LES NUMÉROS UTILES



ÉDITO

À Laval, le patrimoine ne se résume pas à un héritage figé. Il se découvre, s’explore et se partage grâce à celles et ceux qui le font vivre. C’est tout le sens du dossier que nous vous proposons dans ce numéro de printemps. Des entrepreneurs locaux rendent les monuments accessibles autrement, grâce à la modélisation 3D intérieure et extérieure de sites emblématiques. Le service municipal d’Archéologie poursuit ses recherches et éclaire notre passé, tandis que des actions de médiation permettent à tous les publics – y compris en milieu carcéral – de s’approprier cette richesse commune. Le Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers (Manas) contribue au rayonnement culturel de Laval en prêtant des oeuvres du Douanier Rousseau, pendant que les archives municipales poursuivent leur numérisation et leur ouverture au public. L’identité de la ville s’exprime aussi à travers ses arbres remarquables, la féminisation progressive de l’espace public, l’engagement des associations, ou encore le street-art, qui inscrit la création contemporaine dans les rues. Autant d’initiatives qui participent à la transmission et à la valorisation de ce patrimoine partagé. Une ville se raconte par son patrimoine, mais elle se construit aussi grâce aux choix collectifs qui façonnent la vie locale. Les dimanches 15 et 22 mars prochains, les élections municipales constitueront un moment clé de l’engagement citoyen, comme dans toutes les communes du pays. Chacune et chacun pourra alors exercer son droit de vote dans le cadre républicain. En attendant ces échéances, ce numéro propose de découvrir celles et ceux qui contribuent, chaque jour, à la richesse culturelle de Laval.



LE CARNET

NAISSANCES

Alba Quelen / Cléa Le Gal Huaumé / Fatoumata Diallo / Augustin Creton de Limerville / Buyanzaya Khaliun / Sophia Painchaud / Oryann Hamada / Léandre Piot / Watine Aïcha Rebhi / Aly Domini / Mohamed- Lamine Diawara / Sofia Fremont / Abigaïl Blondile Njolle / Sasha Gohier Derouet / Kandah Kourouma / Fanta Camara / Maëlan Doxiville / Nora Cavelier / Amir Abdou / Anouk Chesnay Pioger / Mohamed Kantara / Lucas Delavier / Mahé Cholet / Mahsa Mahmodi / Louise Garnier / Christ Habib / Minkailou Bangoura / Oumou Camara / Gabriel Thomas Chartier / Larry Diallo / Oscar Rocher / Adil Abazi / Mahamadou Kouyate / Amir Kone / Rayane Nassur / Ernest Bijou / Lyam Boisramé Benais / Thibault Rehm / Simon Chalmot de la Mesliere / Fanta Fofana / Sasha Ima Fi Don / Fahad Ibrahim Omar / Mona Coulon / Yao N'Goran / Abed Bouamoud / Arevamanu et Pe'Eamanu Turiano-Ahutoru

MARIAGES

Laurent Jehenne et Olena Pistriak

DÉCÈS

Jean CHevalier, époux de Noëlle Desdouits Louis Fraslin, époux de Monique Poisson Albertina Pluchino, veuve de Roger Lebreton Madeleine David, veuve de Julien Thibault Maurice Montembault, veuf de Denise Forêt Jean-Claude Martin, veuf de Clotilde Levalet Michel Geslin, époux de Annick Pierre Odile Paichard Françoise Neveu, veuve de Yannick Gascoin Serge Guédon, veuf de Marcelle Tomelin Françoise Desnos Idir KABI, époux de Louisa Belaidi Benoit Barcourt Georges Journeault, veuf de Anne Clémenceau André Therreau, époux de Viviane Martinau Dominique Guenier Nicole Paumard, épouse de Paul Judon Claude Bourset, époux de Marivonne Bergère Joséphine Delaunay, veuve de Yves Beauciel Madeleine Girard, épouse de Ernest Boisseau Bernard Jeufraux, veuf de Yvette Tribolet Georgette Germerie, veuve de Christian Cléminot Odette Chevalier, épouse de Joseph Suffisais Henriette Granger, épouse de Jean Mara Alphonsine Dupré, veuve de Alfred Garnier René Delaroux, époux de Mariannick Bouttier Léa Moussu, veuve de Eugène Bodin Sonia Paulmier Marc Konicheff, époux de Marie Aubry Jean Billy, époux de Nicole Chalumeau David Cugny, époux de Jie Li Nicole Moriceau, veuve de Roland Diguet Andrée Chopin, épouse de Constant Huignard



ACTUALITÉS Rétrospective

5-6 janvier.
La neige a fait son apparition lors d’un épisode de courte durée. Les Lavallois ont notamment pu profiter des Lumières qui sont finalement restées allumées un peu plus longtemps en raison des conditions météorologiques. De quoi ravir les amateurs de photos.
18 janvier.
À la salle polyvalente, le maire, Florian Bercault, a présenté ses voeux aux Lavallois lors d'une cérémonie qui a pris la forme d’une guinguette hivernale. Un goûter musical ponctué de films et d’anecdotes retraçant l'histoire de Laval, au fil de l’eau, a permis à chacun de célébrer la nouvelle année dans une ambiance festive.
28 janvier.
Après un an de travaux, le gymnase Gaston- Lesnard est de nouveau opérationnel. Les élèves du lycée d'enseignement professionnel du même nom ont participé activement à cette rénovation d'ampleur, notamment ceux qui suivent des formations en menuiserie et en peinture. Pour les remercier de leur implication, ils ont été conviés à la visite de fin de chantier, ce 28 janvier.
1er février.
Au Quarante, le 6PAR4 a proposé dans le cadre de sa saison jeune public un spectacle poétique et sensoriel à destination des enfants. Intitulé Le Plein des Sens, ce concert préfigurait la 13e édition du festival Monte Dans L’Bus annoncée du 23 février au 1er mars.
3-5 février.
La 3e édition du Festival du journalisme sportif s’est tenue au Théâtre. Des grands noms du journalisme, des légendes du sport et un public de passionnés étaient réunis. Le sélectionneur de l’équipe de France de football, Didier Deschamps, a ouvert le bal, en venant échanger avec les Lavallois. Environ 6 000 personnes ont assisté aux différentes tables rondes qui ont aussi eu lieu au Cinéville et à l’Avant-Scène.
7 février.
Le campus de Laval a ouvert ses portes aux futurs étudiants et à leurs parents. Cette journée a été l’occasion de présenter les différentes formations proposées, mais aussi d’échanger sur la vie étudiante dans la ville. La Ville de Laval a organisé une opération recrutement pour ses animateurs et stagiaires Bafa qui vont intervenir dans les centres de loisirs cet été. La matinée a été rythmée par des entretiens et mises en situation. Un recrutement exigeant afin de garantir aux familles un accueil sécurisé, dynamique et de qualité. Pas moins de quatre-vingts postes étaient à pourvoir et de nombreux candidats ont répondu présent avec l’envie de faire vivre aux enfants un été riche en découvertes.
8 février.
La 10e édition du Salon du disque et de la BD a rassemblé près de 2 500 visiteurs à la salle polyvalente. Les passionnés de vinyles et de bandes dessinées ont pu échanger avec les 26 auteurs présents.
14 février.
Laval Agglomération a organisé la 2e édition de son Concours d’éloquence, axé sur la citoyenneté et les grands enjeux de société. Après plusieurs semaines de sélection, les talents se sont affrontés lors de la finale : les enfants le matin, les ados, les étudiants et le grand public l'après-midi. Les participants étaient appelés à s’exprimer à travers différents formats : exposé, improvisation, plaidoirie ou pitch.
17 février.
Carrefour des cultures, un marché interculturel, a été organisé sur le parking du pôle ados à Saint- Nicolas par des jeunes du quartier, avec le soutien du service Jeunesse. Lors des trois derniers mardis de février, les exposants se sont réunis autour de nombreuses thématiques : la cuisine du monde, la mode, les tissus, les tapis, les épices, les produits exotiques, la décoration ainsi que l’artisanat. Prochains rendez-vous les 14 et 21 avril.



Lavalloises, Lavallois

UN CHAMPION À LA MAISON - Zachari Hrimèche.

« Tout a commencé ici. » À 29 ans, Zachari Hrimèche revient au Laval Bourny Gym, son club de coeur. Celui où « la passion est née », aux côtés de bénévoles engagés à l’instar de son président historique, Michel Houdayer. Après bientôt dix ans dans des structures de haut niveau à Nantes puis en région parisienne (Vélizy-Villacoublay), et des entraînements à l’Insep à Paris, le gymnaste professionnel choisit de renouer avec ses racines lavalloises. Aujourd’hui étudiant en master de politiques publiques à Sciences Po Paris, il mène de front parcours académique et exigence sportive de haut-niveau. « Huit heures d’entraînement par semaine, des examens, des compétitions… C’est intense. Mais je veux montrer qu’on peut allier ambition et passion », glisse-t-il. S’il ne pourra pas participer aux interdépartementaux en mars avec le Laval Bourny Gym, il vise le championnat régional d’avril, étape clé pour décrocher une qualification aux France, à Amiens. « Avec l’équipe en division nationale 3, on a une vraie carte à jouer. Décrocher une médaille avec mon club formateur, ce serait magnifique. » Mais son engagement dépasse le praticable. « Je veux rendre au club ce qu’il m’a donné. » Le samedi 7 mars, de 15h à 17h30, au gymnase Ménard, il sera aux côtés d’Oscar Lancelot, en service civique au sein du club, pour faire découvrir la gymnastique masculine aux 6-12 ans. Une belle occasion pour le club de séduire de futurs talents. « C’est un moment fort dans ma reconversion post-carrière sportive. Si je peux aider le club, transmettre mon expérience et voir les gymnastes progresser, ce sera formidable ! »

DES DÉCORS COUSUS MAIN - Marçela Tahiri.

Depuis son jeune âge, Marçela Tahiri s’occupe de la décoration lors des anniversaires et des événements familiaux de ses proches en Albanie, son pays d’origine. Cette ingénieure en informatique travaille en parallèle de ses études pour une entreprise de décoration. C’est là qu’elle apprend à créer des décors, notamment les arches de ballons, ce qui devient une véritable passion. Elle arrive en France en 2017 et s'installe à Laval. Pour la préparation de son mariage, en 2019, elle se rend compte qu’il y a peu d’offres sur ce secteur et elle décide de tout préparer elle-même. Après une étude de marché, elle crée sa société de décors et d’événementiel Event Décor 53 à Laval en 2022. Aujourd'hui, Marçela conçoit des scénographies sur mesure pour des particuliers, des collectivités, des entreprises, des commerces… « Je réalise tout de A à Z : la décoration de la salle, les fleurs, les arches… » Et ce qu’elle fait est unique. « Je me rends systématiquement sur le lieu où l’évènement va se produire puis je crée des visuels personnalisés pour montrer ce que ça donnera le jour J. » Elle collabore régulièrement avec des enseignes lavalloises : le magasin Esprit de famille, le Dressing chic, Le Jardin Bavarois, le concessionnaire automobile Audi ont fait appel à ses services… ou encore l’agence Innov’events. La trentenaire travaille aussi pour des clients à Rennes, Angers, Le Mans. « Ma petite entreprise est devenue grande », se réjouit-elle. « Je suis fière que Event Decor 53 soit une référence locale en termes de scénographie et de décoration. Quand je vois les yeux émerveillés des clients, cela me procure du bonheur ! »

LA VOIX DE LA MAURITANIE - Sadio Koné.

Sadio Koné, de son nom d’artiste Étoile Soni, a quitté la Mauritanie et s’est installé à Laval en 2024. Le rappeur, chanteur et mixeur de 24 ans est venu avec une ambition : faire entendre sa voix à travers ses chansons. L’été dernier, il s’est produit au square de Boston lors d’une scène ouverte initiée par le service Jeunesse de la Ville. Il y a interprété ses textes inspirés de son pays et de ses émotions, et y a rencontré d’autres jeunes talents. « On a partagé la scène. Chacun essayait de faire passer un message, c’était magnifique », confie-t-il. La musique accompagne Sadio depuis l’enfance. « J’ai vu mes grands frères en faire, alors je m’y suis mis moi aussi. Aujourd’hui, j’écris tous les jours. » En 2021, il participe à son premier concours de rap en Afrique et décroche la troisième place. Mais, dans son pays, s’exprimer librement reste compliqué. À travers ses textes, il défend les droits des hommes et des femmes et aborde des vérités parfois difficiles. C’est d'ailleurs pour cette liberté d’expression qu’il a demandé l’asile en France, après un périple de trois jours en mer jusqu’à Las Palmas (Îles Canaries). Aujourd’hui, Sadio est titulaire d'une carte de séjour qui lui permet d'envisager l'avenir plus sereinement. Son portrait figure parmi les six jeunes mis en avant dans le cadre de l’exposition photos “De l’ombre à la lumière” qui circule jusqu'à fin avril dans plusieurs lieux de la ville (Le Quarante, la maison de quartier d'Avesnières, Le Mess, Le Palindrome, le pôle ados des Fourches- Maison bleue et le pôle ados de Saint-Nicolas). Réalisés l'été dernier lors de la scène ouverte par Paul Mc Carthy, jeune photographe lavallois, ces clichés offrent une belle visibilité à ces jeunes talents présents sur notre territoire.



ACTUALITÉS En pratique

ÎLOT VAL-DE-MAYENNE, LES DERNIERS BÂTIMENTS DÉMOLIS

L’ancienne friche de l’Îlot Val-de-Mayenne, située en plein coeur de Laval, poursuit sa métamorphose. Après la démolition des premiers bâtiments côté quai Jehan-Fouquet en 2023, les derniers bâtiments situés au 47-49 rue du Val-de-Mayenne ont à leur tour été rasés en janvier. Ces constructions, d’une surface totale de 450 m², appartenaient à la partie du site vendue à l’entreprise Procivis. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet de requalification urbaine, qui prévoit la construction de 25 logements et de deux commerces ainsi que la rénovation de l'espace public. La maison natale d’Alfred Jarry, écrivain emblématique de Laval, mitoyenne aux bâtiments démolis, a été conservée et sera rénovée. Avant le lancement des travaux de construction, des fouilles archéologiques sont prévues sur le site. Elles devraient s’étendre sur plusieurs mois, permettant de connaître encore un peu plus l'histoire de la ville avant l’édification des nouveaux bâtiments.

NOUVEAU JOUR DE MARCHÉ À LA GARE

Le marché alimentaire du parvis de la Gare change de jour. Il ne se tiendra plus le samedi matin mais le vendredi, de 16h à 19h. Cette nouvelle organisation, demandée par les commerçants non sédentaires, entre en vigueur le 6 mars. De nouveaux exposants, dont un fromager, sont attendus. Rendez-vous vendredi 6 mars, de 16h à 19h, sur le parvis de la Gare.

COMME UN POISSON DANS L’EAU

Se sentir à l’aise dans l’eau, apprivoiser la piscine et gagner en confiance : c’est l’objectif de l’activité “Comme un poisson dans l’eau“, proposée par la Ville. Destinée aux Lavallois de plus de 16 ans en situation d’isolement social ou en parcours d’insertion professionnelle, cette initiative permet une découverte progressive et rassurante du milieu aquatique. Immersion du visage, flottaison sur le ventre et le dos, premiers mouvements de nage… Les séances, qui se déroulent le mardi à la piscine Saint-Nicolas, dans le petit bassin, sont encadrées par Mehdi Mira, éducateur sportif et maître-nageur sauveteur, dans le cadre d’un partenariat avec le complexe aquatique Saint-Nicolas. Du 6 mars au 10 avril, de 10h45 à 11h45. Tarif : 2,30 € la séance (bonnet de bain obligatoire). Plus d'infos au 06 16 84 90 02, mehdi.mira@laval.fr

BOURSE AUX VÉLOS

La bourse aux vélos organisée par l'association Place au vélo revient au quartier Ferrié, dans le bâtiment 13, le samedi 28 mars. Les personnes qui souhaitent mettre en vente leur deux-roues (en état de marche) sont invitées à le déposer le vendredi 27 mars, de 15h à 19h ou le samedi 28 mars, de 8h à 10h, pour une vente au public de 10h à 18h, le jour même. L'association, qui se charge de mettre en relation vendeurs et acheteurs, encaisse 1 € par modèle enfant déposé et 2 € par modèle adulte. En cas de vente, elle récupère une commission de 10 % sur le montant de la transaction (dans la limite de 25 €). La restitution des invendus aura lieu le samedi en fin d'après-midi. Place au vélo, 06 98 30 90 34, bourse@placeauvelo.org, préinscriptions possible dès le 1er mars sur https://bourse.placeauvelo.org

DICTÉE LAVALLOISE

Amoureux des mots, passionnés d’orthographe ou simples curieux : rendez-vous le samedi 21 mars pour la 22e édition de la Dictée lavalloise, organisée par l’association Laval-Québec. Dès 14h, l’amphithéâtre Jean- Monnet (39 rue de la Maillarderie) accueillera les participants pour un moment à la fois convivial, stimulant et ouvert à tous à partir de la 5e. Participation : 2 € (gratuit pour les collégiens, lycéens et étudiants). Inscription par mail à dicteeadulte@gmail.com au plus tard le jeudi 19 mars, ou sur place le jour J, avant l'épreuve, à partir de 13h30. Pour en savoir plus, contacter le 02 43 49 46 42.

ANGEVINES : LE MERCREDI À TARIF RÉDUIT

La fête foraine des Angevines de printemps fait son grand retour en coeur de ville du 28 mars au 12 avril. Installée le long du quai André-Pinçon et au square de Boston, elle promet deux semaines d'émotions, de rires et de gourmandises. Petits et grands pourront profiter d’une cinquantaine d’attractions, entre manèges à sensations fortes — tapis volant, booster culminant à 40 mètres de haut… — et incontournables auto-tamponneuses. Des mascottes sillonneront les allées de la fête lors de trois journées spéciales : Labubu le 29 mars, Mickey et Minnie le 6 avril et enfin Stitch et Angel le 12 avril. Bon plan : tous les manèges seront proposés à tarif réduit les mercredis 1er et 8 avril !

À PLEINS POUMONS

Le Lions Club Guy de Laval organise le dimanche 22 mars la deuxième édition de La Nature à pleins poumons, une marche de printemps proposée sous trois formats : 5 km, 10 km et 18 km. Objectif de cette randonnée pédestre : se mobiliser pour venir en aide à l'association Les p'tits soleils qui soutient les familles d'enfants souffrant de problèmes respiratoires, et convaincre le plus grand nombre de l'intérêt d'une activité physique, dans un cadre convivial. Rendez-vous sur le parking du restaurant Le Maine, avenue des Français-Libres à 8h, 9h et 10h30, en fonction de la distance à parcourir. Tarif : 7 € par personne. Gratuit pour les moins de 12 ans. Inscriptions sur place ou sur www.helloasso.com

RUE DU VAL-DE-MAYENNE PIED À TERRE !

La Ville de Laval réglemente la circulation des engins de déplacement personnel motorisés (trottinettes électriques, gyropodes, monoroues ou hoverboards) dans la rue du Val-de-Mayenne. Dans cette voie piétonne particulièrement fréquentée, cette mesure vise à garantir la sécurité des piétons et à prévenir les risques d’accident. La circulation de ces engins est désormais interdite. Les usagers peuvent toutefois traverser la rue en tenant leur appareil à la main. Le stationnement doit s’effectuer hors de la voie publique ou sur les emplacements réservés aux deux-roues. Les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par le Code de la route. La mesure est entrée en vigueur lors de la mise en place de la signalisation mi-février. La circulation des vélos reste autorisée dans le respect de la réglementation applicable aux aires piétonnes.

INSCRIPTIONS SCOLAIRES, C'EST MAINTENANT !

Les inscriptions dans les écoles publiques de Laval pour la rentrée de septembre prochain sont ouvertes jusqu’au 28 mars. Deux modalités sont proposées : - Aux guichets du Centre administratif municipal (Cam) - En ligne, via l’espace famille sur monlaval.fr Sont concernés : - les enfants faisant leur première rentrée en maternelle ; - les enfants changeant d’école à Laval ; - les enfants nouvellement arrivés dans la commune ; - les enfants nés en 2023 n’ayant pas encore été scolarisés. Pièces à fournir : livret de famille, justificatif de domicile de moins de trois mois, carnet de santé de l’enfant. Le Centre administratif municipal est ouvert le lundi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30 ; le mardi, mercredi et vendredi de 8h à 17h30 ; le jeudi de 13h30 à 17h30 et le samedi de 8h à 13h. Dossiers d’inscription à retirer à l’accueil du Cam (8 place du 11-Novembre), à l’Hôtel de ville ou à télécharger sur www.laval.fr

DÉFILÉ ÉCORESPONSABLE

La section couture du lycée Réaumur-Buron investit la Place du 11-Novembre, le mercredi 8 avril aprèsmidi, avec un défilé de mode mêlant créativité et engagement. Sur le thème du 7ᵉ art, les élèves présenteront des créations 100 % recyclées, réalisées à partir de nappes et de rideaux de seconde main fournis par Le Relais. Deux passages seront proposés : le premier à 14h, le second à 16h. Atelier réparation et customisation par la broderie, stands de sensibilisation animés par les jeunes en service civique d’Unis Cité, exposition "Le Revers de mon look" proposée par le service Prévention des déchets de Laval Agglo. Ouvert à tous.

RACE TOGETHER BALADE SOLIDAIRE

L’association Race (Restauration d’automobiles de collection de l’école d’ingénieurs Estaca) organise le Race Together, un rassemblement caritatif de véhicules de collection, le samedi 29 mars, de 10h à 18h. Son principe : proposer au public des balades à bord de voitures d’exception moyennant une petite participation, et reverser les fonds récoltés à une association caritative. Les véhicules seront stationnés place de la Trémoille. Pour plus d'infos, contacter Mélanie Poletti au 07 68 75 68 71, melanie.poletti@estaca.eu

PRÉSERVER SA MÉMOIRE

Comment fonctionne notre mémoire ? Comment la préserver au fil du temps ? Quand s'inquiéter lorsqu'elle nous fait défaut ? La Ville vous donne rendez-vous pour une nouvelle conférence “Ma ville, ma santé“, consacrée à cette thématique. Organisée en partenariat avec le Centre hospitalier de Laval, la rencontre sera animée par deux professionnels de santé : le Docteur Maxime Le Floch, gériatre, et Céline Foucher, neuropsychologue au CH Laval. Tous deux partageront leurs éclairages, conseils et répondront aux questions du public. Jeudi 19 mars, 18h30, à l’Hôtel de ville. Entrée libre. La conférence est interprétée en langue des signes française.

MOUSTIQUE TIGRE RESTONS VIGILANTS

petite taille, le moustique tigre est implanté dans toute la région Pays de la Loire, et dorénavant à Laval. Invasif et nuisible, il peut transmettre des maladies. À l'approche du printemps, chacun peut agir pour limiter sa prolifération. Des gestes simples L'insecte se développe principalement dans les eaux stagnantes, même en très petite quantité. Il est donc essentiel de : • Supprimer, vider ou couvrir tous les récipients où l’eau peut s’accumuler, à l’intérieur comme à l’extérieur (coupelles, seaux, arrosoirs, pots de fleurs, brouettes, jouets d'extérieur, gamelles pour animaux, bâches…). • Couvrir vos réserves et contenants d'eau par un couvercle ou une moustiquaire (récupérateurs d’eau de pluie, petites piscines...) • Vérifier le bon écoulement des eaux pluviales, notamment dans les gouttières et les regards. • Favoriser la biodiversité dans son jardin (tondre moins souvent, proscrire les produits chimiques…) afin d'aider les prédateurs naturels du moustique que sont les oiseaux, les chauves-souris ou les araignées. Si vous repérez un moustique tigre, prenez-le en photo et signalez-le sur signalement-moustique.anses.fr Plus d'infos sur www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr

L'INSEE MÈNE L'ENQUÊTE

Jusqu’au 18 avril, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) réalise une grande enquête nationale sur les ressources et les conditions de vie des Français. Objectif : mieux comprendre les inégalités, la pauvreté et les situations d’exclusion sociale à partir de questions concrètes du quotidien (logement, vacances, niveau de vie…). À Laval, des ménages tirés au sort vont être contactés par un enquêteur de l’Insee, identifiable grâce à une carte officielle. Cette enquête, obligatoire, est reconnue d’intérêt général et de qualité statistique par le Conseil national de l’information statistique (Cnis). Vos réponses sont strictement confidentielles et protégées par le secret statistique. Elles seront utilisées uniquement à des fins d’études. Plus d'infos sur www.insee.fr

OBJECTIF AVENIR

Pour sa dixième édition, la semaine Laval Emploi s'installe à l'Espace Mayenne du 16 au 20 mars. Un grand rendez-vous ouvert à tous et gratuit, initié par Laval Agglo. Lundi 16 mars : préparer sa candidature et découvrir des secteurs qui recrutent. Mardi 17 mars : formation et reconversion, avec un forum dédié l’après-midi. Mercredi 18 mars : forum de l’emploi, rencontres avec des recruteurs et ateliers flash. Jeudi 19 mars : entreprendre, avec le forum "La Grande Aventure d’Entreprendre". Vendredi 20 mars : visites d’entreprises. Tout le programme sur https://semaine-emploi.laval.fr

STREET-ART APPEL À PARTICIPATION

La Ville invite le public à participer à un projet de street-art collectif qui valorisera les murs du skatepark. Ouvert à tous, dès 8 ans, cet appel s’adresse aussi bien aux enfants, adolescents, familles, habitants ou simples curieux. Aucune compétence artistique n’est requise : chacun peut proposer un dessin, un mot ou une idée autour du thème du vivre ensemble. Les contributions serviront de base à une création collective, retravaillée lors d’ateliers encadrés par l’artiste Romain Poirier, avant la réalisation d’une fresque monumentale. Pour plus d'infos : participation.citoyenne@laval.fr



ACTION MUNICIPALE

ÉLECTIONS MUNICIPALES LES INFOS UTILES

ÉLECTIONS LES 15 et 22 mars 2026. > Heures d'ouverture des bureaux : 8h-18h 34 bureaux de vote répartis sur 21 sites. Un changement : les bureaux 22 et 23 dans l'école de la Senelle et non au gymnase. Passage dans l'isoloir obligatoire. Pour voter : une pièce d'identité est obligatoire, pas la carte d'électeur : carte d'identité, passeport, permis de conduire, carte vitale avec photo. Procuration : possible jusqu'au jour du vote avec l'identité numérique, sinon prévoir le délai d'envoi de la procuration entre le commissariat ou le tribunal et le service des instances. Deux listes par bulletin : une liste de 43 conseillers municipaux et une liste de 31 conseillers communautaires (qui siégeront à Laval Agglo). 31 851 INSCRITS sur les listes électorales. Un vote exprimé = un bulletin (et non une profession de foi) sur lequel aucun changement n'est apporté. Résultats annoncés à l'hôtel de ville (ouvert au public), sur le site Internet de la Ville et les réseaux sociaux. Minibus pour les personnes à mobilité réduite entre 9h et 13h sur réservation au 02 43 49 45 66 (au plus tard le 5 mars). ATTENTION : En raison de l'Ekiden le 15 mars, la circulation pour accéder à certains bureaux sera perturbée le matin. Toutes les infos sur laval.fr

AU COEUR DE LA NOUVELLE USINE DES EAUX

En avril, la nouvelle usine de production d’eau potable entre en service sur le site de la Biochère à Changé. Elle remplace celle de Laval pour allier sobriété énergétique, sécurité de production et innovations technologiques au service de la qualité de l’eau. Cette nouvelle usine s’étend sur 4 500 m² répartis en trois niveaux. Elle permettra de fournir de l'eau potable à 100 000 personnes, soit l’ensemble de la population de Laval et de sa couronne. Raccordées à l’usine de Saint-Jean-sur-Mayenne qui, comme celle de Laval, va disparaître, les communes de Louverné, Montflours, Saint-Germainle- Fouilloux et donc, Saint-Jean-sur-Mayenne, bénéficieront aussi de cette nouvelle alimentation. « On va pouvoir prélever jusqu’à 32 000 m3 d’eau par jour. Le traitement des eaux induit des pertes qui seront désormais limitées à moins de 4 % contre 10-15 % dans l’usine de Laval », explique Thierry Chochon, responsable du service de la Production d'eau potable à Laval Agglomération. Plus sobre et durable Pensé dès sa conception dans une logique de développement durable, le bâtiment d’exploitation a été construit en bois, avec une structure faite de matériaux recyclables. Des panneaux photovoltaïques ont été installés sur la toiture du bâtiment de traitement et permettront de couvrir jusqu’à 20 % de la consommation énergétique du site. « On va aussi fabriquer notre propre eau de javel sur site. Le sel nécessaire sera livré une à deux fois par an alors que l’eau de javel préparée était livrée tous les mois », précise Thierry Chochon. Sécurité renforcée Le site est classé Vigipirate et bénéficie d’un haut niveau de sécurisation. La sécurité concerne aussi la production d’eau potable elle-même. Afin de garantir un fonctionnement continu, l’ensemble des installations est doublé. « C’est-à-dire qu’on a deux files de traitement. La capacité de production est de 1 600 m³/h, avec deux files jumelles de 800 m³/h. Les canalisations ont été doublées afin de pouvoir continuer à alimenter les réservoirs et intervenir sereinement en cas de casse importante », détaille le responsable du service. Encore plus qualitative « L’usine répond bien entendu aux normes actuelles de qualité de l’eau potable. Elle permet de traiter efficacement la matière organique, les pesticides, la grande majorité des Pfas (ndlr : substances chimiques très surveillées), explique Thierry Chochon. Pour certaines molécules, l’ancienne usine n’était pas en mesure de répondre aux nouvelles normes des Pfas. » Tournée vers l’innovation En parallèle de sa construction, l’usine a été modélisée en 3D. « On peut y circuler de manière virtuelle, en taille réelle. On a fait des essais de maintenance sur des objets virtuels, annonce Thierry Chochon. Cet outil va aussi nous permettre d’organiser des visites virtuelles, notamment à destination des scolaires. »



La Place et vous :DES DIMANCHES SPORTIFS SANS COMPLEXE

Et si c’était le moment de se mettre en mouvement ? Le Conseil des sages propose des activités physiques sur la Place du 11-Novembre. Depuis ce mois de mars, la commission Rayonnement sportif et culturel du Conseil des sages donne rendezvous aux habitants pour des matinées sportives sur la Place du 11-Novembre. « L’idée est de faire du sport tous ensemble et d’amener des personnes éloignées de la pratique sportive à nous rejoindre », explique Jacqueline Dalibard, référente au sein de la commission. Les maîtres-mots sont plaisir, simplicité et bonne humeur. « On va bouger, s’amuser, s’assouplir ensemble sans complexe et en toute convivialité », s’enthousiasme-t-elle. Aux côtés des clubs sportifs La valse a commencé dimanche 1er mars avec un cours de body karaté animé par le club Laval Karaté 53. Deux autres dates sont au programme pour explorer d’autres disciplines. Judo intergénérationnel, taïso, qi gong, remise en forme, marche nordique… « Nous travaillons avec les associations sportives et les services de la Ville pour offrir une variété d’activités », précise la commission. Tout comme la Rétro JO qui avait rassemblé près de 3 000 personnes, il y a deux ans, à La Perrine, cette nouvelle proposition s'inscrit dans la programmation des Dimanches à Laval. Des séances ouvertes à tous, en famille, entre amis ou même en solo, qui promettent de grands moments de convivialité. Prochains rendez-vous : dimanche 26 avril (judo intergénérationnel et taïso) et dimanche 12 juillet, séance à 10h et à 11h. Gratuit.

BON À SAVOIR ! TOILETTES PUBLIQUES Une envie pressante alors que vous êtes en centreville ? Saviez-vous que des toilettes publiques gratuites sont accessibles rue de Strasbourg, à l’arrière du bâtiment des Halles de Laval (Place du 11-Novembre). Elles sont ouvertes 7 jours sur 7, de 6h à 22h. Malin !

PLUS VERTE MA VILLE : LA SECONDE VIE DES FEUILLES D'AUTOMNE

Et si les feuilles d’automne étaient utilisées comme matière première ? C’est ce que les services de la propreté urbaine et des espaces verts de la Ville ont mis en place cet hiver. Chaque automne, elles recouvrent trottoirs, parcs et jardins. Longtemps considérées comme un déchet à évacuer, les feuilles mortes sont pourtant une ressource naturelle biodégradable. Après une phase d’expérimentation concluante, la Ville a décidé de changer ses pratiques. Depuis l’hiver 2025-2026, une grande partie des feuilles est récupérée, utilisée et transformée pour protéger les sols, nourrir les plantations et enrichir les espaces verts de demain, comme à l’îlot de fraîcheur du quartier Ferrié. Plutôt que de les envoyer en enfouissement, la collectivité a mis en place une organisation spécifique pour leur collecte et leur revalorisation. « Nous avons pris le parti de récupérer le maximum de feuilles d’automne pour les revaloriser : c’est de la matière organique, donc c’est l’occasion d’en faire quelque chose », résume Marine Hemmer, responsable du service Propreté urbaine. Paillage naturel et protecteur Première action : réutiliser directement les feuilles séchées comme paillage naturel contre le froid. Après le nettoyage des voiries, elles sont rassemblées, broyées et déposées en tapis végétaux. « Cela nous a permis de pailler complètement les potagers des jardins familiaux et de les protéger pour toute la saison hivernale », précise-t-elle. Il est également utilisé dans plusieurs parterres municipaux, notamment aux Fourches, au Bourny ou au quartier Ferrié. Du compost pour demain Deuxième action : transformer les feuilles en compost pour les futurs aménagements. Déposées sur un site municipal, elles sont régulièrement retournées pour favoriser leur décomposition. Après 18 mois, elles deviennent un terreau naturel de qualité. Les déchets non réutilisables (branchages…) sont retirés et des analyses réalisées avant usage. Ce compost naturel "fait maison" servira notamment aux projets de végétalisation engagés par la collectivité. Écologique et économique, cette nouvelle organisation mobilise une trentaine d’agents municipaux. Face aux résultats encourageants, les pilotes de la démarche souhaitent, après analyse, l'étendre à d’autres secteurs comme la Place du 11-Novembre. « Ce qui est vertueux, c’est que nous avons des feuilles que nous pouvons réutiliser tout de suite pour faire du paillis et d’autres dont nous pourrons nous servir dans 18 mois. En recyclant nos déchets, tout le monde y gagne. »

CHIFFRES CLÉS : 414 m³ de feuilles collectées. 80 m³ utilisés en paillage. 74,5 tonnes enfouies en 2025 (contre 240 tonnes en 2024).

DÉMOLITION DU BÂTIMENT GREVAIN

Les travaux de réaménagement des espaces publics se poursuivent dans le quartier du Grand Saint-Nicolas. Depuis septembre, le premier chantier s’articule autour de trois axes majeurs : l’aménagement d’un parvis pour l’école Jules-Verne, la création d’une aire de jeux inclusive au sein de la Plaine d’aventure, ainsi que la restructuration de l’avenue Kléber, afin de mieux marquer l’entrée de cette dernière. Un autre chantier a été lancé fin janvier avec la transformation des abords de la maison de quartier. Le bâtiment Grevain, une ancienne friche commerciale située entre la maison de quartier et les commerces voisins, a été démoli. Bien que l’enseigne spécialisée en équipements informatiques ait disparu depuis longtemps, son nom restait indissociable de ce lieu. La parcelle terrassée et engazonnée va préfigurer le futur réaménagement des alentours de la maison de quartier. À l'été 2025, le conseil municipal a validé un projet global visant à repenser les espaces et bâtiments publics de ce secteur. Celui-ci inclut la réhabilitation et l’extension de la maison de quartier, dont l’entrée sera désormais orientée vers ce nouvel espace dégagé, conçu pour accueillir des activités en plein air. Les travaux intégreront également la rénovation des abords des commerces environnants.

BIEN TRIER, MODE D'EMPLOI

À Laval, bien trier ses déchets est simple grâce aux points d’apport volontaire (PAV). Au total, 277 conteneurs (enterrés, semi-enterrés ou aériens) sont à votre disposition, partout dans la ville. Répartis sur l'ensemble du territoire, les points d’apport volontaire se déclinent en différents formats : conteneurs enterrés ou semi-enterrés (92), conteneurs aériens (185). Selon les sites, vous pouvez y déposer les emballages et papiers (jaune), le verre (vert) et, parfois aussi, les ordures ménagères (gris). Les bons gestes à adopter Pour garantir un tri efficace et éviter les débordements, quelques réflexes simples font toute la différence. - emballages et papier : vider les emballages (sans les laver), ne pas les emboîter, les mettre en vrac dans le conteneur, penser à casser les cartons avant de les jeter. Entiers, ils peuvent obstruer l’ouverture et donner l’impression que le bac est plein. - verre : le dépôt est possible entre 6h et 22h. Attention : la vaisselle cassée, les bouchons et les couvercles ne sont pas autorisés. - ordures ménagères : la taille des sacs utilisés ne doit pas dépasser 50 litres. Au-delà de cette limite, ils ne passent plus dans les trappes. Vigilance renforcée Depuis l’automne, un dispositif de vidéo-protection est progressivement installé aux abords des PAV afin de repérer les dépôts sauvages au pied des conteneurs et d'identifier les auteurs. Plusieurs dizaines de procédures judiciaires ont déjà été engagées par les agents de la police municipale. La propreté de la ville est l’affaire de tous. En respectant les règles de gestion des déchets et en adoptant des comportements responsables, chacun contribue à préserver un environnement agréable et respectueux de tous. Et pour les encombrants ? Les points d’apport volontaire ne sont pas adaptés aux objets volumineux, spécifiques et dangereux. Pour vous en débarrasser, rendez-vous en déchèterie, où des agents vous guideront vers la benne appropriée. Si vous n'avez pas la possibilité de vous déplacer, vous pouvez aussi faire appel au service de collecte des encombrants (réservé aux particuliers), sur rendez-vous, les mardis et mercredis, en appelant le 07 66 74 44 46. Il vous en coûtera 20 € pour un volume maximal de 1,5 m3. Pour plus d'infos, contacter la direction des Déchets au 02 53 74 11 00 ou à dechets@agglo-laval.fr

BIO-DÉCHETS

Afin d'accompagner les habitants dans leur gestion des biodéchets, Laval Agglo propose des distributions gratuites de composteurs individuels. Si vous n'avez pas encore bénéficié d'un matériel de compostage, rendez-vous au Palindrome, 25 rue Albert-Einstein, le samedi 14 mars, à 10h et à 12h précises, muni d'un justificatif de domicile. Une information obligatoire de 45 min vous sera délivrée avant de recevoir votre équipement. Sans inscription. Plus d'info au 02 53 74 11 00 ou à dechets@agglo-laval.fr

HAIE SÈCHE AU JARDIN

Laval Agglomération propose des ateliers pratiques pour apprendre à créer une haie sèche à partir de branchages et de déchets verts. Une solution écologique qui permet de valoriser les tailles, tout en créant un abri esthétique et naturel pour la biodiversité. Chaque participant est invité à apporter un sécateur. À 14h30, le vendredi 13 mars, à la déchèterie de Laval, zone des Touches (stationnement à l'extérieur de la déchèterie), et le samedi 14 mars, au Jardin de la Perrine. Gratuit, sur inscription au 02 53 74 11 05 ou à romain.porcher@agglo-laval.fr



ACTION MUNICIPALE LES TRIBUNES

EXPRESSIONS : LES TRIBUNES

À l’approche des élections municipales, les trois groupes politiques ont fait le choix de ne pas publier d'expression politique dans ce numéro.

PROCHAIN CONSEIL MUNICIPAL

À Laval, comme partout en France, les élections municipales ont lieu les dimanches 15 et 22 mars. Conformément à la loi, la première réunion du conseil municipal doit se tenir entre le vendredi et le dimanche suivant le tour de scrutin à l'issue duquel le conseil aura été élu au complet. Si l’élection est acquise dès le premier tour, le conseil municipal d’installation se réunira entre le vendredi 20 et le dimanche 22 mars. En cas de second tour, cette séance se tiendra entre le vendredi 27 et le dimanche 29 mars. La date précise de cette séance d’installation sera communiquée très prochainement sur laval.fr ainsi que sur les réseaux sociaux de la Ville, à l’issue de l’élection. Le conseil municipal se tient à l’Hôtel de ville. Il est public et ouvert à tous. Pour celles et ceux qui ne peuvent pas se déplacer, la séance est également accessible en direct ou en différé sur la chaîne YouTube de la Ville.



DOSSIER - L'ART DE FAIRE VIVRE LE PATRIMOINE.

À Laval, l'histoire ne se limite pas aux vieilles pierres : elle se vit, se partage et se réinvente. Modélisation 3D des monuments, actions de médiation pour tous les publics, prêts d'oeuvres, valorisation des archives, mise en lumière des femmes dans l’espace public, street-art… Ces initiatives témoignent d’un héritage riche et pleinement ancré dans le présent. À travers l’engagement des acteurs du territoire, Laval affirme son identité de Ville d’art et d’histoire tournée vers l’avenir.

EN IMMERSION DANS L'HISTOIRE

Rendre visible l’invisible, ouvrir des lieux sans les transformer, attirer de nouveaux publics sans trahir l’histoire : à Laval, le patrimoine se réinvente grâce aux technologies immersives. Dans l’étroite tour maîtresse du château, et jusque dans les souterrains, Hugo Richir a progressé lentement, son scanner laser calé contre l’épaule. Soixanteseize marches étroites, un monument ancien, du matériel de pointe : l’équation est délicate. « C’est l’un de mes chantiers les plus compliqués », glisse le fondateur de vEdge, start-up spécialisée dans la réalité virtuelle. Pourtant, quelques semaines plus tard, l’intérieur du château est là, modélisé en trois dimensions, prêt à être exploré… sans avoir à gravir la moindre marche. Tour maîtresse du château, crypte, souterrains : les visites sont accessibles via smartphone, QR code ou casque de réalité virtuelle. Reconstitution historique À cette modélisation intérieure répond un autre regard. Celui de François Parmentier qui travaille sur la reconstitution numérique de Laval, mêlant prises de vues par drone et modélisation 3D. Laval en miniature : la Mayenne, le Vieux-Pont, les monuments emblématiques… tout a été recréé en 3D. « On peut s’y balader librement », explique le photographe, vidéaste et pilote de drone. Son travail complète celui d’Hugo Richir pour offrir une vision globale et immersive de sites parfois inaccessibles au public. Ces deux entrepreneurs locaux sont au coeur de Laval Urbex, un projet porté par la Ville de Laval qui explore de nouvelles façons de transmettre la mémoire des lieux grâce aux technologies immersives. Modélisation 3D, réalité virtuelle, prises de vues par drone : depuis deux ans, le patrimoine lavallois se dévoile ainsi autrement. Pour Hugo Richir, l’enjeu dépasse la prouesse technique : « L’idée est de mettre des technologies innovantes au service de besoins concrets, comme l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite ou la valorisation du patrimoine local. » La visite virtuelle devient alors une alternative essentielle. « Elle permet à des personnes âgées ou en situation de handicap de découvrir des lieux sans avoir à les transformer. » Capter de nouveaux publics Ancien animateur socioculturel, François Parmentier revendique une forte dimension pédagogique. « Les jeunes adorent les univers de jeux vidéo. Ramener ces codes au patrimoine, c’est un moyen de capter leur attention. » Son travail autour de la statue de Psyché, au jardin de la Perrine, en est un exemple marquant : modélisation 3D, moulages en silicone, ateliers participatifs… autant de manières de faire vivre une oeuvre autrement. « Pour les personnes en situation de handicap, toucher une maquette ou visiter virtuellement un lieu, c’est une expérience supplémentaire. » Cette collaboration s’est également enrichie de la participation du YouTubeur Nota Bene, qui prête sa voix aux points d’intérêt des parcours virtuels. Et le projet continue de s’étendre, avec notamment la modélisation du Quarante. En coulisses, la Ville de Laval accompagne et structure le projet. « Nous ne voulons pas seulement montrer des bâtiments, nous voulons faire vivre l’histoire », explique Stéphane Hiland, responsable du service Patrimoine et médiation. « Ces outils permettent d’ouvrir des espaces jusqu’alors inaccessibles, tout en respectant l’intégrité des monuments. » Pour Stéphane Hiland, Laval Urbex assume une ambition claire : « Faire du numérique une passerelle entre la mémoire du passé et les publics d’aujourd’hui, et donner envie de pousser les portes bien réelles du patrimoine lavallois. »

LABELLISÉE VILLE D’ART ET D’HISTOIRE. Labellisée Ville d’art et d’histoire par le ministère de la Culture depuis 1993, Laval fait partie d’un réseau national qui rassemble aujourd’hui près de 210 collectivités. Ce label prestigieux constitue un véritable levier d’attractivité touristique, tout en affirmant une ambition forte de valorisation et de transmission du patrimoine. L’obtention du label implique plusieurs engagements pour la Ville : la création d’un service dédié à la médiation du patrimoine, le déploiement d’actions d’éducation artistique et culturelle, la publication régulière de supports destinés au grand public, la promotion touristique du territoire et le recours aux nouvelles technologies pour renouveler les modes de découverte. Aujourd’hui, plusieurs agents du service Patrimoine et médiation de la Ville sont guides-conférenciers agréés par le ministère de la Culture, garantissant un haut niveau d’expertise. Encadrée par une convention décennale (dont le renouvellement est prévu dans les mois qui viennent), cette labellisation vise autant le développement touristique que la sensibilisation des habitants aux richesses patrimoniales locales. En 2025, le service Patrimoine et médiation de la Ville a organisé 824 visites, actions et animations, touchant 35 223 participants.

UN LEVIER D'INSERTION ESSENTIEL

Depuis près de quinze ans, les personnes détenues à la Maison d'arrêt de Laval participent à des actions de médiation sur le patrimoine local. Rencontre avec Rozenn Coconnier, chargée d'action culturelle justice au sein de l'établissement pénitentiaire. Quel est votre rôle à la maison d'arrêt ? Sous le pilotage du service pénitentiaire d'Insertion et de probation de la Mayenne (SPIP 53), ma mission consiste à coordonner, avec les partenaires du territoire, une programmation culturelle au sein de la maison d'arrêt, en déclinaison des priorités fixées par l'administration pénitentiaire. Le service Patrimoine de la Ville de Laval est l'un de mes interlocuteurs, tout comme Le Théâtre, le 6PAR4, le Zoom, Atmosphères 53, Lecture en Tête et bien d'autres… On réfléchit ensemble à ce qui peut être mis en place en détention, en cohérence avec ce que ces structures proposent au fil de la saison. C'est important de garantir aux personnes incarcérées leur droit culturel. Cela s'inscrit dans un parcours d'insertion et leur permet de garder un lien avec ce qui se passe à l'extérieur. Comment financez-vous ces actions ? Nous pouvons notamment déposer des dossiers de subvention auprès de la Direction régionale des Affaires culturelles, répondre à des appels à projets lancés par la Direction de l'Administration pénitentiaire, solliciter le ministère de la Culture dans le cadre de différents dispositifs. En fonction des financements accordés, on adapte notre programmation. Le service Patrimoine de la Ville intervient régulièrement dans vos murs. Comment se passent ses actions de médiation ? Une fois que nous avons élaboré ensemble un parcours sur une thématique donnée, je présente le projet aux personnes détenues grâce à des outils de communication. Elles ont ensuite la possibilité de s'y inscrire. Leur participation est basée sur le volontariat. Les ateliers, animés par Stéphane Hiland, responsable du service Patrimoine, peuvent prendre des formes diverses : pour les quatre-vingts ans de la Libération de Laval, il était venu projeter un film documentaire ; sur le chantier de fouilles de la place du 11-Novembre, il avait proposé aux personnes détenues de répondre à un quiz sur l'archéologie ; lors de l'exposition Mémoires d'eau, il avait apporté des extraits de cette expo… Comment les personnes détenues appréhendent-elles ces ateliers ? Elles sont très reconnaissantes vis-à-vis des intervenants qui font la démarche de venir à la maison d'arrêt. De manière générale, le patrimoine est une thématique qui plaît énormément. J'ai toujours beaucoup d'inscrits sur ces actions. Parfois, quand les personnes détenues sont originaires de Laval, un vrai échange se crée parce qu'elles savent précisément de quoi on parle. Et même lorsqu'elles ne connaissent pas le sujet abordé, il y a toujours énormément de questions. Dans le cadre de ce dispositif, vous arrive-t-il d'emmener des personnes détenues sur le terrain ? Oui, sous certaines conditions, nous pouvons emmener des petits groupes hors les murs. Nous sommes allés, par exemple, sur le chantier de fouilles de la place du 11-Novembre. La personne qui nous a accueillis a expliqué en quoi consistait le travail des archéologues, ce qu'ils avaient déjà trouvé et ce qu'ils allaient potentiellement en faire. C'est très important, pour les personnes détenues, de vivre ce genre d'expérience. Comment considérez-vous votre action auprès d'elles ? Pour moi, la maison d'arrêt est un quartier de la ville au sein duquel chacun, comme n'importe quel citoyen français, doit pouvoir accéder à la culture. C'est un levier d'insertion essentiel. Les personnes incarcérées sont privées de liberté, certes, mais elles doivent pouvoir continuer à accéder à la culture. Il en va de la réussite de leur sortie.

Environ 600 participations de personnes détenues aux actions culturelles. 134 personnes concernées au moins une fois par ces actions (Chiffres 2025)

L’ARCHÉOLOGIE, PREMIÈRE ÉTAPE DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

L'archéologie, un outil au service du présent ? Surprenant quand on pense d'abord aux fouilles qui exhument le passé. Pour autant, pas un projet d'aménagement ne voit le jour sans l'expertise des archéologues municipaux dès lors que le patrimoine de la ville est en jeu. « On a besoin de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. » Cette conviction, partagée par Samuel Chollet, responsable du service Archéologie et inventaire de la Ville de Laval, résume la philosophie d’une équipe devenue un partenaire incontournable pour les urbanistes et les aménageurs. Créé en 2005, ce service municipal dédié à l’archéologie préventive a pour mission d’identifier, de protéger et d'étudier les traces du passé menacées par les travaux, tout en accompagnant les porteurs de projets. Ancré dans la dynamique urbaine L’activité du service n’a cessé de croître, au rythme des transformations de la ville. « En 2012, nous avons mené notre première grande fouille sur la place de la Trémoille, se souvient Samuel Chollet, recruté comme second archéologue à la création du service. Puis sont venus les aménagements du nord-ouest lavallois, autour de Grenoux, et les suites de la cession du quartier Ferrié. » Aujourd’hui, l’équipe compte quatre archéologues titulaires, un effectif accru pour répondre à la demande croissante. « Nous travaillons en priorité pour la collectivité, mais nous intervenons aussi pour tout aménageur public ou privé, précise-t-il. Cela inclut les entreprises comme les particuliers. » Un exemple marquant ? La restauration d’une des plus anciennes maisons à pans de bois de l’Ouest de la France, située en plein coeur historique de Laval. « Entre 2019 et 2023, j’ai piloté la rénovation de cette maison, juste derrière la Porte Beucheresse, raconte Fabrice Collet, propriétaire. Le projet était complexe, avec des enjeux historiques, architecturaux et juridiques. Le service municipal d’archéologie a été un soutien précieux : il a facilité les échanges avec les différents acteurs, aidé à retracer l’histoire du bâtiment, et même apporté son concours à des études pour approfondir nos connaissances. » Le service Archéologie de Laval constitue un véritable atout pour la Ville. « Comme nous sommes identifiés par les acteurs locaux, les projets sont mieux anticipés, explique Samuel Chollet. L’archéologie n’est plus subie, mais intégrée en amont. » Résultat : certains chantiers ont pu être menés à bien dans les délais, simplement en ajustant leur localisation de quelques mètres pour éviter des fouilles coûteuses. Des gains concrets L’efficacité du service se mesure aussi en temps et en économies. « Pour le chantier de la place du 11-Novembre, le diagnostic a été réalisé en six à neuf mois, quand les autres opérateurs mettent douze mois en moyenne avant de pouvoir intervenir, souligne Samuel Chollet. Et les fouilles ont coûté deux fois moins cher qu’avec une entreprise extérieure. » Le tout avec une connaissance du territoire qui permet encore un gain de temps dans l'analyse des données. Une preuve supplémentaire que l’archéologie n’est ni un frein ni un luxe, mais une étape intégrée à l’aménagement

L'ART LAVALLOIS À LA CONQUÊTE DU MONDE

Deux oeuvres d’Henri Rousseau, conservées au Musée d’art naïf et d'arts singuliers de Laval (Manas), ont récemment traversé l’Atlantique. Prêtées à la Fondation Barnes de Philadelphie (États-Unis), elles poursuivent leur parcours au Musée de l’Orangerie à Paris où elles seront exposées du 25 mars au 20 juillet. En 2025, le Manas avait accueilli La Charmeuse de serpent. Un tableau de renom d’Henri Rousseau qui appartient au Musée d’Orsay de Paris et qui avait permis au musée lavallois de voir sa fréquentation augmenter de 30 %. Moins d’un an après, le Manas prête à son tour deux oeuvres du Douanier Rousseau à des musées d’envergure. Dans le cadre de l’exposition Henri Rousseau, a painter’s secret, la Fondation Barnes de Philadelphie a présenté une grande rétrospective du peintre né à Laval. Ces deux toiles, Vue de l'île Saint-Louis prise du pont Henri IV et Le Pont de Grenelle, ont traversé l’Atlantique en octobre dernier sous caisson isotherme. Elles sont aujourd'hui de retour sur le sol français. Avant de retrouver le Manas, elles seront exposées au Musée de l’Orangerie, à Paris, du 25 mars au 20 juillet, dans le cadre de l'exposition Henri Rousseau, l'ambition de la peinture. « Les prêts sont le quotidien des musées, mais là, c’est tout un chantier », sourit Clarisse Dire, directrice de la Lecture publique et patrimoine de la Ville de Laval et Laval Agglo. Lors d’un prêt, une institution en contacte une autre. Elle explique son projet, le temps d’emprunt, le choix des tableaux, etc. « Ensuite, on vérifie les conditions de sécurité, on échange sur les conditions de transports, les questions d’assurances… Le tableau part en convoyeur spécialisé. » Reconnu à l’international À leur arrivée à Philadelphie, les tableaux ont été scrutés. Un constat d’état est d’ailleurs toujours effectué par les régisseurs lors d’un prêt. « Un second constat est réalisé lorsque le tableau est décroché, avant de repartir. Les prêts internationaux sont relativement coûteux pour les institutions emprunteuses, précise Clarisse Dire, ravie de cette opération simultanée aux États-Unis puis à Paris. Cela nous conforte dans l’idée que nous sommes reconnus à l’international. Pour Rousseau, certes, mais aussi pour le musée ! » La dernière opération de ce type, pour le Manas, remontait à 2023, lors d’un transfert en Suisse. Raconter Rousseau à Laval En parallèle de ces expositions, le service Patrimoine, en lien avec le musée lavallois, travaille sur la création d’un parcours, via l’application Wivisites, pour « raconter Rousseau dans la ville où il est né ». Cette application permet de proposer des circuits de découverte accessibles à tous. « Il s’agit d’une visite en plusieurs points, accompagnés de commentaires écrits et audio », explique Clarisse Dire. Le parcours mettra en valeur la Porte Beucheresse, lieu de naissance du peintre, sa tombe au jardin de la Perrine, mais aura aussi un lien avec Paris et le quartier de la gare Montparnasse où se situaient plusieurs de ses ateliers, aujourd’hui disparus. Un projet qui prolonge, à Laval, le rayonnement de l’oeuvre d’Henri Rousseau.

L'HISTOIRE LOCALE À PORTÉE DE CARTES

Depuis plus de quarante ans, le Club cartophile de Laval et de la Mayenne explore la mémoire du territoire à travers la carte postale. Objets du quotidien devenus archives précieuses, ces images nourrissent notamment le travail du service Patrimoine de la ville. Dans la salle de la Tour Renaise, les albums s’ouvrent comme des livres d’histoire. Noir et blanc, sépia ou couleurs passées, les cartes postales circulent de main en main. Fondé en 1979, le Club cartophile de Laval et de la Mayenne rassemble aujourd’hui 34 passionnés autour de la carte postale ancienne, avec un intérêt particulier pour l’histoire locale. Une vingtaine de membres se retrouvent régulièrement pour partager leurs découvertes et documenter ces images du passé. « La carte postale a longtemps été un média à part entière, explique Jean-Yves Launat, président du club. Quand les journaux avaient peu de photos, c’est elle qui montrait les événements. » Recherches sur Laval et la Mayenne Si toutes les thématiques intéressent les collectionneurs, le club concentre ses recherches sur Laval et la Mayenne. Cartes politiques éditées par les députés mayennais, retour des prisonniers de la Guerre de 14-18, palais de l’Industrie aujourd’hui disparu, collégiale Saint-Michel devenue le Carrefour Market du boulevard Félix-Grat, tramway traversant le pont… chaque document constitue un témoignage historique. Certaines pièces sont de véritables trésors patrimoniaux : la Tour Renaise et le café qui s’y trouvait autrefois, les marchandes de cierges devant la basilique à Avesnières, métier aujourd’hui disparu, ou encore les ateliers de chaussures Champion, victimes d’un incendie. « On voit l’évolution de la ville, de l’urbanisme et des modes de vie. Une carte postale raconte toujours une histoire, soulignent les passionnés du club. Celle que je préfère, c’est toujours la dernière que j’ai acquise, sourit Jean-Yves Launat. Il y a le plaisir de l’objet, mais aussi la recherche : qui est représenté, à quelle date, dans quel contexte… » Acteur très impliqué Au-delà de la collection, le club joue un rôle actif dans la valorisation du patrimoine lavallois. Publications de bulletins, participation à des expositions, édition de cartes postales contemporaines comme la dernière consacrée à l’équipe professionnelle féminine de cyclisme de la Mayenne : la carte postale reste un outil de transmission. La revue du club, Carto-Mayenne, rédigée par Roland Bréchaud, trésorier de l’association, et une équipe de contributeurs, constitue une véritable mine d'or en matière d'histoire locale. Partenaire régulier du service Patrimoine de la Ville, le club prête et numérise ses collections, devenues de précieuses sources iconographiques. Cette année, dans le cadre d'un projet consacré aux deux cents ans de la photographie, une cinquantaine de cartes ont ainsi été mises à disposition. « L’âge d’or de la carte postale coïncide avec celui de la photographie, au début du 20e siècle. Elles permettent de raconter l’histoire de Laval », conclut le président. Club cartophile de Laval et de la Mayenne, Jean-Yves Launat, 02 43 56 96 56, jean-yves.launat@wanadoo.fr

LA VILLE S'ÉCRIT AU FÉMININ

À Laval comme ailleurs, les plaques de rue racontent l’histoire… mais surtout celle des hommes. Depuis plus de quinze ans, la collectivité s'est engagée à ce que les femmes – et notamment celles qui ont marqué la vie locale – soient davantage représentées. La toute dernière en date a été inaugurée en décembre 2025. Au Bourny, une rue porte désormais le nom de Sylvie Deslandes-Michel, médecin généraliste qui fut aussi adjointe au maire de Laval entre 2008 et 2014. Décédée en 2017, cette figure locale très engagée luttait pour l'égalité des droits entre les femmes et les hommes et contre les discriminations. Quelques mois auparavant, en juillet 2025, Suzanne Sens, autre personnalité marquante du territoire, avait été honorée avec la création d'une allée piétonne à son nom, dans le quartier d'Hilard. Disparue en 2023, cette institutrice, qui fut en poste à l'école voisine, était aussi une écrivaine reconnue. Autrice d'une vingtaine d'ouvrages, elle avait d'ailleurs été désignée comme l'une des cinquante femmes remarquables du département. En juillet 2024, à quelques enjambées de là, le nom d'une femme d'exception, sportive de haut niveau, a été donné au square créé en lieu et place de l'esplanade Marcel-Cerdan : Alice Milliat. Cette championne d'aviron, organisatrice des tout premiers Jeux mondiaux féminins, en 1922, a aussi milité auprès du comité international olympique pour que les épreuves d'athlétisme des JO soient ouvertes aux femmes. À Laval, si des noms de voies avaient déjà été attribués par le passé à des femmes, il s'agissait essentiellement des personnalités de la famille seigneuriale, comme Béatrix de Gâvres ou Anne d’Alègre, qui ont respectivement vécu au Moyen Âge et à la Renaissance. Place aux femmes engagées Il faudra attendre le tournant des années 2010 pour qu’un réel mouvement de féminisation se mette en place. Les patronymes de personnalités plus contemporaines et engagées commencent alors à apparaître. Objectif : donner de la visibilité à des femmes inspirantes, qu'elles soient scientifiques, artistes, résistantes, militantes… Ainsi, en 2010, la rue Daniel-OEhlert, du nom du célèbre paléontologue et géologue lavallois, est modifié pour y ajouter le prénom de son épouse Pauline, scientifique de haut vol, elle aussi, qui travaillait à ses côtés. Deux ans plus tard, pour saluer la mémoire d'Anna Politkovskaïa, journaliste russe assassinée en 2006, la Ville inaugure la promenade située au pied des remparts à son nom. En 2019, à Saint-Nicolas, le nom de Myriam Lepert-Giraud, figure des droits des femmes sur le territoire et cheville ouvrière des Foulées d'octobre rose, décédée en 2014, est donné à une rue du quartier Saint-Nicolas. Les Lavallois sont alors invités à faire part de leurs suggestions pour féminiser les noms de rues. C'est ainsi qu'en 2020, la voie créée pour mener au futur Espace Mayenne prend le nom de Joséphine Baker, tandis que, quelques mois plus tard, une rue du quartier Ferrié, près de la maison des associations, est dédiée à Gisèle Halimi. Au-delà de la simple signalisation urbaine, il s’agit bien de rééquilibrer la mémoire collective et de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, en envoyant un message sur la place des femmes dans la société. Un symbole fort, qui continue de transformer la ville.

LES 7 FAMILLES SE RÉINVENTENT

La précédente édition datait de 2019. Le Jeu des 7 familles "version Laval", imaginé par le service Patrimoine et médiation de la Ville, se refait une beauté. Une nouvelle version de ce jeu de cartes familial est en préparation. Son objectif : faire découvrir de manière ludique, via des cartes illustrées, les richesses architecturales locales. De nouvelles familles y feront leur entrée, chacune étant consacrée à une période historique spécifique. Côté bâtiments patrimoniaux, plusieurs petits nouveaux sont annoncés, parmi lesquels Le Quarante, tiers-lieu culturel implanté dans l'ex- Crédit Foncier de France, rue du Britais, ainsi que les Halles de Laval, érigées sur la place du 11-Novembre. Un peu de patience, toutefois : le jeu, dans sa nouvelle version, devrait être officiellement présenté lors des prochaines Journées européennes du patrimoine, les samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026.

TÉMOINS VIVANTS DU PASSÉ

Le patrimoine ne se limite pas aux pierres et aux monuments. Il s’incarne aussi dans la nature, et plus particulièrement dans les arbres, témoins silencieux de notre histoire. À Laval, ces géants végétaux font partie intégrante de l’identité de la ville. Au coeur de ce patrimoine vert, le jardin de la Perrine se distingue comme un joyau. Avec 175 000 visiteurs chaque année, le site classé parmi les Beaux jardins de France attire autant par sa beauté que par sa richesse botanique. Créé au 19e siècle, il abrite la plus grande collection d’arbres remarquables de Laval. Mais qu’est-ce qui rend un arbre "remarquable" ? Plusieurs critères entrent en jeu : la rareté de l’espèce, son âge vénérable, ses dimensions imposantes ou encore la singularité de son tronc. Dès l’entrée du jardin, un chêne vert s’impose comme une figure emblématique. Son port en parasol et ses 130 ans d’existence en font un spécimen aussi majestueux qu’historique. Comme lui, de nombreux arbres plantés à la fin du 19e siècle ont traversé les décennies, dépassant allègrement le siècle d’âge. L'histoire du jardin joue aussi. « Certains arbres doivent absolument figurer dans un jardin comme le nôtre, explique Thierry Théot, responsable du pôle Connaissance du végétal et adaptation à la Ville de Laval. Nous avons le devoir de préserver ces essences pour leur valeur historique. » D’autres, plus rares, y trouvent également refuge, protégées par ce cadre exceptionnel. Le cimetière de Vaufleury et la Plaine d’Aventure abritent eux aussi des arbres remarquables. « Ces lieux offrent un sol et un espace propices à leur développement, souligne Apolline Mansuy, responsable des Espaces verts urbains. Le cimetière a été créé en 1881 avec une volonté d'offrir une transition harmonieuse entre le monde des vivants et celui des morts, grâce à cette esplanade arborée. » Ces arbres, véritables trésors vivants, bénéficient d’une attention particulière. « Nous limitons nos interventions, car leur âge les rend plus vulnérables aux tailles », précise Apolline Mansuy. La Ville ne se contente pas de préserver : elle prépare aussi l’avenir. En ce mois de février, un jeune Cèdre du Liban a été planté au jardin de la Perrine. Dans un siècle, peut-être remplacera-t-il un de ses aînés, déjà classé comme remarquable.

LES METIERS DE LA VILLE

GARDIENNE DE LA MÉMOIRE COLLECTIVE

Depuis janvier 2024, Léna Auduberteau, 31 ans, dirige le service des Archives municipales et communautaires. Entre conservation minutieuse, valorisation du patrimoine et accueil du public, elle explore chaque document avec curiosité. Les métiers de la Ville Rue Prosper-Brou, la mémoire de la Ville tient dans 1,8 km linéaire d’archives… et dans le regard avisé de Léna Auduberteau, toujours surprise à l’ouverture d’une boîte. Son service gère au total 2,5 km linéaires d’archives de la Ville et de Laval Agglomération. Née à Rennes en 1994, celle qui a grandi à Fougères est tombée très tôt dans l’histoire… et dans les archives. Après des études en lettres et histoire à Nantes, elle découvre l’univers des archives pendant son mémoire sur les relations franco-marocaines durant la guerre d’Algérie. « J’ai été fascinée par les documents diplomatiques », se souvient-elle. Une révélation qui la conduit à se spécialiser en archivistique et à décrocher son diplôme en 2018. Léna a d’abord travaillé comme archiviste contractuelle dans le Maine-et-Loire, avant de rejoindre, en 2020, la Ville de Laval « pour intégrer un service structuré et avoir des collègues archivistes. » Depuis, elle dirige un service de quatre personnes qui gère 2,5 km linéaires de documents et douze magasins d’archives répartis sur différents sites. Les cinq missions de l'archiviste Le quotidien de l’archiviste repose sur cinq missions : conseiller les services producteurs d’archives, collecter et classer les documents, instruire les éliminations, conserver et valoriser les fonds. « On ne se doute pas de ce qu’abrite le bâtiment, glisse-telle avec un sourire. J’en apprends tous les jours sur Laval, son agglomération et le fonctionnement de la collectivité. » Les archives de Laval sont une mine d’or pour qui sait les explorer : photographies aériennes des années 1960, archives de Robert Buron lorsqu’il était ministre, bulletins municipaux depuis 1962… « Quand on recherche un événement, l’histoire d’un monument ou d’un quartier, un permis de construire ou des traces de sa famille, c’est fascinant, raconte Léna. J’ai d’ailleurs retrouvé des informations sur mon arrière-grandpère et mon grand-père qui ont vécu à Laval. Mon grand-père a même fait don de photos de la ville datant de la fin des années 1940-début des années 1950. Les particuliers peuvent enrichir nos collections en faisant don de photos, lettres ou documents. » Mais le travail ne se limite pas aux documents papier. L’équipe doit désormais gérer une quantité croissante de documents numériques. La conservation électronique, la valorisation en ligne, les expositions temporaires, la visite des lieux font partie de la mission. Depuis deux ans, le service accueille également des scolaires. Objectif : faire connaître le service et les fonds dont il a la charge. Léna accorde une grande importance à l’accueil du public en salle de lecture. « Quand les visiteurs repartent avec une réponse, c’est gratifiant. On a le sentiment d’avoir servi l’histoire et la mémoire de notre ville », confie-t-elle. Archives municipales et communautaires, 1 rue Prosper-Brou (entrée au fond de la cour), 02 43 49 85 81, archives@laval.fr Consultation en salle de lecture, sur rendez-vous : mercredi de 9h à 12h et de 14h à 17h, jeudi et vendredi de 14h à 17h.

L'INFO MUNICIPALE EN LIGNE. Parmi les 57 000 documents (photos, affiches, plans, délibérations…) accessibles sur le site des Archives, saviez-vous qu'on peut trouver les bulletins municipaux de Laval depuis 1962 ? Ceux publiés entre 1962 et 1992 ont été récemment numérisés. N'hésitez pas à vous connecter, vous y découvrirez ce qui faisait l'actualité municipale à l'époque. https://archives.laval.fr

LA VILLE PREND DES COULEURS

Il s'empare des rues, des façades, des friches pour réveiller des lieux chargés d'histoire. En mêlant création contemporaine et mémoire locale, l'art urbain rend le patrimoine vivant visible et accessible à tous. Depuis bientôt dix ans, plusieurs collectifs ont été sollicités pour (re)donner des couleurs à la ville. En 2022, un manifeste du street-art a même été signé, à l'initiative de la Ville. Élus, associations, mécènes privés et publics se sont engagés à soutenir et développer l'art urbain. Aujourd'hui, des créations originales, parfois décalées, s'exposent sous nos yeux. En voici quelques-unes.
Décors animaliers à Ferrié. Sur l'ancien site militaire de la caserne du même nom, le quartier Ferrié – aujourd'hui labellisé ÉcoQuartier – poursuit sa mue. Libéré par l’Armée en 2011, l'espace de 53 hectares accueille des logements, des services, des espaces verts et une nouvelle place centrale inaugurée en 2024. Terrain d'expression du street-art, il donne à voir des oeuvres monumentales mêlant art, écologie et renouvellement urbain. L'artiste niçois Harry James y a réalisé plusieurs décors animaliers : sur les contremarches de l'escalier menant à l'agence France Travail apparaît un guépard, tandis que sous le pont de chemin de fer de la rue de Fougères se déploie un tigre. Dans son pelage, le nom de la ville s'inscrit en lettres capitales.
"Huppe fasciée" aux Horizons. À Hilard, la résidence des Horizons, gérée par Méduane Habitat, a fait l’objet d’une rénovation d’ampleur portant sur 184 logements, à la fin des années 2010. En 2024, l’artiste peintre muraliste Adec y a réalisé, avec la participation des habitants, la fresque "Huppe fasciée", illustrant le rôle que peut jouer l’art urbain dans le vivreensemble et dans l’action des bailleurs sociaux.
Quartier de la Filature : de l'industrie au paysage. Aujourd’hui paisible, le quartier de la Filature cache un passé industriel intense. Ici, les grandes usines textiles de Bootz ont fait battre le coeur ouvrier de Laval pendant de très nombreuses années. Depuis la fin des années 1970, la production a cessé et les bâtiments ont été rasés en 1989. Le site s’est depuis transformé en un espace de reconquête urbaine tourné vers la Mayenne.
Scomam : de l'usine à la culture. Implantée en 1935 à Laval, l’usine Scomam (Société de construction mécanique et aéronautique de la Mayenne) a employé jusqu’à 1 000 personnes au début de la Seconde Guerre mondiale. Après le départ de l'activité industrielle, le site s’est réinventé. Aujourd’hui, il offre des lieux d'exposition, accueillant de nombreuses associations et acteurs culturels. C'est aussi un lieu majeur d'expression du street-art qui a notamment été investi par le collectif d'artistes lavallois et mayennais Good Good Moods.
L'esprit du Douanier Rousseau à Saint-Nicolas. La rue du Mortier dévoile une fresque aux formes géométriques signée par l’artiste bordelais Jibé. Réalisée en 2022 sur la façade d’un immeuble géré par Méduane Habitat, cette oeuvre s’inspire de l’univers onirique du Douanier Rousseau. Fruit d’un appel à projets lancé par le bailleur social, cette fresque habille l’entrée du quartier, ajoutant une touche de poésie à l’espace urbain.



VIVRE À LAVAL

VIVRE A LAVAL : LES RENDEZ-VOUS DE L’ÉGALITÉ

Les Rendez-vous de l’égalité donnent à voir la richesse des initiatives locales en faveur des droits des femmes et de la lutte contre les discriminations. Jusqu'à fin avril, cette programmation, coordonnée par la Ville, rappelle que ce combat collectif, inscrit dans le temps long, nécessite une vigilance constante. « Ces rendez-vous sont essentiels pour rappeler que les droits ne sont jamais définitivement acquis. Ils permettent de transmettre une histoire, de croiser les regards et de mobiliser toutes les générations autour des enjeux d’égalité », souligne Bénédicte Moreau, chargée de mission égalité femmes-hommes et lutte contre les discriminations à la Ville. Contes revisités Parmi les temps forts de cette édition 2026, le spectacle anti-sexiste Contes à Rebours de Typhaine D, sera donné vendredi 3 avril, à 14h. Et la représentation sera gratuite. Sur la scène du Théâtre de Laval, entre slam, poésie et humour, l’artiste détournera les contes de fées traditionnels pour interroger les imaginaires sexistes et réfléchir aux violences faites aux femmes. « Typhaine D incarne une approche artistique et pédagogique engagée en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les violences sexistes », souligne Bénédicte Moreau. Mesurer le chemin parcouru… La réalisation d’un court-métrage intergénérationnel, porté par le CIDFF 53, association pour l'accès aux droits des femmes, illustre aussi pleinement cette volonté de sensibilisation et de transmission. Il s’inscrit dans une démarche de mémoire et de dialogue entre générations. Il donne la parole à des femmes et des hommes mayennais aux parcours divers, rappelant que les droits des femmes sont le fruit de luttes longues et collectives. Joséphine Leroy Marteau, 20 ans, étudiante en droit et présidente de Échangeons nos rôles, y témoigne : « Revenir sur l’histoire des combats féministes permet de mesurer le chemin parcouru, mais aussi tout ce qu’il reste à faire, notamment face au harcèlement de rue, aux violences sexistes et aux questions de consentement. » À ses côtés, Nolann Ménard-Portier, 18 ans, en classe de terminale au lycée Douanier- Rousseau, et secrétaire de l’association, affirme l’importance de l’engagement masculin : « Je suis féministe. Les acquis des luttes féministes bénéficient aussi aux hommes. Mon rôle, c’est de sensibiliser mes pairs, sans monopoliser la parole. » Créé en 2023, leur mouvement, devenu association loi 1901 l'année dernière, organise notamment une marche contre le harcèlement de rue le samedi 7 mars. … Et rester vigilants Le court métrage donne également la parole à Madeleine Bouttier, 83 ans, fondatrice et ancienne présidente du CIDFF en Mayenne. « Dans les années 1970, on parlait de condition féminine avant de parler de droits des femmes. Nous nous sommes mobilisées face aux inégalités salariales, aux difficultés d’accès à l’IVG et à l’absence de reconnaissance des droits. » Si des avancées majeures ont été obtenues, elle alerte sur les menaces actuelles : montée du masculinisme, hausse des féminicides, remise en cause de droits fondamentaux. « Les droits acquis doivent être défendus », insiste-t-elle. Jusqu'à fin avril, les Rendez-vous de l’égalité se déclinent en spectacles, expositions, projections, rencontres et actions de terrain, affirmant la mobilisation collective du territoire.



CHORISTES RECHERCHÉS

Vous aimez chanter ? Vous vibrez encore sur Il suffira d’un signe, Je te donne, ou Encore un matin ? Alors cette aventure est faite pour vous ! Un projet musical hors du commun arrive à Laval : 400 choristes sont recherchés pour faire revivre les plus grandes chansons de Jean-Jacques Goldman, à l'occasion d'un concert exceptionnel qui sera donné le 14 février 2027, à l'Espace Mayenne. Sur scène, quatre grandes voix solistes et 400 choristes seront réunis pour un spectacle porté par l’émotion, l’énergie collective et le plaisir de chanter ensemble. Vibrant et fédérateur Pas besoin d'être forcément un spécialiste de la chanson pour intégrer l'aventure. « Nous recrutons des volontaires, qu'ils soient membres d'une chorale ou qu'ils aient simplement envie de chanter » , explique Michaël Cavalier, chef de choeur et directeur artistique de Tout fa pour fa et de Pas d'hom ? Pas d'hom !, deux groupes vocaux lavallois. Il pilote le recrutement des participants pour le concert du 14 février 2027. Les choristes recherchés peuvent habiter à Laval ou ailleurs en Mayenne. Les répétitions démarreront en septembre prochain à Laval et à Villiers-Charlemagne. Pour en savoir plus, rendez-vous sur https://500voix.com/ et pour vous inscrire : https://500voix.com/goldman-chef-copy/

QUEL AVENIR POUR LE MANOIR DE LA COCONNIÈRE ?

Joyau discret du patrimoine lavallois, le manoir de la Coconnière est au coeur d’une réflexion collective sur son avenir. Pour ouvrir le dialogue, l’association “Bien vivre avec le patrimoine bâti et naturel autour du ruisseau Saint-Nicolas“ propose une balade suivie d’ateliers participatifs, jeudi 30 avril, à la salle familiale du Pavement. « Dès 17h30, nous emmènerons le public à la découverte du "triangle d’or" du patrimoine local, sur les traces des tisserands, marchands de toile, seigneurs de la Coconnière et meuniers du ruisseau Saint-Nicolas », explique Pierre Moreau, membre de l'association. Deux haltes – rue du Pavement, près des maisons de tisserands et face au 14 rue Jeanne- Jugan, devant le manoir – permettront d'appréhender un parcours audio et visuel conçu par des étudiants en BUT Métiers du multimédia et de l’internet à Laval, enrichi par les voix d’enfants du quartier (prévoir téléphone et écouteurs). Nourri des recherches de Marie-Thérèse Houel et de l’historienne Jocelyne Dlousky, ce récit sera également publié et proposé à la vente le jour même (10 €). De 18h20 à 19h30, place aux ateliers de partage d’idées pour imaginer collectivement le devenir du manoir. Balade et ateliers sur inscription au 07 82 64 64 02 ou sur www.manoir-coconniere-laval.fr



MON QUARTIER À DU TALENT

LE BOURNY : EN DUO AU SERVICE DES AUTRES

Le bénévolat fait partie intégrante de la vie de Martine et André Peltier, un couple de retraités bien connus du quartier du Bourny. Ils sont tous les deux très investis auprès de nombreuses associations lavalloises. Depuis des années, ils donnent de leur temps pour faire vivre les associations et les événements locaux. Du don du sang aux Bouchons d’amour, des courses sportives au carnaval du Bourny (dimanche 29 mars), en passant par les Motards ont du coeur (dimanche 7 juin), leur engagement est à la fois discret et indispensable. Au pied des courses Sportifs eux-mêmes, Martine et André sont présents sur de nombreuses courses cyclistes ou pédestres : semi-marathon de Laval (dimanche 8 mars), Ekiden (dimanche 15 mars), Boucles de la Mayenne (du 28 au 31 mai), Ronde mayennaise, cross corpo… Lorsqu’ils ne participent pas eux-mêmes aux épreuves, ils en assurent la sécurité en tant que commissaires, signaleurs ou ravitailleurs. « Moi, j’aime les points chauds, les carrefours, là où il y a de l’action », sourit André, ancien agent de sécurité, habitué aux consignes strictes du Tour de France. Martine, elle, se charge des zones plus calmes ou du ravitaillement. « Sans bénévoles, il n’y aurait pas d’activités », rappellent-ils humblement. Piliers du social Le coeur sur la main, ils sont aussi solidaires. Viceprésident des Bouchons d’Amour en Mayenne, André s’attache à récolter le plus de bouchons possibles. Avec son épouse, il trie chaque semaine des bouchons destinés au recyclage pour financer du matériel pour les personnes en situation de handicap et venir en aide à d’autres associations. En octobre dernier, 13 tonnes d'opercules en plastique ont ainsi été récoltées dans différents magasins et déchetteries du secteur. Le don du sang est aussi une cause chère aux yeux de Martine et André. Depuis plus de cinquante ans, tous deux participent régulièrement aux collectes et s’investissent pour que d’autres le fassent à leur tour. Chaque mois, le couple parcourt le quartier à pied, jusqu’aux Fourches et la rue de Bretagne, pour distribuer dans les commerces et lieux publics les affiches indiquant les dates de la prochaine collecte. « On connaît tout le monde ici, ça fait 42 ans qu’on habite au Bourny », explique Martine. Les deux Lavallois participent aussi chaque année, depuis 25 ans, aux Motards ont du coeur pour sensibiliser le grand public au don d’organes et de moelle osseuse. Un agenda bien rempli Mariés depuis plus de cinquante ans, les deux septuagénaires ne s'ennuient jamais : bénévolat, sport, jardin, rénovation de la maison… Sans oublier la pétanque, le lundi, pour monsieur. En décembre dernier, André a même enfilé le costume de Père Noël, à la Maison de quartier du Bourny, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Toujours prêt à rendre service. Seuls quelques jours de vacances en juin ou en septembre viennent ralentir le rythme de ce duo très investi. Ce que Martine et André apprécient le plus dans le bénévolat, ce sont les rencontres et la convivialité. « On aime le contact avec les gens, rendre service et faire vivre les événements ! »



UNE SALLE D'ARMES À LA POINTE

Au Palindrome, les épéistes du Cercle d'escrime s'adonnent à leur passion dans un cadre agréable. Les pistes de la salle d’armes Laura Flessel, qui accueille le club depuis bientôt trente ans, ont été rénovées. Installée depuis 1998 au centre multi-activités (CMA), la salle d’escrime et ses dix pistes ont bénéficié de travaux, fin 2025. Elles se sont parées d’un nouveau revêtement, permettant d’améliorer l’adhérence de ses pistes et le confort des tireurs. « Il était vraiment nécessaire de remettre à jour aussi bien les pistes que les fils aériens. Maintenant, nous avons une salle au top ! », se félicite Benoît Pincemaille, le doyen du club, qui en était président à l’époque de l’installation au CMA. S’affronter, s’entraider et progresser Fondé en 1954 par les militaires de la caserne Corbineau, le Cercle est aussi un lieu de rencontre. Lucie Robert, présidente depuis deux ans, est arrivée avec l’envie de s’investir et de faire de nouvelles connaissances. Les cours d’escrime, dispensés par le maître d’armes, ont lieu tous les mercredis. À 19h30, une vingtaine d’épéistes adultes, dont Lucie, se retrouvent pour s’affronter, s’entraider et progresser dans le respect de l’autre. « On a l’impression d’enfiler un costume et de devenir quelqu’un d’autre. C’est un sport complet qui permet vraiment de se défouler », confie la jeune femme. Toujours le vent en poupe En septembre 2024, dans le sillage des Jeux olympiques de Paris, le club a enregistré une forte hausse du nombre de ses licenciés. « Nous sommes passés de soixante-dix membres à une centaine. Tous les cours étaient complets, notamment celui des plus jeunes », précise Lucie. En piste, masque sur la tête et épée à la main, les tireurs se saluent avant de se mettre en garde. La salle d’armes Laura Flessel a vu parer bien des tireurs, amateurs passionnés comme compétiteurs remarquables, de niveau régional, national, et parfois même international. Au-delà de la performance, le club s’attache avant tout à « ce que les adhérents prennent du plaisir », comme le confie Benoît, le vétéran. Fort de cinquante ans de pratique, le septuagénaire anime bénévolement des séances d'entraînement le vendredi et continue de participer à des compétitions en France et à l’étranger. « J’avais encore la possibilité de faire peur à mes adversaires… », s’amuse celui qui a terminé numéro un européen dans sa catégorie, il y a deux ans. Comptant aujourd’hui quatre-vingts adhérents, le Cercle d’escrime de Laval, qui accueille les épéistes dès l’âge de cinq ans, recrute de nouveaux membres tout au long de l'année. À noter : le dimanche 12 avril, le traditionnel challenge Alfred-Jarry opposera des clubs venus de l’Ouest et de toute la France. Près de 200 tireurs pourront y être accueillis, grâce aux 18 pistes déployées au sein du Palindrome.

LE SAVIEZ-VOUS ? L’escrime a été le premier sport à disposer d’une salle dédiée au Palindrome. Ancien centre commercial, la salle d’armes abritait autrefois un rayon boucherie, fruits et légumes. Elle a été inaugurée par Laura Flessel en 1998, peu avant qu’elle ne décroche son premier titre de Championne du monde.



COMMERCES.

AVRIL, COSMÉTIQUES BIO

Depuis le 27 novembre 2025, la boutique Avril a ouvert ses portes rue du Général-de-Gaulle. Et dès que l'on en franchit le seuil, le ton est donné : lumière douce, carrelage vert profond, arches arrondies... Dans ce décor soigné et contemporain, tout invite à prendre le temps et à se laisser guider. À la tête de la boutique, Laure accueille les clients aux côtés de Shaylina, conseillère de vente. Commerçante depuis de nombreuses années, elle attache une importance particulière au conseil et à l'écoute. « On veut que chacun se sente à l'aise et reparte avec des produits vraiment adaptés à son quotidien » confie-t-elle. Née à Lille, Avril est avant tout une marque de cosmétiques bio à des prix accessibles, pour les femmes, les hommes et toute la famille. Visage, corps, maquillage, hygiène ou cheveux : l'offre est large et évolue au fil des saisons. À l'approche du printemps, la boutique met notamment en avant les soins hydratants, nourrissants et vitaminés. Les produits sont majoritairement fabriqués en France (85 %, le reste en Italie). Voici une adresse qui invite à prendre soin de soi en toute simplicité. Ouvert le lundi, de 14h à 19h et du mardi au samedi de 10h à 19h. 13, rue du Général-de-Gaulle - 09 72 21 66 59

BISOU, BAR À VIN, COCKTAILS ET BIÈRES

Discrètement situé place Saint-Tugal, le bar Bisou cultive une atmosphère singulière. Anciennement connu sous le nom La Nef, le lieu a été repris en septembre dernier par Stéphane Hubert, que beaucoup surnomment "Bébert". Il a choisi de faire évoluer le lieu sans en bouleverser l'âme. « La Nef, c'était un endroit que les Lavallois aimaient beaucoup. J'ai voulu conserver cet esprit convivial et chaleureux », explique-t-il. Pensé comme un lieu accueillant et intimiste, Bisou séduit une clientèle majoritairement trentenaire et plus, attachée à une ambiance détendue. Ouvert de 17h à 1h, le bar vit au rythme des fins de journée qui se prolongent naturellement. Si les cocktails restent au coeur de la carte, l'offre s'est élargie avec une belle sélection de vins et de la bière pression et des mocktails (cocktails sans alcool). Une attention particulière est portée aux produits français et locaux : cavistes mayennais, spiritueux et bières français... sans oublier les planches de charcuterie et de fromages issus de producteurs du territoire. Ouvert du mardi au vendredi, de 17h à 1h ; et le samedi, de 11h à 15h et de 18h à 1h. 9, place Saint-Tugal – 02 85 65 94 75

MAISON AMIS, PRÊT-À-PORTER MASCULIN

Une nouvelle boutique a fait son apparition dans la rue de la Paix : Maison Amis. Ouvert depuis mars dernier, ce concept store séduit par sa sélection pointue mêlant prêt-à-porter, chaussures et accessoires, pensée avant tout pour l'homme, avec également quelques ensembles mixtes. Dès les premiers pas, on découvre un vestiaire contemporain, construit autour de marques engagées à forte identité, pour beaucoup parisiennes. La majorité des pièces est confectionnée en Europe, notamment au Portugal. Parmi elles : Serafini, Veja, Axel Arigato, Autry, American Vintage, Maison Kitsuné, A.P.C., Maison Labiche ou encore Isabelle Marant. Comme l'explique Narayan, responsable de la boutique : « L'idée est vraiment d'amener des marques mode et tendance accessibles pour tout le monde ». Maison Amis habille une large palette de silhouettes, du XS au XL, voire XXL selon les marques, avec une attention particulière portée aux coupes et aux matières. Une adresse qui donne envie de revoir son vestiaire... pièce par pièce. Ouvert le lundi de 14h à 19h, du mardi au vendredi de 10h30 à 12h30 et de 14h à 19h et le samedi de 10h à 19h. 9, rue de la Paix – 06 07 32 63 58

TENTATION RECORDS, DISQUES D'OCCASION

Un nouveau lieu dédié à la musique s'est installé rue du Val-de-Mayenne. Tentation Records est né de la passion de Pierre Rospabé, collectionneur de disques depuis plus de dix ans. Développée sur internet, son activité a fini par dépasser les murs de son domicile, l'amenant à ouvrir un espace où l'on peut fouiller, discuter et prendre le temps d'écouter. « C'est vraiment la vente en ligne qui m'a amené vers le magasin. J'avais beaucoup de stock chez moi et je me suis dit : pourquoi ne pas proposer directement ces disques aux Lavallois ? », confie-t-il. Ici, près de 10 000 vinyles attendent les curieux, avec un choix large et éclectique, du rock au jazz, en passant par la chanson française ou le classique, aux côtés de quelques pièces de collection. Une sélection de CD vient compléter l'offre. Le tout est majoritairement d'occasion, à des prix accessibles pour se faire plaisir sans hésiter. Ouvert trois jours par semaine, Tentation Records séduit déjà une clientèle locale... et au-delà. Ouvert le mercredi, de 14h à 19h ; le vendredi, de 14h à 19h ; et le samedi, de 11h à 18h. 56, rue du Val-de-Mayenne - 06 51 84 67 27



SORTIR A LAVAL

SORTIR A LAVAL : NOUVELLE TEINTE POUR LES PREMIÈRES PLUMES

La 34e édition du Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines qui se tiendra du 26 au 29 mars, au Quarante, aura une identité visuelle particulière. Pour préparer la décoration, de grands mobiles d'origamis ont été fabriqués. Organisatrice de l'événement littéraire, l'association Lecture en Tête a fait appel à ses bénévoles pour créer environ 1 000 grues roses qui seront suspendues dans le hall et au premier étage du Quarante. Trois ateliers ont été proposés au local de la Grande rue, siège de l'association. Certains bénévoles en ont aussi réalisé chez eux. Cela représente 50 heures de travail au total pour une vingtaine de bénévoles. L’idée : faire en sorte que le tiers-lieu culturel prenne les couleurs du festival, tout en apportant une touche scénographique joyeuse. Comme une déclinaison de l’affiche aux tons roses avec ses arbres naissant dans du papier. Entre pliage et lecture Ce mardi, ils sont une dizaine de bénévoles à fabriquer patiemment des origamis. Nicole connaît Lecture en Tête depuis très longtemps : « Ce qui m’a donné envie de participer, c’est le souhait d’aider l’association pour cette réalisation en faisant quelque chose de manuel. De plus, je fais partie des adhérents qui réalisent la sélection des premiers romans, il m’en reste deux à finir pour la sélection de cette année. Confectionner des grues en pliage, ça change, ce n’est pas évident et je n’ai pas eu le temps de m’entraîner ! », ditelle dans un sourire. À ses côtés, Martine, adhérente depuis quatre ans, trouve « naturel, en tant que bénévole, d’aider au bon fonctionnement du festival ». Elle ajoute : « Les origamis, c’est une bonne idée pour prendre possession des lieux. Je visualise très bien ce que ça donnera pour avoir déjà vu ce genre d’installation. D’ailleurs, j’aime beaucoup l’affiche. C’est une manière de s’en emparer, sous une autre forme. Mais ce n’est pas évident à fabriquer, j’ai fait pas mal d’essais et j’ai apporté des croquis pour m’aider à chaque étape du pliage. J’en ai réalisé cinq pour l’instant. » Chacun avance à son rythme et dans une bonne ambiance. Pour Alain, adhérent depuis sept ans, « l’atelier origami, c’est amusant. Je me suis lancé ! J’en ai fait une dizaine en une heure. C’est nouveau pour moi, c’est sympa, on est entre nous. Je serai content d’avoir participé à cette belle scénographie ». Enfin Sylvie, adhérente depuis dix ans, estime que « c’est une activité conviviale au cours de laquelle on peut aussi parler de livres ! Je connais les origamis mais j’ai quand même regardé le tuto car il y a beaucoup de pliages successifs », avoue-t-elle. Lecture en Tête recherche des bénévoles, et notamment des personnes prêtes à s'investir dans son conseil d'administration. Pour en savoir plus, contactez l'association au 02 43 53 11 90 ou à lecture-en-tete@wanadoo.fr

NOUVEAUTÉ 2026 LECTURES ET TRANSATS

« Le festival est reconnu pour organiser des rencontres littéraires, des tables rondes, avec deux ou trois auteurs en plateau et un modérateur professionnel qui anime la rencontre. Cette année, nous trouvions intéressant de proposer des petits formats de lecture, de textes bruts, sans musique ni médiation : un auteur ou une autrice lit un extrait du roman ou du texte pour lequel il ou elle est invité au festival. Une envie que le texte soit plus présent », explique Anne-Sophie Denou, responsable de la programmation et coordination de projets chez Lecture en Tête. « On parle beaucoup des textes mais on ne les entend pas toujours. Ce sera comme un temps de pause suspendu aux mots. » Pendant le festival, une lecture d’environ dix à quinze minutes sera faite toutes les heures, que l’on pourra écouter dans un transat, dans la salle chorale. « Le visiteur est vraiment dans une bulle, il vient pour écouter, s’immerger dans un texte, et il peut aussi à la fin poser des questions à l’auteur. » On pourra notamment entendre des textes de Perrine Le Querrec, Antoine Mouton, Yahia Belaskri, Arno Bertina, et aussi ceux de plusieurs primo romanciers de la sélection comme Thibault Daelman, Juliet Drouar, Claire Griois ou encore Céline Bagault. « Un format court qui peut intéresser un public autre, pas forcément lecteur, mais qui aime écouter. »

18 ROMANS, 18 ARTISTES

Dix-huit artistes se sont emparés des 18 premiers romans sélectionnés pour le festival 2026 afin de créer des oeuvres uniques entre peinture, dessin, calligraphie, sculpture, installation, etc. Des habitués de l’exposition, mais aussi cinq nouveaux artistes. À voir : une sculpture faite à quatre mains d’après le roman de Thibault Daelman L’entroubli. L'exposition est présentée au rez-de-chaussée du Quarante, du 23 mars au 11 avril. Vernissage le samedi 28 mars à 10h30 en présence des artistes et des auteurs. Gratuit et ouvert à tous aux horaires d’ouverture du bâtiment.
Retrouvez tout le programme du Festival sur www.festivalpremierroman.fr

LAVAL VIRTUAL : 5 CHOSES À SAVOIR SUR LE FESTIVAL

Du 8 au 10 avril, Laval redevient capitale mondiale de la réalité virtuelle et augmentée. À l’Espace Mayenne, la nouvelle édition de Laval Virtual réunira chercheurs, startups, industriels, développeurs, artistes et décideurs du monde entier autour des technologies immersives. 1. Un événement XR unique Depuis sa création en 1999, Laval Virtual s’est imposé comme l’un des plus grands événements XR (eXtended Reality) au monde. Chaque année, le salon rassemble des acteurs de la réalité virtuelle, augmentée et mixte… avec 5 000 participants. L’édition 2026 accueillera près de 150 exposants, avec notamment un pavillon allemand. Startups, grands groupes, laboratoires de recherche, développeurs représentant plus de 40 nationalités, se côtoieront pendant trois jours, rythmés par des démonstrations, des conférences et des rencontres business. 2. Pour les pros Laval Virtual reste avant tout un événement professionnel. Il s’adresse aux dirigeants, responsables innovation, acheteurs, formateurs de tous les secteurs : industrie, défense, santé, formation, éducation ou encore culture… La promesse est claire : gagner du temps et bénéficier d’un avantage concurrentiel en intégrant les technologies immersives avant les autres. Les conférences "Cas d’usage" illustrent cette ambition, avec des thématiques concrètes : les liens entre réalité virtuelle militaire et usages industriels ; la formation professionnelle par la VR ; la XR au service de la santé et du bien-être… À cela s’ajoutent les "Tech Talks", dédiés aux développeurs, et les "Doctoriales" pour les scientifiques et chercheurs. Point d’orgue de l’événement : les Laval Virtual Awards, qui récompensent chaque année les meilleures solutions XR. 3. Le divertissement immersif en action Autre temps fort très attendu : la LBVR Experience, un espace où le réel et le virtuel se mélangent pour créer des expériences collectives et interactives uniques. Après le succès de la première édition avec Finding Vincent, une expérience VR multijoueurs inspirée de Van Gogh, testée par plus de 700 personnes, la deuxième édition promet encore plus d’aventures immersives. Les visiteurs pourront évoluer ensemble dans un même environnement virtuel – un vrai aperçu du divertissement de demain. 4. Trois événements XR dans l’année Laval Virtual a fait un choix stratégique : ventiler ses grands rendez-vous XR sur l’année pour gagner en visibilité. Ainsi, le salon Laval Virtual se tient en avril. Recto VRso, festival gratuit d'art immersif et interactif est programmé du 19 au 22 novembre 2026. Le Hackathon, marathon technologique dédié aux étudiants, est lui déplacé en décembre pour mieux le valoriser. Cette nouvelle organisation permet à chaque événement de toucher son public et de renforcer la communauté XR à Laval. 5. Ancré dans le territoire Laval Virtual, c’est aussi un impact économique local majeur. Pendant trois jours, le salon mobilise l’écosystème local : entreprises de sécurité, prestataires techniques, hôtels, restauration… tout en faisant rayonner la ville à l’international. Salon Laval Virtual, du 8 au 10 avril, Espace Mayenne, www.laval-virtual.com

DU BOUT DES DOIGTS

Laissez-vous guider... du bout des doigts. Du 31 mars au 4 avril, Le Quarante et Le Théâtre vous invitent à explorer le pouvoir fascinant des mains à travers une programmation singulière et sensible. Ici, les mains ne se contentent pas de toucher : elles créent, racontent, jouent, transforment, deviennent instruments, marionnettes, pinceaux sonores ou passeuses d’émotions. Au fil des propositions, les arts manuels et scéniques dialoguent pour offrir un moment créatif et convivial.
Musique de tables. Dans ce spectacle inclassable, trois percussionnistes font surgir la musique là où on ne l’attend pas. Autour d’une simple table, six mains virtuoses explorent phalanges, ongles, doigts et paumes pour composer une partition aussi étonnante que jubilatoire. Entre précision millimétrée et joyeux accidents, Musique de tables mêle humour, performance et inventivité dans un ballet sonore et visuel captivant. Mercredi 1er avril à 20h30, auditorium Le Quarante, de 6 € à 9 €. Placement libre.
La Nuit transfigurée. Cette création du Théâtre de Nuit réinvente l’oeuvre emblématique d’Arnold Schönberg en théâtre d’ombres et de figures. Accompagnés par un sextuor à cordes, deux comédiens-marionnettistes nous plongent dans une forêt onirique où les ombres deviennent musique, la voix mouvement, et l’image cinéma. Un spectacle envoûtant, d’une grande beauté visuelle et sonore, qui touche autant l’imaginaire que les sens. Jeudi 2 avril à 20h30, salle B. Hendricks, Le Théâtre, de 13 € à 16 €.
Oaxaca 1 486. Un concert audacieux qui traverse la musique du milieu du 20ᵉ siècle à aujourd’hui, en s’intéressant à la notation musicale et au graphisme. Flûtes, clarinettes et percussions se rencontrent pour un voyage sonore surprenant, porté par des interprètes engagés et une écriture contemporaine inventive. Vendredi 3 avril à 20h, auditorium Le Quarante, gratuit. En accès libre.
Journée de clôture. Histoire de finir en beauté, un après-midi familial et festif, ouvert à tous, est proposé : concerts d’élèves du conservatoire, initiation au DJing, découverte du djembé, ateliers créatifs, cuisine participative, théâtre d'objets, crochet. Possibilité de se restaurer…"sur le pouce". Enfin, DJ set éclectique et dansant avec Brouhaha Créatif (à 20h), un collectif de filles qui porte des valeurs de partage, d'inclusion et de féminisme. Samedi 4 avril de 15h à 22h, Le Quarante, gratuit (certains ateliers sur inscription au 02 53 74 14 40). Tout le programme sur https://www.agglolaval.fr/le-quarante/la-saison-du-quarante



SORTIR A LAVAL, CULTURES / LOISIRS

LE BRUIT DES MACHINES JUSQU’AU 29 MARS au Manas

L’exposition Le Bruit des Machines met à l’honneur des machines sonores en résonance avec l’oeuvre animée intitulée Le Combat des Amazones, de François Monchâtre. Imaginée en collaboration avec l’association rennaise Basalt, cette exposition invite le visiteur à découvrir les univers artistiques de Clément Vercelletto et Frédéric Le Junter à travers une expérience inédite, faite de sons et de curiosités visuelles. Les installations contemporaines de ces deux artistes d’envergure internationale explorent l’art mécanique et cinétique sous des formes multiples. Les objets du quotidien y sont détournés, réinventés et magnifiés afin d’y insuffler une dimension poétique, à l’image des oeuvres d’artistes singuliers. Entrée gratuite, du mardi au samedi, de 9h à 12h et de 13h30 à 18h ; le dimanche, de 14h à 18h, https://musees.laval.fr/

EXPOSITION AAA53 DU 7 AU 22 MARS à La Maison Rigolote

L’Association pour la promotion de l'art d'aujourd'hui en Mayenne (AAA53) organise une exposition en hommage à Pierre Charbonnier et Yves Grudé, deux anciens membres de leur équipe, décédés l’année dernière. Cette exposition de photos, peintures et sculptures sera l’occasion de faire découvrir des oeuvres qui, pour certaines, n’avaient jamais vraiment été mises en lumière. Pierre Charbonnier était photographe et passionné par l'art primitif. Yves Grudé a notamment été cofondateur de l’association AAA53 et ses peintures sont décrites comme « drôles, sérieuses, parfois crues, toujours sensibles et délicates ». Entre grandes figures colorées, dessins minutieux et toiles abstraites, l’oeuvre d’Yves Grudé se révèle foisonnante. 58 ter rue du Hameau. Ouvert le samedi et dimanche, de 14h à 18h. Gratuit.

ON PURGE BÉBÉ JEUDI 12 MARS, 20H30 à Le Théâtre

On purge bébé revisite un classique de Georges Feydeau autour d’une comédie qui part dans tous les sens. Au coeur de cette version très clownesque, on retrouve notamment Anne Girouard, bien connue du grand public pour son rôle dans Kaamelott. L’histoire des Follavoine, fabricants de pots de chambre "incassables" rêvant de décrocher un contrat avec l’armée, vire rapidement à la catastrophe. Situations absurdes et énergie acrobatique s’enchaînent dans une rencontre explosive entre cirque et théâtre de boulevard. La pièce sera interprétée en langue des signes par un comédien pleinement intégré à la mise en scène. En amont du spectacle, un bingo ludique, autour de l’univers de Feydeau, sera proposé dès 18h30. Tarifs : de 13 à 16 €, https://letheatre.laval.fr/

REFLETS DU CINÉMA HISPANIQUE DU 13 AU 21 MARS au Cinéville et à L'Avant-Scène

L'édition 2026 des Reflets du cinéma se met au diapason de la langue espagnole et explore le cinéma des pays hispaniques à Laval et dans les salles obscures du département. De l’Espagne à l’Argentine, en passant par le Chili et le Mexique, un état des lieux est dressé sur la diversité et l’incroyable richesse de la production cinématographique de tout ou partie de ces pays. Atmosphère 53 souhaite faire découvrir les aspects méconnus mais pourtant bien vivants de cette création, en un panorama. De nombreux réalisateurs ainsi que des spécialistes du 7e art seront présents lors des différentes projections. Santiago Lozano Àlvarez, réalisateur de J’ai vu trois lumières noires, sera notamment au Cinéville le dimanche 15 mars (18h), tout comme Guillermo Galoe, le réalisateur de Ciudad sin sueño, le mardi 17 mars (20h30). Toute la programmation sur www.lesrefletsducinema.com

RÉGATES INTERRÉGIONALES D’AVIRON, DIMANCHE 5 AVRIL, par le Club nautique de Laval Aviron

Le club d’Aviron de Laval lance officiellement la saison des compétitions régionales en accueillant des régates interrégionales. Tout au long de la journée, entre 150 et 200 rameurs s’affronteront sur l’eau. Les qualifications débuteront le matin à partir de 10h30, avant de laisser place aux finales l’après-midi. Jusqu’à huit rameurs par embarcation rivaliseront de puissance et de précision. Un spectacle sportif à admirer depuis le halage, où la parfaite synchronisation des équipages et la longueur des avirons, pouvant atteindre 18 mètres, offrent un moment aussi intense que spectaculaire. 181 rue de la Filature, gratuit, buvette et restauration sur place.

LE LAC DES CYGNES, JEUDI 23 AVRIL, 20H, à l'Espace Mayenne

Le Lac des Cygnes fait son retour avec une tournée en France et en Europe. Considéré comme l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de la danse classique, ce spectacle se distingue grâce à ses chorégraphies et ses décors enchanteurs. Il plonge la salle dans un univers féerique avec ses costumes somptueux et un orchestre accompagnant des danseurs professionnels. L’histoire du prince Siegfried et de la princesse Odette, prisonnière d’un sortilège qui prend l’apparence d’un cygne le jour, renaît avec intensité. Porté par un amour absolu, Siegfried tente de briser ce sort et d’affronter les pièges du redoutable Rothbart. Entre le célèbre pas de deux et la majestueuse danse des cygnes, cette oeuvre intemporelle continue d’émerveiller toutes les générations. Tarifs : de 46 à 69 €, www.espace-mayenne.fr

TOUT SEMBLAIT IMMOBILE, MERCREDI 29 AVRIL, 20H30, à Le Théâtre

D’une conférence très sérieuse portée sur le conte, Tout semblait immobile se transforme en un spectacle burlesque. Les théories savantes laissent place à des idées farfelues, à l’humour et à l’imaginaire. Autour des trois conférenciers, l’ambiance change et les portes d’une forêt profonde s’ouvrent. Avec fantaisie, Nathalie Béasse, scénographe angevine qui sera pour la première fois au Théâtre de Laval, invente un récit moderne, entre rêve et réalité. Elle détourne les codes du conte traditionnel et désamorce leur cruauté par le rire. Un spectacle idéal à voir en famille. Cette représentation sera disponible en audio description. Tarifs : de 13 à 16 €, https://letheatre.laval.fr/