblanc, à Changé, et réalisé par Deschamps- Groupe Acieo, à Saint-Denis-de-Gastines. Les éléments seront fabriqués en atelier avant d’être assemblés sur place, selon un procédé modulaire destiné à maîtriser coûts et délais. Récupération des eaux de pluie, réflexion autour d’une boucle locale d’autoconsommation électrique et "renaturation" de plus de 300 m² d’espaces aujourd’hui bétonnés compléteront les choix environnementaux du projet. Le bâtiment n’est finalement que la partie visible d’une dynamique coopérative déjà bien ancrée. Une centaine de sociétaires participent déjà à la vie de la coopérative. « Le fait que le projet immobilier ait pris du temps n’a pas empêché la démarche de coopération de s’installer », constate Marie Lancelin. Avec le permis de construire, cette dynamique dispose désormais d’un lieu pour prendre forme.
IL RESTE DE LA PLACE !
Le projet dispose encore d'espaces disponibles : bureaux privatifs proposés à la location permanente, espaces modulables pour des réunions, formations… de façon ponctuelle ou régulière. Les possibilités pourront évoluer avec une extension d’environ 100 m² en deuxième phase, puis une éventuelle troisième phase grâce à la réserve foncière attenante. Pour toute question, contacter Françoise Charles : francoise.charles@level.coop / https://level.coop/
COMMERCES.
LES BOUGIES DE CHARROUX : BOUGIES ARTISANALES ET PARFUMS D'INTÉRIEUR
Difficile de passer devant sans remarquer la nouvelle boutique des Bougies de Charroux, installée rue Général-de-Gaulle, dans les anciens locaux de France Loisirs. Avec sa façade rose et ses parfums qui se font sentir jusque dans la rue, l'enseigne attire immédiatement l'oeil... et le nez ! À l'intérieur, les petits pots alignés sur les étagères donnent immédiatement le ton. L'équipe accueille les clients pour leur faire découvrir l'univers de cette marque née en Auvergne. L'histoire des Bougies de Charroux commence avec une ancienne institutrice qui se lance dans la fabrication de bougies. Une aventure qui conserve aujourd'hui encore un parfum d'enfance, avec ces contenants en verre inspirés des pots de confiture. « Tout est fait à la main, même les étiquettes », explique Cindy. Fabriquées à Charroux, les bougies gardent ainsi ce petit côté rétro et artisanal qui fait tout leur charme. Près d'une centaine de parfums sont répartis en quatre familles : gourmandes, épicées, fleuries et fruitées. Parmi les incontournables de la marque, la myrtille tient une place particulière. La gamme permet aussi de varier les plaisirs avec plusieurs formats de bougies, mais également des diffuseurs et des accessoires, comme les cache-pots en porcelaine de Limoges. Et pour les fêtes de fin d'année, la boutique regorge d'idées cadeaux avec des coffrets parfumés et même un calendrier de l'Avent rempli de petites bougies. Ouvert le lundi, de 14h à 19h et du mardi au samedi, de 10h à 19h. 15 rue du Général-de-Gaulle 02 52 46 08 68.
YUMMY DES HALLES : TAPAS, BROCHETTES ET PÂTISSERIES
Après Le Lac Rose et Yummy Brochettes, Biquet poursuit son aventure avec Yummy des Halles, une troisième adresse qui vient compléter l'offre des Halles, place du 11 Novembre. Un nouveau lieu pensé comme un mélange des deux univers, avec une carte qui évolue au rythme des saisons et des envies. Au menu : tapas aux accents espagnols, toasts garnis de toppings renouvelés régulièrement, empanadas et brochettes, accompagnées de petites salades, houmous, légumes grillés ou encore d'un gratin de courgettes au parmesan. À l'approche de l'hiver, la carte se réchauffe avec des veloutés de potimarron au lard fumé, soupes à l'oignon et autres classiques réconfortants. Si cette nouvelle aventure est aujourd’hui possible, la gérante insiste aussi sur une chose : elle ne la mène pas toute seule. « Sans mon équipe, je ne pourrais pas faire tout ça. J'ai une équipe fidèle, présente à mes côtés avec laquelle je partage une vraie complicité au quotidien », confie-t-elle. Aux Halles, une nouvelle recrue vient justement apporter son savoir-faire : Honorine, jeune pâtissière formée en Bretagne. Elle apporte une touche sucrée et raffinée, avec des créations qui viennent compléter naturellement la cuisine de Biquet. Dans sa vitrine, elle propose ainsi des tartes citron-basilic, croustillants, créations façon Snickers© , pavlovas aux fraises, cookies et muffins à la pistache. Ses pâtisseries sont pensées avec une attention particulière portée à l'équilibre, notamment grâce à l'utilisation de sucre non raffiné. Et parce que chacun doit pouvoir trouver son bonheur, Honorine travaille aussi des recettes sans gluten. Ouvert du mardi au vendredi, de 9h à 22h, le samedi, de 8h à 22h et le dimanche, de 9h à 15h. Place du 11-Novembre.
MAISON C : ÉPICERIE FINE
Une nouvelle adresse gourmande s'est installée rue des Déportés. Avec Maison C, Cécile propose une épicerie à son image : chaleureuse et conviviale, où elle réunit des spécialités choisies avant tout pour leur goût et leur qualité. Meubles en bois, tonalités vertes et étagères soigneusement garnies donnent au lieu une atmosphère où l'on prend plaisir à regarder et à découvrir. Du salé au sucré, Maison C accompagne tous les moments gourmands : huiles d'olive, épices, condiments, conserves, terrines et tartinades côtoient biscuits, chocolats, confitures et pâtes à tartiner à l'amande, à la pistache ou à la noisette. Cécile accorde une place particulière aux petites maisons et aux savoir-faire artisanaux. 80 % des références proviennent de France et 20 % d'Italie. « Ce sont quasiment des petits producteurs, avec lesquels j'ai choisi de travailler en direct », expliquet- elle. La même exigence guide la sélection des vins, composée majoritairement de domaines que Cécile connaît bien et dont elle apprécie le travail. Des choix guidés par les rencontres et les coups de coeur. À l'approche des fêtes, l'épicerie propose également de composer des coffrets selon les envies. Une façon de faire découvrir, à travers ces produits, des traditions, des histoires et des saveurs venues d'ici et d'ailleurs. Ouvert le mardi et le samedi, de 9h à 19h ; et du mercredi au vendredi, de 10h à 19h 25, rue des Déportés - 06 76 81 87 82.
PLAFOND VERT FRIPERIE FEMME & HOMME
Il y a des vêtements que l'on cherche et ceux sur lesquels on tombe par hasard. C'est un peu cet esprit que Marie a voulu donner à Plafond Vert, sa friperie récemment ouverte rue du Val-de- Mayenne. Ici, on flâne, on fouille, on essaie et on se laisse surprendre par une pièce que l'on n'avait pas forcément en tête en entrant. Les petits prix font aussi partie de l'esprit du lieu et Marie tient à ce que la seconde main reste accessible. Elle indique d'ailleurs : « Les prix varient de 5 à 30 euros ». De quoi renouveler son dressing ou simplement se faire plaisir sans gros budget. Plafond Vert fonctionne sans dépôt-vente : Marie achète directement les vêtements qu'elle propose en magasin. Elle les choisit elle-même au fil de ses trouvailles et renouvelle régulièrement ses arrivages. Aujourd'hui, les femmes sont nombreuses à pousser la porte, mais Marie souhaite progressivement développer le vestiaire masculin, avec déjà quelques pantalons, pulls et manteaux mixtes. Ouvert le mardi, de 13h à 18h30 ; du mercredi au samedi, de 11h à 18h30.
SORTIR A LAVAL
LES LUMIÈRES DE LAVAL : LE GRAND BAL DES LUMIÈRES ET SES SURPRISES
Une édition 2026 pleine de nouveautés pour soutenir l'attractivité et le dynamisme du commerce de centre-ville. Du 21 novembre au 3 janvier, Laval se met sur son trente-et-un pour six semaines de festivités sur le thème du “Bal de Noël” : marchés de Noël, rues illuminées, déambulations féeriques et piste de danse à ciel ouvert. Dès le samedi 21 novembre, la ville entrera dans la danse. Les festivités démarreront une semaine plus tôt que les années précédentes. Une semaine supplémentaire pour profiter des illuminations, flâner dans les rues commerçantes et découvrir les nombreuses nouveautés de cette édition. Le coup d’envoi des festivités sera donné le samedi 21 novembre à 18h45 avec le traditionnel feu d’artifice, tiré, cette fois-ci, depuis le pont de l'Europe. Une nouvelle date et un nouveau format de lancement pour soutenir le commerce de centre-ville. Et parce que les animaux fantastiques avaient marqué les esprits l’an dernier, ils seront de retour cette année encore ! Mais cette fois, ils ont revêtu leurs plus beaux habits de fête pour rejoindre, à leur tour, le Grand Bal. Trois marchés. Cette année, trois marchés de Noël feront battre le coeur du centre-ville, de la fin novembre à la mi-décembre. Trois rendez-vous pour dénicher des cadeaux, savourer les spécialités de saison et découvrir les savoir-faire d’ici et d’ailleurs. Du mercredi 25 au dimanche 29 novembre, la place du 11-Novembre accueillera un tout nouveau marché de Noël. Une vingtaine d’exposants, dont plusieurs commerçants lavallois, proposeront produits locaux et découvertes venues d’ailleurs. Une première halte idéale pour se plonger dans l’ambiance des fêtes. Les vendredi 4, samedi 5 et dimanche 6 décembre, le marché des Lumières retrouvera la place du 11-Novembre pour sa 11e édition. Une trentaine de chalets, dont dix tenus par des artisans labellisés métiers d’art, mettront à l’honneur bijoux, décorations, accessoires et créations originales. Nouveauté : le marché ouvrira dès le vendredi midi, avec une journée supplémentaire pour prendre le temps de découvrir les stands et préparer ses cadeaux. Les horaires : vendredi de 12h à 22h, samedi de 10h à 22h et dimanche de 10h à 18h. À cette occasion, un sapin de Noël de plus de cinq mètres de haut a été fabriqué par des agents de la Ville et de l’Agglomération. Du mercredi 9 au dimanche 13 décembre, le marché de Noël du square de Boston réunira une cinquantaine de chalets, parmi lesquels ceux des comités de jumelage. Pendant cinq jours, les visiteurs pourront flâner entre les stands, déguster des douceurs et dénicher les derniers cadeaux dans une ambiance festive. Des rues et commerces en fête. Cette année, la magie s’invite plus largement dans le centre historique. Plusieurs rues bénéficieront d’un parcours lumineux renforcé pour encourager les passants à prolonger leur balade dans le Vieux-Laval et à pousser la porte des boutiques. La Grande Rue, les rues des Orfèvres, du Pain- Doré, des Chevaux, du Val-de-Mayenne, des Serruriers, de la Trinité, et du Pont-de-Mayenne seront ainsi mises en lumière. L’association Coeur de Commerces soutient cette initiative : « C’est une initiative positive. » Les commerces participants mettront des boules lumineuses en façade ou en vitrine pour accompagner le parcours et contribuer à l’ambiance des fêtes. Bon à savoir : pour faciliter vos emplettes, plusieurs boutiques du centre-ville ouvriront également leurs portes les dimanches 29 novembre et 6, 13 et 20 décembre.
LES POMMERAIES EN FÊTE
l’occasion des Lumières de Laval. Cette année, ce sont Les Pommeraies qui seront illuminés à partir du mercredi 16 décembre jusqu’à la fin des illuminations le 3 janvier. Des animations promettent d’apporter une touche de Lumières dans le quartier, pour le bonheur des habitants.
POP-UP D’HIVER
Depuis fin octobre, une boutique éphémère a pris ses quartiers 57 rue de la Paix pour trois mois. À l’intérieur, parfums, bijoux et objets de décoration se côtoient pour le plus grand plaisir des amateurs de belles découvertes. Les marques lavalloises Inscent, Naccia et Au coin des gazelles unissent leurs univers à l’occasion de ce pop-up hivernal. Une adresse idéale pour dénicher des cadeaux de Noël originaux, concoctés par des créateurs locaux.
EMBARQUEZ SUR LE VALLIS GUIDONIS
Et si vous découvriez les Lumières depuis la Mayenne ? Laval Tourisme propose d’embarquer à bord du Vallis Guidonis pour admirer Les Lumières au fil de l’eau. Les croisières offrent un point de vue privilégié sur les illuminations, avec, selon les formules, la possibilité de dîner à bord. Dates et horaires : du mercredi au dimanche, du 25 novembre au 30 décembre, de 16h45 à 18h, sauf les 24 et 25 décembre. Réservations et informations : laval-tourisme.com
GRANDE ROUE
Avec la Grande roue, il sera possible de prolonger la fête. Il sera possible de prendre de la hauteur et d'admirer Laval d'en haut, dès le lancement des Lumières jusqu'au 10 janvier, au square de Boston. Rendez-vous tous les jours de 14h à 22h (jusqu'à minuit vendredi et samedi) hors vacances, et de 11h à 23h (minuit vendredi et samedi) pendant les vacances. Tarifs : 6 € (adulte), 4 € (enfant de moins de 10 ans), gratuit (moins de 2 ans).
DÉAMBULATIONS MUSICALES ET LUMINEUSES
À l’approche des vacances scolaires, place à un weekend d’animations familiales les samedi 19 et dimanche 20 décembre, autour de la place du 11-Novembre. Déambulations musicales et lumineuses rythmeront ces deux journées, avec notamment le spectacle Gueule d’ours de la compagnie Remue-Ménage, dimanche 20 décembre. Une horde d’ours lumineux accompagnée de danseuses entraînera le public dans un ballet au coeur de la ville en fin de journée.
Idée cadeau
Et si Noël était l’occasion de jouer avec l’histoire locale ? Redécouvrez le patrimoine lavallois en famille grâce à une version actualisée du jeu des 7 familles, illustrée par Vincent Landais. Un petit cadeau original pour apprendre en s’amusant et transmettre aux plus jeunes les richesses de Laval.
FESTIVAL RECTO VRSO : ENTREZ DANS L'OEUVRE
Du 19 au 22 novembre, Recto VRso s’installe à Laval pour une 9e édition placée sous le signe du lien. Pour la première fois, le festival est organisé indépendamment de Laval Virtual. Et si la réalité virtuelle servait aussi à nous rapprocher ? C’est tout le pari de la 9e édition de Recto VRso. L’exposition d’art immersif et interactif investit Laval autour d’une thématique évocatrice : "(Re)faire lien". Une invitation à se reconnecter à soi, aux autres et à son environnement, en explorant les possibilités offertes par les mondes virtuels. « Les oeuvres ne se contemplent pas seulement, elles demandent une véritable participation du spectateur », explique Judith Guez, directrice artistique de l’exposition. Ici, pas question de rester sagement devant une oeuvre. On touche, on écoute, on bouge, on danse, on respire… et parfois, on se laisse surprendre. L’art à vivre, plutôt qu’à regarder. Casques de réalité virtuelle, sculptures sonores, installations tactiles, vidéos à 360° ou expériences collectives : ici, le visiteur est au coeur de l’oeuvre. Cette année, presque aucune expérience ne se vit véritablement seul. « La plupart impliquent une relation à l’autre, à travers le toucher, le rythme cardiaque, la danse ou simplement le regard », souligne-t-elle. Les oeuvres proposent ainsi autant d’expériences sensibles que de découvertes technologiques. Écouter le coeur d’un inconnu avec HeartBeat, danser avec son double lumineux dans Pléiade ou prendre soin d’une créature vulnérable avec Empathy Creatures : chaque oeuvre propose sa propre façon d’entrer en relation. Un festival qui prend son indépendance. Pour la première fois, Recto VRso est organisé indépendamment de Laval Virtual. Le festival affirme ainsi sa propre identité artistique. Conçu par l’artiste-chercheure Judith Guez, le festival s’intéresse depuis neuf éditions à ce que la réalité virtuelle peut apporter à la création contemporaine. « Recto VRso revendique un ancrage profond dans l’histoire de l’art interactif », précise la directrice artistique. La programmation se déploie dans plusieurs espaces. La sélection officielle de la Galerie Art&VR, présentée dans l’auditorium et sur la place du village du Quarante, réunira notamment Nothing to SeeHere, HeartBeat, Pléiade et Empathy Creatures. Xtended proposera cinéma VR, vidéos à 360° et expériences collectives. Le Lab, lui, donnera à voir huit projets issus d’écoles et d’instituts de recherche, notamment locales comme l’UCO, l’école de Design, l’ESIEA. Une zone dédiée au jeune public proposera des expériences plus accessibles et ludiques. Pendant quatre jours, le festival transforme ainsi le visiteur en participant. Une manière de découvrir l’art immersif autrement et, peut-être, de vérifier par soimême que les mondes virtuels peuvent aussi créer du lien bien réel. 9e édition de Recto VRso, du 19 au 22 novembre, au Quarante. Renseignements : recto-vrso.com. Gratuit.
ARCHIMÈDE TOUJOURS PLUS HAUT
Avec Calendula, leur septième album, les frères Nicolas et Fred Boisnard, du groupe lavallois Archimède, cultivent leur recette maison : des chansons capables de faire sourire, mais aussi d’émouvoir. Un album que le duo viendra présenter à Laval. Suspendus à un immense calendula orange transformé en ballon dirigeable, Nicolas et Fred Boisnard semblent prêts à prendre leur envol. Cette fleur donne son nom au septième album d’Archimède, qui sortira le 27 novembre. « Le calendula a des propriétés bienfaisantes, cicatrisantes et régénératrices. Notre album est traversé par des chansons qui font du bien, calment, consolent, ou qui appellent un monde meilleur et apaisé », explique Nicolas. Cette envie d’apaisement traverse plusieurs titres, comme Dire à son père qu’on l’aime ou Les étapes de la montagne, dont le dernier couplet a été inspiré par une amie confrontée à la maladie. « Nos chansons ont une portée universelle, elles s’adressent à tout le monde », souligne le chanteur. Émouvoir et faire rire. Pas question pour autant de livrer un album uniquement grave. Archimède reste fidèle à son goût pour l’humour et l’ironie, avec des titres comme Noms d’oiseaux, Allemand LV2 ou Les nouveaux quoi. « Il s’agit d’émouvoir autant qu’amuser. Un album s’écrit un peu comme un film : on passe par des moments de forte émotion, des instants suspendus et des chansons drôles. On les fait d’abord pour nous, parce qu’elles nous font rire », souligne Fred. Pour les deux frères, cette alternance des registres constitue l’une des marques de fabrique du groupe. « On aime avoir cette double corde à notre arc : savoir faire des chansons un peu potaches et ironiques et, en même temps, des chansons émouvantes. » Musicalement, Calendula marque aussi une évolution. Les frères Boisnard se sont entourés de musiciens qui partagent leurs influences et ont particulièrement travaillé les arrangements et le son. « On est dans quelque chose de plus contemporain, avec des textures qui donnent parfois une dimension spatiale, presque cosmogonique », précise Nicolas. Les frères Boisnard se produiront au Théâtre de Laval avec deux concerts : samedi 28 novembre à 20h, déjà complet, et dimanche 29 novembre à 16h, pour lequel il reste des places. « Le lancement de la tournée se fait toujours chez nous, à domicile ! » Une fidélité à leur territoire à laquelle les deux frères tiennent particulièrement. « Nous sommes toujours fiers de notre ville et de notre département ». Autre particularité de ce nouvel album : il a été financé grâce aux fans, via une campagne de financement participatif. « Le public est notre label, souligne Nicolas. La confiance et la fidélité de nos fans sont énormes. »
SORTIR A LAVAL, CULTURES / LOISIRS
FESTIVAL DU FILM JUDICIAIRE - DU 4 AU 8 NOVEMBRE - Au Cinéville
Du 4 au 8 novembre, le Festival du film judiciaire de Laval invite à explorer les coulisses de la justice, entre fiction et réalité. De l’engagement de Robert Badinter contre la peine de mort au procès de Bobigny, en passant par le quotidien des policiers et des surveillants pénitentiaires, la programmation interroge les rouages de la justice et les combats qu’elle suscite. Plusieurs projections seront suivies de rencontres avec des réalisateurs, des magistrats, des avocats et des spécialistes du cinéma. Autant de regards croisés pour prolonger les films et nourrir le débat. Du 4 au 8 novembre au Cinéville. Tarifs selon les séances. Programme complet sur www.atmospheres53.org
LES BLEUETS - 13 NOVEMBRE - Stade Le Basser
Un mois après avoir accueilli l'équipe de France féminine de football, Laval reçoit cette fois les Bleuets, le vendredi 13 novembre au stade Francis Le Basser. L'équipe de France Espoirs vient de décrocher sa qualification pour l'Euro U21 2027 qui aura lieu du 16 juin au 3 juillet. Invaincue dans son groupe, l'équipe viendra à Laval pour un match amical face à l'Italie. Les 34 buts inscrits lors de la phase de qualification annoncent un festival offensif. Ou comment passer une bonne soirée au stade à la découverte des futurs joueurs de l'équipe de France. Surnommée l'antichambre de l'équipe A, la sélection Espoirs a vu passer de nombreux joueurs comme Kylian M'Bappé ou Eduardo Camavinga. Billetterie sur https://billetterie.fff.fr/fr
PUPAZZI - JUSQU'AU 15 NOVEMBRE - Théâtre
Géantes, minuscules, musicales ou complètement loufoques, les marionnettes sont de sortie. Pour sa 5e édition, le festival Pupazzi fait la part belle à cet art qui ne cesse de se réinventer : théâtre d’objets, théâtre d’ombres, cinéma d’animation, déambulations et spectacles pour tous les âges. Avec notamment des compagnies de la jeune création belge, cette nouvelle édition promet de surprendre petits et grands, jusque dans les rues et sur les places. Jusqu'au 15 novembre. Programme complet sur www.letheatre.laval.fr
POP GRAND FORMAT - 26 NOVEMBRE - Salle polyvalente
Vous avez forcément déjà fredonné Prayer in C ! Révélé par ce tube planétaire, le duo français Lilly Wood and The Prick revient sur scène avec une pop électrisante et un nouveau single, Swear, hymne à l’amitié et à l’énergie des débuts. En première partie, Judy Bloom mêle folk indépendante et rock alternatif, entre mélancolie et envie de liberté. Deux univers à découvrir le temps d’une soirée musicale qui promet de faire vibrer la salle polyvalente. Une programmation du 6PAR4 hors les murs. Jeudi 26 novembre à 19h30, salle polyvalente. Tarifs : de 25 à 30 €.
CAPHARNAÜM ! - JUSQU'AU 16 DÉCEMBRE - Théâtre
Des planches originales aux sculptures, en passant par les carnets et les installations, François Soutif ouvre les portes de son univers foisonnant. Illustrateur et sculpteur, l’artiste invite à explorer les coulisses de sa création et à se perdre avec curiosité dans un joyeux désordre artistique. Une plongée dans ses cartons, pour découvrir les multiples facettes de son travail et jeter un oeil à ce qui se cache derrière les images. Du 14 octobre au 16 décembre, au Théâtre de Laval. Gratuit. Du mardi au vendredi de 14h à 18h.
SAISON ROUMAINE - JUSQU'AU 19 DÉCEMBRE
Encore de nombreux rendez-vous pour profiter de la saison roumaine. Cap sur les Carpates et la Transylvanie ! Jusqu’au 19 décembre, la Saison roumaine invite à explorer une culture européenne riche et singulière, à travers des expositions, des rencontres, du cinéma, du théâtre et de la musique. Parmi les rendez-vous à ne pas manquer : une journée festive mêlant danses traditionnelles, spécialités culinaires et concerts, le 7 novembre au Quarante. En novembre et décembre, le cinéma roumain et les spectacles prolongent le voyage. Une belle occasion de découvrir un pays au-delà des clichés, entre histoire, création contemporaine et traditions vivantes. Jusqu’au 19 décembre, à Laval. Programme complet sur laval.fr
LE SOLSTICE - 19 DÉCEMBRE - Le Quarante
Et si, pour célébrer l’hiver, on faisait quelques pas de danse ? Au Quarante, le spectacle Hit Hip Pop Classic Parade invite petits et grands à se déhancher, casque sur les oreilles, guidés par deux danseurs. De Bach à Claude François, en passant par Carmen et Saturday Night Fever, les styles se mélangent et les générations se retrouvent sur la piste. Une expérience participative et joyeuse, à partager en famille, pour faire le plein d’énergie avant les fêtes ! Samedi 19 décembre, à 11h et 15h, au Quarante. Gratuit, à partir de 7 ans. Sur réservation au 02 53 74 14 40 ou à lequarante@agglo-laval.fr.
VERS UN JARDIN D'HUMANITÉ - JUSQU'AU 28 FÉVRIER 2027 - Au Manas
Paysan-artiste britannique installé en Bretagne, Samuel Lewis est un poète du quotidien, autodidacte, qui cultive sa terre et dessine à l’écoute du vivant. L'exposition qui lui est dédiée, au Musée d'art naïf et des arts singuliers, présente l'univers tout en lignes claires qu'il nourrit depuis l'adolescence. Elle questionne la place de l’homme dans son environnement à travers les aventures de Tim le jardinier, un petit personnage croqué en noir et blanc qui n'est autre que le double de Samuel. L'exposition est visible jusqu'au 28 février 2027. Du mardi au samedi, de 9h à 12h et de 13h30 à 18h ; le dimanche, de 14h à 18h. Gratuit, sans réservation.