LES NUMÉROS UTILES



ÉDITO

En ce début d’année, période toujours synonyme de renouveau, ce numéro de janvier de votre magazine municipal s’attarde sur un lieu qui symbolise à lui seul le mouvement et la transformation de la ville : la gare. En deux ans, elle a accueilli 230 000 voyageurs supplémentaires. Une progression qui traduit l’attractivité de Laval, son dynamisme et sa capacité à se réinventer. Autour d’elle, un véritable quartier prend vie : commerces, espaces publics, mobilités, nouvelles formes de travail… La gare devient un lieu de rencontres, de liens et d’énergie urbaine. Parce que 2026 est une année de renouvellement du conseil municipal, vous trouverez également dans ces pages un guide clair et pratique pour bien comprendre le déroulement des prochaines élections municipales. Parmi les principales actualités de la vie municipale, le budget 2026, voté début décembre, vous est présenté, avec une attention particulière portée à la pédagogie, pour qu’il soit compréhensible et accessible au plus grand nombre. Laval la ville met aussi en lumière des initiatives inspirantes, comme les nouveaux producteurs installés devant les Halles, qui font vivre les circuits courts et mettent à l’honneur les produits de saison ; ou encore les lycéens lavallois qui ont brillamment remporté le Grand Prix national de la Fondation Colbert – Institut de France. Une fierté pour Laval, et un bel exemple d’excellence et de passion. Enfin, vous en saurez plus sur le programme du festival du journalisme sportif, dont la troisième édition (déjà !), s’annonce comme un temps fort de notre vie culturelle. Preuve que Laval sait conjuguer enracinement local et rayonnement au-delà de ses frontières. Au seuil de cette nouvelle année, la rédaction vous souhaite curiosité, enthousiasme et confiance. Très belle année 2026 à toutes et à tous !
La rédaction



LE CARNET

NAISSANCES

Céleste Villemain / Suzanne Gautier / Roméo Blottière / Alma Mbo / Lucile Bosser / Léandre Thebaud / Sounkamba Drame / Louise Lepage Bousseau / Pénélope Herath Toueille / Mohamed Kourouma / Issa Kipre / Younesse Ahmed / Jannat Abakar Gadji / Aloys Rimpot Jougla / Gaspard Tessier Vivier / Ayza Günes / Hardy Keipo / Hermine Dumant / Abakar Ismail Bachir / Kourfia Dramé / Joséphine Busson / Hairudin Bacic / Tenin Keita / Adam Alashry / Calixte Dumontier / Barthélemy Pech / Adam Bouzir / Zayd Bellagha / Boukhari Keita / Alexandra Archambeaud / Malo Leboissetier Fleury / Zoé Gastineau Brichet / Asra Afzali / Thao Courtin

MARIAGES

Hambre Broute et Alexandre Bessierre.

DÉCÈS

Yvonne Lemaitre, veuve de Raymond Gombert. Gisèle Dureau, veuve de Michel Viémont. Michelle Guérin, veuve de Bernard Jasinski. Marie Gruau, veuve de Marc Havard. Gabrielle Marteau, épouse de Michel Lenain. Thérèse Blin, épouse de Edmond Bouhallier. Raymond Chartier, époux de Gabrielle Houdeline. Raymond Hautbois, époux de Jocelyn Géhard. Louis Le Goff, époux de Roseline Dussol. Rolande Fourneau, veuve de Jean Horvais. Etiennette Derrien, veuve de Eugène Jauron. Catherine Rossignol, épouse de Jean-Luc Paillard. Raymond Lemaître, époux de Annette Pannetier. Mohamed Saïd Benkhellouf. Hervé Lemonnier. Sylvie Aubry, épouse de Pascal Desjardins. Solange Gandon, veuve de Roger Barais. Jean Monnier, époux de Paulette Cribier. Reine Neau. Marie-Paule Gandais, épouse de André Liger. Robert L’Huillier, époux de Antoinette Denuault. Dominique Sevin. Yvonne Fournier, épouse de Edouard Bescher. Irène Guinoiseau, épouse de Bernard Bourdoiseau. Simone Gaigner, veuve de Claude Bourny. Henriette Reumeau. Jean Skrabonja, veuf de Thérèse Brochard. Michèle Ansart, veuve de Xavier Leblais. Eveline Bévan, veuve de Camille Bonneterre. Yvette Loyer, veuve de Georges Helbert. Robert Thomas, époux de Ginette Douet. Annick Gaisne, veuve de Albert Beaudouin.



ACTUALITÉS rétrospective

1er novembre

La parade des Lanternes a illuminé les rues de Laval. Une déambulation féerique et musicale orchestrée par la Compagnie Les Rémouleurs qui a emmené le public du parvis du Théâtre jusqu'à la cour du Vieux-Château. Ce moment magique s'inscrivait dans la programmation du festival de marionnettes Pupazzi. Les Lavallois avaient fabriqué ces lanternes eux-mêmes lors d'ateliers participatifs.

11 novembre

De nombreux habitants sont venus rendre hommage aux soldats tombés pour la France, lors de la cérémonie commémorative de la fin de la Première Guerre mondiale. Sur la place du 18-juin-1940, autorités civiles et militaires étaient présentes, devant le monument aux morts, tout comme les enfants de plusieurs établissements scolaires réunis pour ce moment solennel.

15 novembre

Dans le cadre de la saison espagnole, le Quarante a pris des accents andalous. Une vingtaine de personnes ont profité de l'initiation au flamenco dispensée par la danseuse et chorégraphe Rocío Baras. Et une soirée tapas très courue a permis de terminer la journée d'agréable manière. De nombreux autres rendez-vous culturels ont été proposés jusqu'à la clôture de la saison, le 19 décembre.

23 novembre

Plus de 700 convives étaient réunis à la salle polyvalente pour le traditionnel repas des aînés. Au menu de ce déjeuner-spectacle ouvert aux Lavallois de 70 ans et plus, de bons petits plats mais aussi des rires, de la musique et des chansons. Histoire de finir l'année dans la bonne humeur.

25 novembre

À l'occasion de la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, un banc rouge a été scellé et inauguré sur la place du 11-Novembre à la demande de l'association Femmes solidaires. Symbole du sang versé par les victimes, ce banc a été peint par les élèves de la classe de 3e "prépa métiers" du lycée Gaston- Lesnard.

29 novembre

La soirée de lancement des Lumières a une fois encore attiré des milliers de personnes dans le centre-ville de Laval. Comme le veut la coutume, les illuminations ont été inaugurées par un feu d'artifice tiré des bords de la rivière. Le public a pu découvrir les décors placés sous le thème du Noël fantastique. Sur le pont Aristide-Briand, rennes majestueux et lucioles scintillantes donnaient le ton, tandis que sur la place du 11-Novembre, animaux multicolores, fleurs éclatantes et papillons géants animaient l'espace. Sans oublier les projections sur la façade du Château-Neuf et la grande roue, au square de Boston, offrant un point de vue original sur la ville. À découvrir jusqu'au 4 janvier.

9 décembre

Psyché est de retour au jardin de la Perrine, à proximité de l'espace Alain-Gerbault. Partie en restauration au cours de l'été dernier, la statue a retrouvé toute sa jeunesse ainsi que ses ailes, qui avaient disparu au fil des ans. Une cure de beauté rendue possible grâce au concours financier de la Fondation du patrimoine et du club des Mécènes 53.

11 décembre

Neuf équipes composées d'étudiants issus de domaines variés se sont affrontées lors du Hackaton Laval Virtual qui s'est tenu du 10 au 12 décembre. Trois établissements d'enseignement supérieur lavallois participaient à ce marathon de la création numérique. Après 26 heures de développement intensif, c'est l'équipe de l'UCO Laval qui a remporté l'épreuve, avec une expérience immersive où l'utilisateur incarne un enquêteur, inspiré de l'univers du Cluedo. Elle présentera sa solution lors de la prochaine édition du salon Laval Virtual, du 8 au 10 avril prochain.



Lavalloises, Lavallois

L’HISTOIRE LOCALE EN ROMAN

Avec Salve Regina, Laval, 1793, Jean-Luc Broudin signe un roman historique bouleversant sur une page méconnue de l’histoire lavalloise : celle de quatorze prêtres emprisonnés puis guillotinés pendant la Terreur. « Je me suis glissé dans la peau de l’un d’eux pour comprendre comment un monde pouvait basculer », explique-t-il. Chef d’équipe dans la logistique, Jean-Luc Broudin, 59 ans, croque les mots depuis toujours. « Le goût de l’écriture m’est venu avec celui de la lecture », confie le Lavallois. En 2000, il remporte le concours de nouvelles organisé par Le Courrier de la Mayenne et la Ville de Laval avec L’École de Marie, inspirée du conflit des Balkans. Puis la vie suit son cours : travail, famille, enfants... L’envie d’écrire revient en 2012. Il diffuse ses textes sur un site participatif et les lecteurs l’encouragent. Sa nouvelle L’École de Marie devient un premier roman, La Constellation de Lorrsbruck (2015), puis il publie La Marche du Scorpion (2017), parcours initiatique d’un jeune circassien rêveur. Avec Salve Regina, Laval, 1793, l’auteur plonge dans l’âme de sa ville. Le roman s’appuie sur un tableau visible à la cathédrale de Laval et interroge la condition humaine. « Comment en est-on arrivé à exécuter des vieillards ? Ce roman, c’est ma manière de chercher à comprendre. » Salve Regina, Laval, 1793, aux Éditions Complicités (juillet 2025), est disponible à M’Lire et référencé dans toutes les librairies. 129 pages - 17 €.

LAVAL EN PARTAGE

Avec son compte Instagram @sortiralaval, lancé en juin 2024, Héléna Vieira-Granger bouscule les clichés. « On entend parfois qu’il ne se passe rien à Laval… C’est faux ! C’est une ville dynamique, pleine de choses à faire », lance-t-elle. À 26 ans, cette Lavalloise passionnée de communication met son énergie au service de sa ville. Diplômée en commerce et marketing, puis de Sup de Pub à Paris, elle y décroche un premier emploi avant de lancer, en parallèle, son propre projet : un média digital dédié aux bonnes adresses, aux commerçants et artisans locaux, aux talents et aux événements sur Instagram. « Mon objectif, c’est de valoriser la ville, de donner des idées d’activités et de sorties pour tous : familles, enfants, amis, couples… en semaine, le week-end ou pendant les vacances. » Restaurants, cafés, instituts de beauté, activités culturelles ou manuelles : Héléna teste, photographie, filme, partage. Avec près de 7 000 abonnés, @sortiralaval est devenu un véritable guide local. « J’essaie d’être exhaustive pour que chacun y trouve son compte. » En parallèle de son activité de consultante en communication et influence, la jeune femme fait rayonner Laval au-delà de ses frontières. « Aujourd’hui, quand on prépare un séjour, on regarde d’abord les réseaux sociaux ! On me dit souvent que mon compte donne envie de venir à Laval. » @sortiralaval@gmail.com.

COUREUR D’EXCEPTION

À 76 ans, il a la foulée vive ! Bernard Morin a décroché le titre de champion d’Europe de marathon chez les plus de 75 ans. Un exploit réalisé en septembre dernier, à Jyvaskyla, petite ville finlandaise posée entre les lacs, à 200 km d’Helsinki. Quatre boucles de 10 km, un décor superbe, un peloton relevé… et « une victoire en 3h50, devant un Polonais et un Finlandais ! ». Licencié au Stade lavallois athlétisme depuis trois ans, le septuagénaire n’a pourtant chaussé sérieusement les baskets qu’après sa retraite, à 62 ans. « Ce n’est jamais trop tard pour commencer, affirme cet ancien employé d’une compagnie d’assurances. Avant, je courais une fois par an sur la plage pendant les vacances ! » Aujourd’hui, le vétéran s’entraîne « cinq fois par semaine au stade Manuela Montebrun, sur le chemin de halage, ou la voie verte vers Renazé ». Il pratique aussi beaucoup le vélo pour entretenir sa forme, et observe une hygiène de vie rigoureuse : « je suis végétarien et je ne bois pas d’alcool », glisse-t-il. Le chemin jusqu’au titre n’a pas été de tout repos : « Les deux derniers mois, j’étais stressé. Je doutais de mon entraînement », confie le champion. Mais, à l’arrivée, la pression est retombée, remplacée par la fierté et le calme. « Je remercie mon club pour son accueil et sa bonne ambiance, et notamment l’entraîneur Patrice Boudesseul pour ses conseils et ses encouragements ! » Après ce titre européen, Bernard n’a pas levé le pied : fin novembre, il s’est aligné au départ du marathon de La Rochelle, fidèle à son envie d’aller toujours plus loin. Il a d’ailleurs terminé premier de sa catégorie, avec un chrono de 3h43. Preuve éclatante que le goût du dépassement de soi n’a pas d’âge !



ACTUALITÉS En pratique

RECENSEMENT 2026, 2 458 FOYERS CONCERNÉS

La campagne de recensement de la population démarre le jeudi 15 janvier. Si vous êtes concerné, vous recevrez un courrier signé du maire dans votre boîte aux lettres à partir du 7 janvier. À Laval comme dans toutes les communes de plus de 10 000 habitants, un recensement d’environ 8 % de la population se déroule chaque année depuis 2004. Concrètement, 2 458 foyers lavallois, tirés au sort par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), recevront dans les prochains jours la visite d’un des agents recenseurs recrutés par la Ville. Muni d’une carte officielle, avec sa photographie et la signature du maire, il demandera aux habitants de répondre à l’enquête en ligne (code personnel remis par l’agent) via le-recensement-et-moi.fr ou grâce au QR code dédié. Les personnes qui n’ont pas d’accès à internet pourront répondre sur papier. Dans ce cas, l’agent recenseur reprendra un rendez-vous pour le retour du document. Ça sert à quoi ? Le recensement détermine le chiffre officiel de la population de chaque commune. En fonction de ce chiffre, les petits et grands projets peuvent être réalisés (écoles, hôpitaux, maisons de retraite, transports...) car le budget de la Ville dépend du nombre de ses habitants. Le recensement permet d’éclairer les décisions des collectivités, aide les professionnels, les entreprises et les associations à évaluer les besoins de la population. À ce titre, la participation au recensement est une obligation légale. Les étudiants aussi. Le recensement s’adresse aux personnes résidant dans la commune depuis au moins un an, y compris les étudiants, qu’ils soient français ou étrangers. Les réponses sont strictement anonymes : elles ne sont utilisées que par l’Insee, sous le contrôle de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Aucune administration ne peut y accéder et aucun contrôle administratif ou fiscal n’en découle. Participer au recensement, c’est contribuer directement à l’élaboration des politiques publiques de Laval : logements, transports, équipements sportifs, services du quotidien… Votre réponse compte ! Pour en savoir plus, rendez-vous sur le-recensement-et-moi.fr Vous pouvez aussi appeler le 02 43 49 43 67 ou le 02 43 49 46 43.

LA CITOYENNETÉ À PLEINE VOIX

La finale de la deuxième édition du concours d’éloquence “40 voix“ aura lieu le samedi 14 février au Quarante. Organisé par Laval Agglomération, cet événement ouvert à tous invite les participants à s’exprimer sur la citoyenneté à travers des exercices d’improvisation ou des exposés. Au programme : créativité, émotion, engagement, pour réfléchir ensemble à ce que signifie “être citoyen“ aujourd’hui. Nouveauté 2026 : les porteurs de voix. Ce dispositif inclusif offre aux habitants la possibilité de partager leurs idées sans monter sur scène. Des volontaires, porteurs de voix, se feront les messagers de celles et ceux qui n’ont pas l’envie ou la possibilité de s’exprimer en public. Si vous souhaitez devenir porteur de voix, rapprochez-vous de l’une de ces maisons de quartier : Saint-Nicolas, Pavement, Pommeraies et les Fourches. Alors, osez prendre la parole, venez vibrer et convaincre autour de la citoyenneté le 14 février ! Finale enfant : 10h30 ; finale adulte et étudiant : 17h. Pour participer au concours d’éloquence, écrivez à 40voix@agglo-laval.fr ou appelez le 02 43 49 86 60 (jusqu'au 15 janvier).

DON DU SANG

L’association des donneurs de sang bénévoles de Laval, en collaboration avec l’Établissement français du sang (EFS) organise ses prochaines collectes mensuelles mercredi 21 janvier et mercredi 18 février au quartier Ferrié, bâtiment 13, rue de la Gaucherie, de 15h à 19h. Pour donner son sang, il suffit d’être âgé de 18 à 70 ans, de peser au moins 50 kg, de présenter une pièce d’identité et d’être reconnu apte lors de l’entretien préalable. Prenez rendez-vous sur dondesang.efs.sante.fr/trouverune-collecte/25593/sang

S’INSCRIRE POUR LE SEMI-MARATHON

Le 47e semi-marathon de Laval, organisé par l’association Cross Corporatif 53, le dimanche 8 mars, réunira un maximum de 2 000 participants. Conçue en une boucle unique, cette course officielle de 21,1 km, dont le départ sera donné à l’Espace Mayenne, s’adresse aux sportifs en quête de défi. Tarifs : 21 € (18 € pour les corpos et les licenciés FFA). Inscriptions jusqu’au 5 mars (dans la limite des places disponibles) sur le site officiel : www.crosscorpo53.fr

EXPO : DE L’OMBRE À LA LUMIÈRE

Le 8 août dernier, lors d’une scène ouverte au square de Boston initiée par le service jeunesse de la Ville, six jeunes talents lavallois en situation de NEET (ni en étude, ni en formation, ni en emploi) ont pu se révéler à travers le chant, la danse et le slam. Pour immortaliser ce moment, le photographe Paul McCarthy a réalisé une série de clichés en noir et blanc, saisissant avec finesse leurs talents, leurs messages d’espoir et la force de leurs expressions artistiques. L’initiative, intitulée “De l’ombre à la lumière“ se prolonge avec une exposition itinérante composée de 14 photographies, qui circule en divers endroits de la ville, jusqu’en avril. À découvrir aux Halles de Laval, à l’Hôtel de ville, au Cinéville, à la Taverne, à la Terrasse, chez Patapain, au Quarante, au Mess, au Palindrome… et à la maison de quartier du Pavement, du Bourny, d’Hilard et à la Maison Bleue, aux Fourches.

L’IA EN COURTS MÉTRAGES

La 8e édition du West Data Festival, organisée par Laval Mayenne Technopole, se déroulera du 10 au 12 mars. En amont de ce grand événement professionnel de la gestion des données, un premier Festival du Court Métrage IA, ouvert à tous, explorera la place de l’intelligence artificielle dans la création audiovisuelle. Au programme : des projections, des rencontres avec des réalisateurs, des échanges autour des enjeux artistiques et éthiques et une soirée de remise des prix. À l’Avant-Scène, du 7 au 9 mars. Gratuit et ouvert à tous. www.westdatafestival.fr/

CONSTRUIRE SON AVENIR

L’édition 2026 du Forum de l’Enseignement Supérieur et des Métiers se déroule à l’Espace Mayenne vendredi 16 janvier, de 9h à 20h et samedi 17 janvier, de 9h à 17h. Ouvert à tous - collégiens, lycéens, étudiants, parents, mais aussi adultes en reconversion ou en recherche d’emploi – cet événement offre un espace privilégié pour s’informer, rencontrer et échanger. Durant deux jours, universités, écoles d’ingénieurs, écoles de commerce, établissements d’art, structures de formation en santé, social ou agriculture, lycées publics et privés, centres d’apprentissage et conseillers en orientation seront réunis. Comme chaque année, un large espace sera consacré aux métiers, permettant des rencontres avec des chefs d’entreprise, des apprentis et des professionnels issus de secteurs comme la mécanique, le bâtiment, la banque, la communication, l’armée, la santé, l’esthétique, les métiers de bouche, la restauration, le sport... Un moment clé pour affiner son projet professionnel et découvrir la diversité des parcours possibles. Entrée libre sans inscription. www.leforum53.fr

UNE TRAVERSÉE SÉCURISÉE

Après plusieurs mois de travaux, le passage souterrain situé au niveau du giratoire du Zoom, en face de l’usine Lactalis, est ouvert. Il permet aux piétons et aux cyclistes de circuler en toute sécurité et de relier la zone industrielle des Touches à la zone artisanale des Morandières. Une voie verte prolonge ce parcours jusqu’à l’échangeur autoroutier de Niafles, renforçant les itinéraires doux existants. L’aménagement paysager de l’ouvrage se poursuit jusqu’au printemps afin d’intégrer harmonieusement l’ensemble dans son environnement. Porté par le Conseil départemental et Laval Agglomération, ce projet marque une étape importante en faveur d’une mobilité du quotidien plus sûre et plus durable.

COLLECTE DES DÉCHETS : À VOS CALENDRIERS !

Les calendriers de collecte des ordures ménagères et des emballages (bacs gris et jaunes) pour l’année 2026 sont disponibles. Vous pouvez télécharger le vôtre en vous rendant sur le site de Laval Agglomération et en indiquant, sur la carte interactive, votre adresse précise. Si vous n’avez pas d’accès à internet, des exemplaires “papier“ sont mis à votre disposition à l’accueil de l’Hôtel de ville, du Centre administratif municipal (Cam), de l’hôtel communautaire ainsi que dans les maisons de quartier. Sur les douze circuits de collecte établis à travers la ville, pas de modification majeure, cette année. Sauf sur le secteur de Beauregard pour lequel le jour de ramassage des emballages (bac jaune) est désormais fixé au vendredi des semaines impaires. Pour rappel, vous devez sortir vos bacs la veille de la collecte, en soirée, poignée vers la chaussée afin de faciliter leur prise en main, et les ranger dans les 24 heures qui suivent le passage des agents de collecte. En cas de problème (casse, perte de votre bac...), n’hésitez pas à contacter la Direction Déchets et économie circulaire de Laval Agglomération au 02 53 74 11 00 ou à dechets@agglo-laval.fr

LE BOIS-GAMATS DISTINGUÉ

La Ville de Laval vient d’être distinguée par la Fondation Crédit Agricole Pays de France pour son projet de restauration de la zone humide du Bois-Gamats. Lauréate du 5ᵉ appel à projets dédié au patrimoine naturel, la collectivité s’est vu attribuer une aide de 7 000 €. Située aux portes de la ville, la zone humide du Bois-Gamats constitue un véritable réservoir de biodiversité. Le projet vise à restaurer le bas-marais bordant le ruisseau de la Chevalerie afin de retrouver une flore patrimoniale, mais aussi à créer plusieurs mares favorables au développement des amphibiens et des libellules. Cette action s’inscrit dans une démarche globale de protection et de valorisation du patrimoine naturel lavallois. Les travaux devraient démarrer à l’automne prochain.

UN LABEL POUR LAVAL

Lors du 107e congrès des maires et présidents d’intercommunalités de France (AMF), Laval s’est vu décerner le label Ville Prudente par l’association Prévention Routière, tout comme 178 autres communes cette année. Cette distinction récompense les collectivités de toutes tailles investies dans des actions en faveur de la prévention et de la sécurité routières. Une reconnaissance qui souligne l’engagement de la Ville pour rendre les déplacements plus sûrs et promouvoir une véritable culture de la prudence sur les routes. Pour cette première labellisation, Laval obtient directement le deuxième niveau de reconnaissance avec deux coeurs, sur une échelle qui va de un à cinq. À ce jour, 637 collectivités sont labellisées en France.

LE PARKING DE-GAULLE EN TRAVAUX

D'importants travaux de rénovation s'engagent, ce début d'année, dans le parking De-Gaulle, en centreville. Le chantier, prévu pour durer près de six mois, doit démarrer le lundi 12 janvier. Pendant toute la durée des travaux, le parking restera en service, sauf entre le 2 février et le 1er mars où il devra être fermé. Ces travaux font notamment suite au sinistre qui avait touché le parking en mai 2024. Des dalles, endommagées par l'incendie, vont être remplacées. En partie intérieure, l'éclairage, l'électricité, la peinture et la sécurisation des lieux seront aussi revus. Plus d'infos sur leopark-laval.fr

VOEUX 2026 GUINGUETTE DE BONNE ANNÉE

La municipalité convie les Lavalloises et les Lavallois à participer à la cérémonie des voeux le dimanche 18 janvier à partir de 15h, à la salle polyvalente. Afin de passer un après-midi convivial, la Ville organise une guinguette hivernale chaleureuse où petits et grands pourront partager un moment festif autour d’un goûter musical. Une bonne occasion de démarrer l’année ensemble, entre habitants de tous les quartiers et de toutes les générations ! Gratuit et ouvert à tous.

PLAN BANCS : NOUVELLE CONCERTATION

Favoriser les déplacements des seniors grâce à l’installation de mobilier de repos partout où cela est nécessaire dans la ville. Tel est l’objectif du plan bancs, lancé à l’échelle de la commune en 2024. Grâce à une première campagne de consultation menée auprès des habitants, un certain nombre de besoins ont été enregistrés. Résultats : au cours de l’année 2025, 40 nouveaux bancs ont été installés, 3 remplacés et 2 réparés. Jusqu’au 28 février prochain, la Ville invite à nouveau les seniors – et, plus largement, les Lavallois – à s’exprimer sur le sujet. Là encore, l’objectif est de recenser les manques pour tenter de les combler. Si vous souhaitez contribuer à l’enquête, c’est très simple : vous identifiez des espaces publics qui, selon vous, nécessiteraient d’être dotés d’un ou de plusieurs bancs (pour vous, vos proches, les personnes à mobilité réduite…). Puis vous transmettez l’information à Laval Direct Proximité (LDP). Cette démarche inclusive, qui s’inscrit dans le plan d’action Ville amie des aînés 2025-2030, doit permettre de faciliter la mobilité des personnes âgées, mais aussi du plus grand nombre. LDP, par téléphone au 0 800 00 53 53 (appel gratuit), du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 17h30 (possibilité de laisser un message) ou par mail à ldp@laval.fr Retrouvez le formulaire dédié sur www.laval.fr



ACTION MUNICIPALE

ÉLECTIONS DES 15 ET 22 MARS : TOUT CE QU’IL FAUT SAVOIR POUR VOTER À LAVAL

Les élections municipales se tiendront les dimanches 15 et 22 mars prochains. À Laval, plus de 31 700 électeurs sont appelés aux urnes pour ce rendez-vous démocratique majeur. À quelques semaines du scrutin, voici l’essentiel à connaître pour participer pleinement à la vie citoyenne et faire entendre votre voix.

Être inscrit sur les listes électorales : une étape indispensable Pour pouvoir voter, il est impératif d’être inscrit sur les listes électorales de la commune où vous résidez. Les inscriptions sont ouvertes : • en ligne jusqu’au mercredi 4 février, • en mairie jusqu’au vendredi 6 février. Il est vivement conseillé de ne pas attendre le dernier moment pour effectuer ces démarches. Trois possibilités s’offrent à vous pour vous inscrire : • en ligne, via le téléservice de service-public.fr ; • sur place, au Centre administratif municipal (Cam), place du 11-Novembre, muni des pièces nécessaires ; • par courrier, en envoyant le formulaire Cerfa n°12669*02 accompagné des justificatifs requis. Les documents à fournir Lors de l’inscription, vous devrez présenter : • un justificatif d’identité ; • un justificatif de domicile datant de moins de trois mois. Qui peut s’inscrire ? Pour être électeur, il faut : • avoir 18 ans au plus tard la veille du scrutin (les jeunes atteignant 18 ans entre le 15 et le 21 mars pourront voter au second tour) ; • être de nationalité française ; • jouir de ses droits civils et politiques. En cas de déménagement, une réinscription est obligatoire, ou une déclaration de changement d’adresse si le déménagement a lieu dans la même commune. À noter : les citoyens européens non français, résidant en France, peuvent s’inscrire sur les listes électorales complémentaires pour participer aux élections municipales. Les jeunes ayant effectué leur recensement citoyen à 16 ans sont, quant à eux, inscrits automatiquement. Vérifier sa situation électorale Vous avez un doute sur votre inscription ou sur l’adresse de votre bureau de vote ? Il est possible de vérifier vos informations électorales (inscription, numéro national d’électeur, procurations en cours…) en ligne sur le site service-public.fr. Quand et où voter ? À Laval, les 34 bureaux de vote seront ouverts les dimanches 15 et 22 mars, de 8h à 18h. Quels documents présenter le jour du vote ? Le jour du scrutin, la présentation d’une pièce d’identité est obligatoire : carte nationale d’identité ou passeport (valides ou périmés depuis moins de 5 ans), permis de conduire (valide)... La carte d’électeur, quant à elle, n’est pas indispensable. Voter par procuration : une solution en cas d’absence Si vous êtes indisponible le jour du vote, vous pouvez donner procuration à une personne de confiance, qui votera en votre nom dans votre bureau de vote. Vous devrez fournir le numéro d'électeur de cette personne ainsi que sa date de naissance. Même si la démarche est possible jusqu’à la veille du scrutin, il est recommandé de l’anticiper. Plusieurs options sont possibles : - effectuer une pré-demande en ligne sur maprocuration.gouv.fr, puis vous rendre au tribunal judiciaire ou au commissariat ; - vous présenter directement au tribunal judiciaire, au commissariat de police ou à la gendarmerie nationale, muni de votre pièce d’identité, de votre numéro national d’électeur et des informations concernant la personne choisie comme mandataire. Pour toute question relative aux élections, le service Vie des instances de la Ville de Laval est à votre disposition au 02 43 49 85 60.

C'EST NOUVEAU LA PROCURATION 100% DÉMATÉRIALISÉE

Il est désormais possible d'effectuer une demande de procuration 100 % en ligne. Pour cela, il faut disposer de la carte d’identité au format carte bancaire et d’une identité numérique certifiée. Cette certification s’obtient en quelques étapes : - Télécharger l’application France Identité sur son smartphone ; - Lancer une demande de certification dans l’application ; - Confirmer ses informations et scanner sa carte d’identité en NFC ; - Se rendre en mairie avec son smartphone, sa carte d’identité et le QR code généré. Une fois son identité confirmée, il est possible d’établir ou de résilier sa procuration de vote directement sur maprocuration.gouv.fr, sans avoir besoin de se rendre au commissariat ou à la gendarmerie.

LA VILLE RECHERCHE DES ASSESSEURS CITOYENS

La Ville recherche des assesseurs pour siéger aux côtés des présidents des bureaux de vote, les 15 et 22 mars prochains, dans les 34 bureaux de vote de Laval. Leur rôle est essentiel puisqu'ils s'assurent du bon déroulement du vote et de sa régularité. Ils surveillent l'urne et la liste d'émargement qui recense les électeurs admis à voter dans chaque bureau. Un minimum de deux assesseurs par bureau est requis. Ils sont mobilisés toute la journée, à compter de 7h30 jusqu'à la fin du dépouillement. Pour devenir assesseur, il faut être inscrit sur les listes électorales de la Ville.

PARTICIPER À LA VIE DÉMOCRATIQUE

Formatrice au CFA de l’Agricampus Laval, Mickaëlle Maraquin s’est engagée comme assesseure lors des élections législatives de 2024. Une expérience qu’elle renouvellera aux municipales de mars prochain. Témoignage. Sollicitée par une connaissance travaillant à la Ville de Laval, Mickaëlle a accepté de devenir assesseure. « Je l’avais déjà fait une fois, il y a longtemps, au début de ma vie d’électrice… Je me suis dit : pourquoi pas », expliquet- elle. Elle est alors affectée au bureau de vote Noémie Hamard, le bureau dans lequel elle a l'habitude d'aller voter. Accueil des électeurs, contrôle des identités, tenue de l’urne ou encore dépouillement : les missions qui lui ont été confiées étaient variées et lui ont permis de découvrir l’envers du décor d’un scrutin. « Je ne mesurais pas toute l’organisation nécessaire derrière un vote », confie-t-elle. Cette journée a aussi été l’occasion d’échanges avec les habitants de son quartier, les élus présents et les autres assesseurs, dans une ambiance conviviale. « Nous ne nous connaissions pas quand nous nous sommes rencontrés, mais nous avons sympathisé. Nous avons même lancé un petit pari sur le taux de participation : si on l’atteignait, on irait boire un verre ensemble ! » Pari tenu : le taux ayant été dépassé, le petit groupe s'est retrouvé quelques jours plus tard pour un moment convivial. Mickaëlle souligne également l’accompagnement des agents municipaux, essentiel au bon déroulement des opérations, au cours de cette journée bien remplie et très instructive. Convaincue par l'expérience, elle a déjà répondu présent pour le prochain scrutin. « Être assesseure, c’est participer activement à la vie démocratique. C’est un véritable acte citoyen. »

Vous êtes intéressé par cette mission citoyenne bénévole ? Contactez le service Vie des instances à l'adresse suivante : vie.instances@agglo-laval.fr ou au 02 43 49 85 60.



LA NOUVELLE ADRESSE DE LA POLICE MUNICIPALE

Depuis la fin du mois de novembre, la Police municipale a pris possession de ses nouveaux locaux situés place du 18-Juin-1940, à seulement quelques pas de l’Hôtel de ville et du Centre administratif municipal. La Maison du XVIIIe, qui abritait précédemment l’Info Jeunes, a été réaménagée afin d’héberger les agents municipaux dédiés à la sécurité, à la salubrité et à la tranquillité publiques.

Après plusieurs semaines de travaux menés par les services techniques de la Ville, le bâtiment a été transformé en un véritable poste de Police municipale, fonctionnel et adapté aux besoins du service. Organisés sur trois niveaux, les espaces comprennent une salle de travail commune, des bureaux individuels ainsi qu’un espace de convivialité destiné au personnel. Le service de Police municipale, qui compte actuellement dix agents, poursuit par ailleurs son développement. Une agente de Police municipale rejoindra la brigade dès le mois de mars prochain, renforçant ainsi la visibilité et les actions de prévention et de proximité sur le territoire communal. Poste de Police municipale, place du 18-Juin 1940. Accueil téléphonique au 02 43 49 85 55, du lundi au jeudi, de 8h à 18h, et le vendredi, de 8h à 17h.

LE BON GESTE SÉCURITÉ

Lorsque vous devez stationner votre véhicule, la prudence est de mise. Les vols à la roulotte surviennent souvent en quelques secondes seulement. Pour limiter les risques, un simple réflexe peut faire toute la différence : ne rien laisser à la vue. Cartes de crédit, téléphones portables, ordinateurs, sacs à main… Ces objets attirent immédiatement l’attention des personnes mal intentionnées lorsqu’ils sont visibles dans l’habitacle. En prenant soin de ranger vos effets personnels dans le coffre avant d’arriver à destination, ou en les emportant avec vous, vous réduisez considérablement les tentatives de vol. Adopter ce bon geste, c’est protéger vos biens, mais aussi éviter des démarches administratives longues et désagréables en cas de disparition. La discrétion reste votre meilleure alliée : faites en sorte qu’il n’y ait rien à voir, rien à voler !



DES FRUITS ET DES LÉGUMES AU PIED DES HALLES

Pour compléter l’offre de produits frais proposés aux Halles de Laval, plusieurs primeurs et producteurs locaux installent leurs étals devant l’entrée du bâtiment, quatre jours par semaine.

Depuis la mi-novembre, des primeurs et des producteurs mayennais s’installent plusieurs jours par semaine, à tour de rôle, devant les Halles de Laval. Les mercredis, jeudis, vendredis et dimanches matin, leurs stands prennent place au pied de l’escalier extérieur du bar-restaurant Revellata. « C’est une offre qui manquait, explique Manon Carcel, chargée de mission commerce à la Ville de Laval. L’objectif était de compléter le panel de produits frais proposés aux Halles, sans pour autant concurrencer les marchés du mardi et du samedi. » Les Halles étant fermées le lundi, il n’y a pas de primeurs ce jour-là.

Une arrivée très attendue. C’est Marie-Anne Rolland, maraîchère bio au Bourgneuf-la-Forêt qui a ouvert le bal, mercredi 19 novembre. Pour son premier jour dans le centre-ville, la responsable de la Ferme du Paquis Fleury proposait des pommes de terre, des melons d’hiver, des navets, des poireaux… Chaque mercredi, de 9h à 14h30, elle est désormais présente sur la place du 11-Novembre pour y vendre ses fruits et ses légumes ainsi que ceux de plusieurs autres producteurs, tous certifiés en agriculture biologique. « J’ai une petite production. Pour offrir un choix plus large, je complète, selon les récoltes, avec les produits des fermes voisines et de coopératives bio, notamment pour les fruits », précise-t-elle. Cette présence aux Halles, la maraîchère l’attendait avec impatience. « Cela me permet de me faire connaître et d’apporter une nouvelle offre locale en semaine. » Marie-Anne Rolland vend d’ailleurs principalement en circuit court, notamment au P’tit Marché du Bourgneuf-la-Forêt.

Un planning bien établi. Au fil de la semaine, d’autres producteurs et maraîchers se relaient devant les Halles. Leurs étals se succèdent selon un planning bien établi : après Marie-Anne Rolland le mercredi matin, c’est Mostafa Haroufi, vendeur de primeurs originaire de La Baconnière, qui prend la relève le mercredi après-midi, de 15h à 19h. Le lendemain, le GAEC Radis & Co, de Montflours, propose ses produits, de 16h à 19h. Le vendredi, de 9h à 19h, Mostafa Haroufi revient pour vendre ses primeurs. Enfin le dimanche matin, deux stands sont ouverts : celui de Renaud Guyard, légumier à Argentré, ainsi que celui de Mostafa Haroufi. Tous ces professionnels apprécient l’opportunité qui leur est donnée de toucher un nouveau public. Les Lavallois ne s’y trompent pas et saluent leur présence : une offre attendue autant par les clients que par les commerçants des Halles.



L'ÉCOLE BADINTER PASSE AU VERT

D'ici le printemps, la cour de l'école Badinter va offrir un tout nouveau visage : exit le goudron, place à la végétalisation ! Piloté par la Ville, ce réaménagement en profondeur fait la part belle à la nature.

Ce jeudi matin de décembre, les élèves de la classe de CP de Sabrina Huet sont rassemblés dans la cour de l'établissement, à proximité du bâtiment de l'école maternelle voisine. Chaudement vêtus, chaussés de bottes en caoutchouc, les petits écoliers assistent les jardiniers de l'entreprise Leroy Paysages venus planter des arbres avec les agents du service des Espaces verts de la Ville : tilleul, charme, saule… Un érable de six ans vient justement d’être mis en terre. « Il a le même âge que nous ! » s’exclame Lassana. Le jour est d’ailleurs particulier : c’est l’anniversaire d’Aïcha, l’une de ses camarades. L’idée fuse aussitôt : « On pourrait donner le prénom d’Aïcha à l’arbre ! »

Davantage d'ombre et de relief. Au total, 25 arbres vont contribuer à transformer l'immense cour de l'établissement scolaire en un espace végétalisé en cohérence avec les préconisations de la Ville. Objectif affiché : faire en sorte que 50 % de sa surface, jusqu'à présent très peu ombragée car presque entièrement goudronnée, soit désimperméabilisée. Davantage d'ombre et de relief sont attendus. Depuis l'automne dernier, les engins de chantier se relaient pour procéder à la transformation de l'espace : surfaces décroutées, travaux de terrassement, apport de terre végétale, engazonnement… Des noues ont été réalisées et différents espaces aménagés : zone de plantation, potager, bac à copeaux, rondins de bois… Les espaces de jeux ne sont pas oubliés : un terrain de football et de handball a été conservé, tout comme un autre dédié au basket. De même, une bande goudronnée a été spécialement dessinée pour permettre aux apprentis-cyclistes de faire le tour de la cour à vélo. Engagé depuis le printemps dernier, ce vaste projet piloté conjointement par les départements Rythmes de l'enfant et Nature en Ville a été élaboré en coopération avec l'équipe enseignante et les écoliers. « Nous avons mis en place des activités pédagogiques complémentaires, le soir, après la classe, avec les élèves volontaires et les enseignants », explique le directeur de l'école, Cédric Olivier.

Délégués nature Un premier groupe a travaillé avec les animateurs du Centre d’initiation à la nature (CIN) afin de saisir les enjeux de la désimperméabilisation des sols et l'intérêt de planter des arbres pour obtenir de l'ombre et de la fraîcheur. Devenus de véritables "délégués nature", ces élèves ont relayé l'information auprès de leurs camarades. « Leur engagement a été remarquable et leur implication a largement contribué à mobiliser l’ensemble de l’école, où chacun a compris les enjeux du projet », rapporte Cédric Olivier. Au fil de l'année, des échanges réguliers avec les services de la Ville ont permis d'enregistrer les souhaits des enfants en matière d'aménagement pour affiner le projet. Plus d'espaces de repos, des petits coins où l'on peut se poser, des cabanes… D'ici quelques semaines, de nouvelles plantations de massifs seront réalisées par les équipes des Espaces Verts. À l'école Badinter, tout le monde attend avec impatience de pouvoir investir la cour, dans sa nouvelle configuration. Et de profiter d'un peu de fraîcheur, à l'heure de la récré, quand les fortes chaleurs arriveront en ville.

LABELLISÉE 3 FLEURS

Laval vient de se voir attribuer le label "3 fleurs" par le Conseil national des Villes et Villages fleuris. Cette appellation, décernée pour trois ans, récompense essentiellement des aménagements qui permettent de lutter contre les îlots de chaleur, de désimperméabiliser les sols et de recueillir naturellement l'eau en surface. Au printemps dernier, les membres du jury sont venus en Mayenne pour évaluer la collectivité. Ils ont ainsi apprécié différents chantiers, aménagements et plantations particulièrement exemplaires : place du 11-Novembre, quai Paul- Boudet, rue Robert-Hardy... Déjà, en 2019, la ville avait obtenu ce niveau de reconnaissance de la part de Villes et Villages fleuris.



STADE FRANCIS-LE-BASSER : LE PROJET ARCHITECTURAL DÉVOILÉ

Le projet retenu pour le réaménagement du Stade Francis-Le-Basser a été présenté lors du conseil communautaire du 15 décembre, avec la participation de Laurent Lairy, président du Stade lavallois.

Propriétaire de cet équipement emblématique, Laval Agglomération doit aujourd’hui l’adapter aux standards du football professionnel, devenus plus exigeants en matière de pelouse, d’éclairage, d’accueil du public et d’équipements techniques. Au-delà de cette mise aux normes, le projet a été conçu comme un véritable projet urbain et économique, dépassant le seul usage sportif.

Un nouvel espace de vie. Le futur stade Francis-Le-Basser, conçu par l’agence d’architecture Ateliers 2/3/4/, s’inscrira dans un programme mixte public-privé, associant la rénovation de l’équipement sportif, la requalification des espaces publics et le développement d’activités tertiaires, commerciales et de services. L’objectif est de créer un nouvel espace de vie ouvert sur la ville, actif tout au long de l’année, au-delà des matches à domicile, et participant à la requalification de l’entrée de ville. Le projet représente un investissement global estimé à 86,1 M€, combinant financements publics et privés. La première phase, chiffrée à 54,1 M€, prévoit 21,4 M€ d’investissement public dédiés au stade et à ses abords, complétés par des programmes immobiliers privés destinés à assurer l’équilibre économique de l’ensemble. La gestion du stade sera confiée à une société créée par le Club, permettant à Laval Agglomération de ne plus supporter les coûts de gestion de l’équipement. Le projet se déploiera en deux étapes. La première, programmée entre 2027 et 2030, verra la création de deux tribunes latérales ainsi que l’aménagement des espaces publics. À terme, le stade comptera environ 17 000 m² de surfaces tertiaires et commerciales, accueillant plusieurs centaines de salariés.



ACTION MUNICIPALE Expression : LES TRIBUNES

La loi sur la démocratie de proximité offre la possibilité aux groupes politiques de s’exprimer librement. Voici donc les points de vue de la majorité et de l’opposition. Ces tribunes n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Majorité

Demain Laval ensemble, écologique et solidaire À l’approche des élections municipales, la majorité municipale a fait le choix de ne pas publier de tribune d’expression politique dans ce numéro, après échange avec les autres groupes. Nous souhaitons à chaque Lavalloise et chaque Lavallois une très belle année 2026.

Opposition

Laval passionnément. À l’approche des élections municipales, le groupe Laval passionnément a fait le choix de ne pas publier de tribune d’expression politique dans ce numéro, après échange avec le groupe majoritaire. En attendant ce moment essentiel de la vie démocratique, nous souhaitons à toutes et à tous une très belle année 2026. Patrice Aubry, Marie Cécile Clavreul, Chantal Grandière, Stéphanie Hibon-Arthuis, Henri Renié, Samia Soultani. Contact : elus.opposition@laval.fr - 06 34 26 66 75.

Les Indépendants pour Laval. LA TRANSPARENCE TOUJOURS ABSENTE. Depuis trois ans, plus de 2 millions d’euros de charges de la Ville sont mutualisées avec l’Agglomération, rendant la lecture budgétaire opaque et augmentant artificiellement la capacité d’endettement. Tous les ans, le maire refuse de produire un document consolidé regroupant l’endettement de la Ville, de l’Agglo et de LMA, ainsi que les données d’épargne brute et nette. Les banques ne sont pas dupes : prudentes face à une situation réellement fragile, elles n’accordent ni meilleurs taux, ni conditions négociées. La santé financière de la Ville reste précaire, malgré une présentation qui cherche à la rendre plus flatteuse qu’elle ne l’est. Nous profitons de ces lignes pour adresser nos voeux de santé et de bonheur à tous les Lavalloises et Lavallois pour 2026. James Charbonnier, Vincent D’Agostino, Pierrick Guesné, Lucile Périn Contact : elus.opposition@laval.fr - 06 34 26 66 75.

QUESTION CITOYENNE : VOUS AVEZ LA PAROLE !

Chaque conseil municipal commence par un temps d’échange avec les citoyens. Si vous avez une question à poser à l’équipe municipale, vous pouvez la formuler jusqu’à deux semaines avant la séance. L’élu en charge du sujet concerné vous apportera une réponse, de vive voix, et en direct, lors du conseil. Attention : il vous faudra impérativement être présent lors de la séance. Dans le cas contraire, la réponse de l’élu vous sera adressée par courrier.

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Le prochain conseil se déroulant le lundi 2 février, vous pouvez adresser votre demande jusqu’au lundi 19 janvier par téléphone au 02 43 49 46 28 ou par mail à questionauconseil@laval.fr.

ZOOM SUR LE BUDGET 2026

La Ville de Laval a voté son budget primitif, lundi 8 décembre. Impôts, principaux investissements, utilisation de l’argent public… Voici les principales informations à retenir.

BUDGET GLOBAL 93 M€ (dépenses réelles hors reprises des résultats). Fonctionnement 69%. Investissements 31%.

A quoi sert l'argent ?

IMPÔTS ET TAXES 44 M€ collectés. Stabilité des taux de la taxe foncière et de la taxe d'habitation.

PERSONNEL. 827 emplois permanents. Deux départs à la retraite sur 10 non remplacés. Coût : 39 M€

SUBVENTIONS AUX ASSOCIATIONS : 2,170 M€

CHARGES À CARACTÈRE GÉNÉRAL. Denrées pour la cuisine centrale : + 8,1 % pour garantir leur qualité + 23 000 € pour l'entretien de la Place du 11-Novembre et des points d'apports volontaires. 340 000 € en réserve pour financer de possibles nouvelles ponctions de l'Etat (loi de finances de l'Etat en cours de discussion)

CAPACITÉ NETTE D'AUTOFINANCEMENT : 1,1 M€. En hausse de 22,7 % par rapport au budget primitif de 2025

DETTE en cours de 66,5 M€ sécurisé et classé au niveau 1A (risque faible) sur la charte Gissler à 99 %. 75 % à taux fixe / 25 % à taux variable

INVESTISSEMENTS 22 M€. Plan qualité 5,20 M€ (entretien courant des bâtiments, des espaces publics, de la voirie et de l’éclairage public, des réseaux d’eaux pluviales, des espaces verts, des cimetières…).



DOSSIER : LA GARE EN MOUVEMENT

Longtemps symbole du voyage, la gare de Laval est désormais un véritable pôle de vie et de mobilité. Modernisée par l’arrivée de la LGV et intégrée à un quartier en plein essor, elle est fréquentée par un nombre croissant d’usagers.

14 août 1855. Après deux ans de construction, la gare de Laval accueille son tout premier train à vapeur. À son bord : Napoléon III, venu visiter ce nouvel embarcadère lavallois. 135 années se sont écoulées. Et à partir de 1990, les premiers TGV font leur apparition. Aujourd’hui, entre 60 et 75 trains (TGV et TER) passent et réalisent un arrêt quotidiennement dans cette même gare. Une gare, qui, en juin 1944, n’a pas résisté aux bombardements et a été reconstruite en 1956, tout en reprenant l’architecture de l’ancien bâtiment. Laval a aussi connu l’arrivée d’une seconde gare sur l’avenue Robert-Buron à la fin du 19e siècle. Celle-ci a accueilli les chemins de fer départementaux de la Mayenne. Pas pour très longtemps car elle ne reçoit plus de trains après la Seconde Guerre mondiale. C’est désormais l’office de tourisme qui y est installé.

Une nouvelle dimension avec la LGV. Depuis 40 ans, la gare de Laval a connu quelques transformations et notamment une première rénovation en 1985. Vingt-deux ans plus tard, elle s’est offert un nouveau parvis ainsi qu’un parking souterrain. Mais l’un des changements majeurs s’est déroulé en 2017 avec l’arrivée de la Ligne à Grande Vitesse (LGV). Une nouveauté qui connecte mieux Laval à Paris et aux autres métropoles régionales. Elle lui a aussi permis de confirmer sa place centrale dans le Grand Ouest. Aujourd’hui, la capitale se trouve à 1h10 et les voyageurs peuvent profiter d’un trajet de seulement 25 minutes pour rejoindre Rennes et Le Mans. « Je vois beaucoup plus de gens prendre le train pour aller travailler. Il y a aussi plus de touristes, fait remarquer Maud Martin, manager adjointe de la gare. Les gens prennent plus le train qu’avant. Je le vois lors d’événements comme Laval Virtual, pour les Lumières, ou pour des événements sportifs. Les voyageurs nous demandent comment rejoindre certains lieux. »

230 000 voyageurs de plus en deux ans Le ressenti de Maud Martin se traduit par une nette augmentation du nombre d’usagers à Laval passant de 1 470 000 voyageurs en 2022 à 1 700 000 en 2024. À cela, il faut ajouter 560 000 visiteurs chaque année. « Cela comprend les gens qui traversent la gare, soit pour déposer des amis, pour acheter le petit magazine le matin (ndlr : la gare est dotée d’un magasin Relay). Ça montre que c’est un endroit vraiment vivant », complète Caroline Grandin, la directrice de la communication des gares en Pays de la Loire. Le secteur s’est encore enrichi d’une gare routière en 2017 et de la création de près de 1 000 logements. Plus qu’un simple lieu de passage, la gare s’affirme comme un acteur structurant du quotidien et du développement de la ville, un carrefour où se croisent habitants, visiteurs et dynamiques régionales.

AMÉLIORATION DE L'OFFRE VERS PARIS

La SNCF apporte des améliorations aux voyageurs lavallois se rendant à Paris ou en rentrant, à partir de 2026. Les horaires ont été revus pour une meilleure répartition dans la journée et mieux répondre aux besoins des professionnels. Pour les familles et les touristes, un OuiGo train classique est aussi ajouté. Au total, chaque jour, 30 allers-retours entre Laval et Paris sont proposés en moins de 2h30, le temps moyen du voyage en voiture. Sept sont des allers-retours directs.

LES PRINCIPALES VILLES DESSERVIES

Dessertes TGV.
Rennes, Vitré, Le Mans, Paris Montparnasse (TGV), Austerlitz (Ouigo), Massy, Marne-la-Vallée, Lille, Bruxelles, aéroport Charles-de-Gaulle, Lorraine TGV, Strasbourg, Redon, Vannes, Auray, Lorient, Quimper, Dol-de-Bretagne, Saint-Malo, Lamballe, Saint-Brieuc, Morlaix, Brest, Lyon, Montpellier.
Dessertes TER.
Sablé-sur-Sarthe, Angers, Ancenis, Nantes, Evron, Sillé-le-Guillaume, Conlie, Châteaubourg, Saint-Pierre-la-Cour, Port-Brillet, Cesson-Sévigné.

LE MARCHÉ A DÉBARQUÉ SUR LE PARVIS

Depuis septembre 2024, le marché de la gare s’est fait une place sur le bas du parvis. D’abord présent à proximité de l’office de tourisme, il profite désormais d’une meilleure visibilité chaque samedi matin. « Avant, on n’avait que des habitués. Maintenant, on profite des allers et venues de certains voyageurs pour vendre quelques paniers en plus. Ce ne sont pas des grandes quantités mais c’est toujours ça de pris », salue le maraîcher Yoann Viel présent chaque samedi aux côtés d’un vendeur de volailles, d’un marchand de crêpes et de galettes. Tous les 15 jours, un apiculteur prend aussi place pour vendre son miel.

MAUD, UN QUOTIDIEN SUR PLUSIEURS FRONTS

Maud Martin est manager adjointe de la gare de Laval. Elle veille chaque jour au bon fonctionnement du site et à l’accueil de milliers d’usagers. Entre sécurité, coordination des équipes et gestion des imprévus, elle garantit la continuité d’un service indispensable aux voyageurs.

« Ce qui fait la force de la gare de Laval, c’est la proximité avec les clients. » Originaire de Chartres, Maud Martin a posé ses valises en Mayenne il y a un peu plus de 10 ans. Elle a d’abord fait ses gammes en gare du Mans au triage puis en tant qu’agent de circulation. Titulaire d’études en logistique, elle est arrivée à Laval au poste de cheffe de service. C’est elle, la petite voix qui passait les annonces aux voyageurs qui patientaient sur le quai. « Je gérais aussi la relation clients et vérifiais l’affichage des trains sur les écrans, » ajoute Maud Martin.

Manager adjointe depuis deux ans. Depuis deux ans, elle occupe le poste de manager adjointe. « Je travaille avec 17 agents. Je veille à la formation et aux compétences de chacun. Ils assurent des tâches essentielles de sécurité comme les essais de freins ou les manoeuvres. La sécurité, c’est vraiment un point très important sur ce poste et à la SNCF. Aucune action n’est prise sans s’assurer que tout soit en sécurité. » En décembre dernier, elle a même assuré l’intérim de son supérieur, parti vers de nouvelles fonctions à Tours. Une responsabilité supplémentaire qu’elle a prise avec sérénité : « Mon rôle est de maintenir le fonctionnement du site et de transmettre petit à petit les informations à son successeur. » Aux côtés d’une cinquantaine de personnes qui travaillent à la gare à l’année, celle qui est âgée de 42 ans, gère également la maintenance du site et les demandes de travaux. La communication et savoir « être multitâche », sont deux piliers permettant à Maud d’exercer sa fonction. « Il faut être prêt à jongler entre différents métiers, glisse-t-elle avant d’ajouter : L’autre jour, j’étais par exemple cheffe de manoeuvre. Hormis la vente, je peux tenir plusieurs postes. » L’un des aspects sensibles de son métier, c’est aussi de gérer l’imprévu. Parfois, les retards de train sont inévitables. « Ces derniers portent souvent sur des causes exogènes à la SNCF : personnes aux abords des voies, sangliers, etc. ». Cela n’empêche pas la colère des voyageurs. « On apprend à gérer tout ça avec le temps. Au départ, on prend tout pour soi et ça peut énerver, raconte-t-elle tout de même avec le sourire. À force, on apprend à parler avec les gens. Plus on leur explique les motifs de retard, plus ils s’apaisent. »

« Le merci à la fin de la journée, on l’apprécie vraiment ». Au quotidien, Maud conjugue véritablement rigueur et sensibilité, faisant de l’humain la priorité de son métier. En témoigne cette anecdote survenue un matin où une passagère a retiré ses talons puis s’est mise à courir à quelques secondes du départ du train. « On s’est regardé avec le contrôleur, on n’avait pas le choix que de l’attendre. Elle est arrivée complètement essoufflée, raconte Maud, amusée. Elle nous a remerciés et elle était super heureuse. » Et cette reconnaissance de la part des voyageurs, Maud n’y est pas indifférente. « À force, on connaît les habitués. C’est toujours agréable d’avoir un bonjour, ou un merci. Le merci à la fin de la journée, on l’apprécie vraiment », conclut-elle. ILS

ILS PRENNENT LE TRAIN POUR ALLER TRAVAILLER

L’utilisation du train au quotidien est devenue une habitude pour de nombreux voyageurs. Meilleure optimisation de leur emploi du temps, bien-être ou encore impact financier, ces voyageurs racontent leur expérience d’utilisateurs réguliers pour se rendre au travail.

Gaïa Renazé.
RENNES vers LAVAL.
Médiatrice scientifique au Zoom.
Je fais ce trajet quatre fois par semaine depuis 3 ans et demi. C’est un choix qui me convient beaucoup plus que la voiture, en tout cas d’un point de vue écologique. En terme de fatigue et de concentration, c’est aussi bénéfique. Le matin, j’utilise le trajet en TGV pour me mettre dans ma journée et commencer à répondre aux mails ou pour des activités hors travail. En fin de journée, le trajet me permet d’avoir un petit sas entre mon travail qui est associé à la ville de Laval et ma vie perso qui est associée à Rennes.

Antoine Tissot.
LAVAL vers PARIS.
Dans l’Éducation nationale.
Je vais à Paris le lundi, le mardi et parfois quelques autres jours, depuis quatre ans. On habitait à Paris il y a quelques années et on a fait le choix de déménager à Laval pour avoir une vie plus apaisée. La raison est aussi professionnelle pour ma compagne. C’est équilibré de faire trois jours à Paris et deux jours de télétravail. J’ai mon propre rythme, mon confort à la maison et tous les avantages de la ville de Laval car j’habite dans le centre. L’inconvénient, c’est le prix, je paye 400 € mais c’est un choix.

Johan Garry.
PORT-BRILLET vers LAVAL.
Professeur au lycée Robert-Buron.
Je viens de Port-Brillet à Laval en train tous les jours sauf en cas de conseil de classe, quand cela termine tard et qu’il n’y a plus de train. En plus de l’aspect écologique et développement durable, l’un des gros avantages de prendre le train pour aller au travail, c’est l’optimisation du temps. Je réponds à tous mes mails et aux questions des élèves le matin. Le soir, je remets à jour mon cahier de texte. Lorsque j’arrive à la maison, je suis plus calme. Je pense que pour le bien-être, ça joue énormément.

Manon Journet.
RENNES vers LAVAL.
Professeur au collège Jacques-Monod.
Je fais ce trajet en train entre Rennes et Laval un jour sur deux. C’est un coût de venir en voiture. Avec un abonnement TGV, je divise par deux mon budget transport. Quand on est professeur, on ne choisit pas forcément son lieu de travail. Ce fonctionnement me permet de garder ma vie sociale rennaise et de venir au travail de manière plus souple, tout en espaçant mes moments de fatigue.

DANS LES COULISSES DES MANOEUVRES

Chaque matin, les TER sont positionnés à quai pour accueillir les voyageurs. C’est la mission d’Emmanuel Dietsch, en charge des manoeuvres ferroviaires de la gare de Laval depuis 2018.

5h20. La gare dort encore, mais Emmanuel Dietsch, lui, est déjà en marche. Il ouvre les portes, enfile son gilet orange et s’avance sur les voies vers ce qu’il appelle « le garage à trains ». En réalité, pas de bâtiment visible, mais c’est ici, derrière les quatre voies principales que 3 TER sont stationnés chaque soir. La mission d’Emmanuel démarre par une vérification de la rame afin de s’assurer qu’elle n’a pas été endommagée ou taguée dans la nuit. « Le but de la manoeuvre, c’est d’accompagner le conducteur à sortir ces rames et à les remettre sur la voie dédiée aux passagers », présente Manu, comme il est souvent appelé par ses collègues. Chaque manoeuvre dure entre 20 et 25 minutes et est réalisée en binôme. « Il faut vraiment être précis sur la sortie du train. On dirige les aiguilles et on vérifie qu’elles sont bien tracées pour ne pas dériver, glisse-t-il. Une voie mal tracée, ça peut provoquer une prise en écharpe avec un autre train. La partie sécuritaire est primordiale. La moindre erreur peut être une catastrophe mais ce n’est pas stressant, nous sommes habitués. »

Un métier qui évolue.
Une fois l’aiguillage réalisé, le convoi file sur plusieurs mètres jusqu’au viaduc avant de revenir en gare et ainsi permettre aux voyageurs de monter depuis l’une des quatre voies. « Quand j’ai commencé ce métier, on accrochait les wagons et, on faisait des essais de freins tous les jours. On créait aussi des trains de marchandises avec plusieurs wagons de convois différents. Ça, c’était de la pure manoeuvre », se remémore l’homme de 50 ans qui est entré à la SNCF en 2001. Depuis, le matériel a évolué, le métier aussi. « Avec les nouvelles rames automatiques, les conducteurs peuvent faire leurs essais de freins directement en cabine. Certaines manoeuvres n’existent même plus », ajoute Emmanuel. Les principales manipulations se déroulent avant le lever du soleil et le soir. Mais certaines d’entre elles ont aussi lieu en matinée. Ce qui offre à Emmanuel quelques moments amusants : « À 8h11, on a un train dont le terminus est à Laval. Avant de l’emmener vers le garage, on doit le visiter afin d’être sûr que personne n’a oublié de valise. Sauf qu’on voit aussi pas mal de gens qui dorment et n’ont pas remarqué qu’ils étaient à quai. Parfois, on a même du mal à les réveiller ».

UNE PORTE D’ENTRÉE POUR LA VILLE

Directrice de l’aménagement à Laval Mayenne Aménagements, Audrey Lagautrière pilote depuis 2016 la transformation du quartier de la gare (ZAC LGV). Elle fait le point sur ce projet de grande ampleur à Laval.

Qu’apporte l’aménagement du quartier de la Gare à la ville de Laval ?
C’est une porte d’entrée de la ville. Historiquement, les quartiers de gare, ce ne sont pas des quartiers très agréables, avec des terrains plutôt en friche. Là, nous voyons vraiment le dynamisme de Laval avec la construction de nouveaux bâtiments, de logements, de bureaux. Ça permet de montrer l’attractivité de la ville et au quartier de se renouveler. L’idée, c’est qu’en arrivant à la gare, on se sente déjà dans Laval, pas dans un quartier de passage. Le fait d’avoir cette mixité bureaux-logements permet de créer de la vie à tout moment de la journée. Il y a aussi cette passerelle qui traverse les voies ferrées et qui permet de relier le Nord et le Sud. Avant l’aménagement du quartier, plusieurs concertations ont eu lieu avec les habitants. Quels ont été les principaux retours pris en compte ?
Nous avons fait de l’information sur la partie Sud et une concertation sur la partie Nord. Nous avons proposé plusieurs ateliers à propos de la question de la hauteur et du recul des bâtiments par rapport à l’existant. Nous avons modifié un peu le projet en reculant le front bâti pour avoir une distance un peu plus importante avec les bâtiments existants. Nous avons également réduit d’un niveau les hauteurs des bâtiments pour permettre un meilleur ensoleillement. Quels sont les premiers impacts concernant l’attractivité du quartier ?
Nous parlons du quartier gare, mais tout autour, nous voyons énormément de projets fleurir, de bâtiments se réhabiliter. Nous sentons vraiment que le quartier gare est très demandé avec l’atout LGV/TER, ses services et ses commerces. Nous sommes aussi tout près du stade donc avec son nouveau projet de transformation, ça va aussi créer une nouvelle dynamique de passage sur le quartier. Ce quartier a aussi une dimension sociale et environnementale.
Au sein des logements il y a une mixité de produits avec de l’accession sociale et du locatif social. Sur le plan environnemental, nous développons la végétation qui n’existait pas ici. Il y a pas mal de désimperméabilisation des sols, de plantations et aussi de gestion de l’eau avec des petites créations d’allées plantées pour permettre à l’eau de s’infiltrer dans le sol. Nous essayons de recréer un petit peu de biodiversité, d’îlots de fraîcheur et de végétations. Au niveau de la ZAC, nous vendons des terrains avec un cahier de prescription assez fort : architecturales, environnementales et paysagères. Nous imposons des matériaux performants, avec de bonnes performances thermiques, acoustiques et vibratoires, si possible biosourcés, et une palette végétale adaptée aux conditions climatiques.

LA ZAC EN BREF

2018 : début des travaux.
Février 2019 : Le Trèfle, premier immeuble à sortir de terre (5 000 m² de bureaux) au sud de la ZAC.
Juin 2021 : livraison de 35 premiers logements, rue des Trois-Régiments.
Été 2022 : livraison d’une résidence étudiante CROUS de 114 logements, rue des Trois-Régiments.
Mai 2023 : livraison du bâtiment Quai 53 (3 500 m² de bureaux, une boulangerie et une surface commerciale), rue des Trois-Régiments.
Mars 2025 : ouverture de la Maison des entreprises, au sein du bâtiment La Station, place de la Gare.

QUELLES NOUVEAUTÉS À VENIR POUR LE QUARTIER ?

L’aménagement de la gare de Laval est loin d’être fini. Les travaux sur la zone Sud vont prendre fin au cours de l’année 2026 alors que ceux de la zone Nord vont se préciser. D’ici là, la création d’une rampe à vélo qui permettra de relier le centre-ville au quartier des Pommeraies sera livrée au printemps 2026. On fait le point sur les projets en cours et à venir.

Une rampe à vélo pour relier la partie Sud au Nord.
La construction d’une rampe à vélo du côté Sud a démarré fin janvier 2025 et doit s’achever au printemps 2026. Cette rampe viendra faire la liaison via la passerelle avec la rampe déjà construite au Nord afin d’assurer une continuité cyclable entre les deux rives ferroviaires. Elle sera accompagnée de mobiliers urbains (bancs, tables, arceaux vélos) et de toilettes publiques. Sans oublier les nombreuses plantations qui permettront de végétaliser les abords de la gare. Cet aménagement aura pour objectif de favoriser l’accessibilité de la gare et encourager l’utilisation du vélo au quotidien. La construction de cette rampe Sud viendra clore l’aménagement définitif de cette partie du parvis.

Une “place de village“ avec de nouveaux logements et commerce au Nord.
Au Nord, l’objectif affiché est de créer une véritable “place de village“ avec un espace vert au coeur des nouvelles résidences de logements. 213 logements vont être construits (61 en accession libre, 32 en accession sociale et 120 pour les étudiants). Une surface commerciale accompagnera ce projet dont la livraison est prévue pour fin 2028. D’ici là, le bâtiment se situant à l’extrémité de la passerelle Nord sera conservé et réhabilité. Cette décision s’inscrit dans la démarche environnementale globale. À noter que le secteur Nord de la ZAC LGV se développe du carrefour Coubertin au Pont de Paris. Une large partie de cette zone est encore à l’étude.

Un nouveau parking au Nord.
Un parking de 389 places va aussi voir le jour dans ce secteur. Il sera composé de deux niveaux : l’un sera public, l’autre restera privé.

Trois bâtiments livrés au niveau de la rue des Trois-Régiments au Sud.
La rue des Trois-Régiments qui longe les rails côté Sud va aussi évoluer en 2026. Trois bâtiments vont être livrés au cours de l’année : le siège social du Groupe Séché, celui de Méduane Habitat ainsi qu’un bâtiment qui accueillera 54 logements en accession libre et 26 logements sociaux.

Les métiers de la Ville : DAVID DUGRAIS, MONSIEUR PROPRE

Depuis bientôt huit ans, David Dugrais, 45 ans, arpente le secteur de la gare avec constance et rigueur. L’îlotier fait de la propreté un engagement quotidien… et une fierté.

Né à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine, David Dugrais pose ses valises à Laval au début des années 1990, après la mutation de son père. « Je n’étais pas très scolaire », glisse-t-il, mais trouve rapidement sa voie dans le bâtiment, où il devient maître d’apprentissage. Pendant une dizaine d’années, il enchaîne peinture, plaquisterie, nettoyage industriel et missions d’intérim : « Je faisais de tout, je bossais, j’en voulais », résume le quadragénaire. Quand le travail se raréfie, il tente sa chance dans l’association Génie 53. « J’ai appris sur l’environnement, la propreté, la sécurité, l’hygiène… ça m’a relancé humainement. » Puis, il poursuit sa carrière en intérim sur le chantier de la LGV. Jusqu’au jour où sa compagne repère une annonce sur Facebook : « la Ville recherchait du renfort à la propreté urbaine. » Il postule, remplace un agent en arrêt… et convainc. « On m’a fait confiance. J’ai montré que je n’étais pas feignant, que j’avais du courage », dit-il avec humilité. Depuis octobre 2017, David est devenu l’un des visages familiers du secteur gare. Son périmètre s’étend de la rue de la Paix à la rue Magenta, en passant par le quai et la gare routière. Il arpente « entre 10 et 12 km par jour », précise-t-il. Balayage, soufflage, désherbage, vidage des corbeilles, remontée des encombrants ou des dépôts sauvages : ses journées commencent tôt, dès 6h, et même 5h30 le vendredi. « C’est un quartier vivant. Les gens me demandent des renseignements : une rue, le fonctionnement d’un horodateur… J’aime bien ce contact. » Malgré les incivilités, David garde le sourire. Ce qu’il cherche avant tout : être utile. « Quand je termine mon service, et que les abords de la gare sont propres, je suis heureux. Je me dis que c’est la vitrine de la ville. Je contribue à cela, j’en suis fier. » Une fois son service terminé, David retrouve un autre rythme : faire du vélo, aller à la piscine avec ses deux enfants de 14 et 11 ans, et cuisiner. « Faire un Bourguignon, un couscous, de la cuisine créole, j’adore ça ! » Aujourd’hui, il se dit « bien dans ses baskets », attaché à la sécurité de l’emploi, au contact humain et à Laval, « une ville calme, loin du métro-boulot-dodo ». Lorsqu’il est de service, il porte ses chaussures de sécurité et son ensemble orange et noir estampillé Laval. Il raconte que certains habitants le reconnaissent même en civil : « Je discute alors avec eux. Le bonjour, le sourire… ça vaut beaucoup. » Une belle forme de reconnaissance.

ON RECRUTE !

La Ville de Laval et Laval Agglomération procèdent régulièrement à des recrutements dans des secteurs variés. Retrouvez l’ensemble des offres d’emplois, de stages et de contrats d’apprentissage sur https://recrutement.laval.fr/



VIVRE À LAVAL

DES JEUNES LAVALLOIS RÉCOMPENSÉS À L’INSTITUT DE FRANCE

C’est un projet pédagogique remarquable qui a mobilisé sept élèves de CAP chaudronnerie du lycée professionnel Robert- Buron. En octobre dernier, quatre d’entre eux étaient reçus à l’Institut de France pour y recevoir un grand prix national.

Le Grand Prix national du jury de la Fondation Colbert – Institut de France a été attribué aux élèves de terminale CAP chaudronnerie du lycée Robert-Buron de Laval les 2 et 3 octobre derniers. Leur chef-d’oeuvre, intitulé “Déconstruire pour construire“, a séduit le jury par son originalité, sa technicité et sa dimension écologique. Ethan, Nathan, Henrique, Moyaby, Ibrahima, Célestin et Jordan ont conçu un chariot de transport de marchandises et de courrier à conducteur porté, qu’ils ont fabriqué presque exclusivement à partir de matériaux de récupération. Un engin innovant qui prend notamment appui sur des éléments électriques récupérés d’un fauteuil roulant en fin de vie. Résultat : un prototype fonctionnel, ingénieux et durable.

Une aventure fédératrice.
L’idée du projet est née en septembre 2023 : Oscar El Majouti, professeur d’arts appliqués au lycée, propose alors d’engager la classe dans le concours national de chefs-d’oeuvre de la Fondation de France. Une compétition que l’enseignant connaît bien : depuis quelques années, plusieurs de ses promotions y ont participé et y ont été primées. Très vite, le groupe adhère au concept, qui associe plusieurs disciplines : les arts appliqués, les mathématiques, la chaudronnerie et les lettres. « Au fil des mois, les élèves se sont véritablement révélés », soulignent les quatre enseignants impliqués, fiers du chemin parcouru. Les lycéens rédigent un dossier illustré, mènent des recherches, et construisent un prototype, démontrant autant leurs compétences techniques que leurs capacités à faire équipe. « C’est un projet qui nous a appris à être patients et à travailler en groupe, dans le dialogue », rapporte Ibrahima.

Du régional au national.
En juin 2025, la classe est sélectionnée pour représenter les Pays de la Loire au niveau national. Quatre mois plus tard, c’est la consécration : les jeunes Lavallois remportent le Grand Prix national du jury à Paris lors d’un voyage qu’ils ne sont pas près d’oublier. Pour le lycée, pourtant habitué à présenter des élèves lors de compétitions nationales, c’est une première : « Jamais ce niveau de récompense n’avait encore été atteint », se félicite Emmanuel Hamon, directeur délégué aux Formations professionnelles et technologiques de l’établissement. La Fondation Colbert organise chaque année ce concours de chefs d’oeuvre ouvert aux élèves de terminale professionnelle et de CAP de toutes spécialités. Son objectif : valoriser l’excellence, encourager la fierté et susciter l’émulation au sein de la voie professionnelle. Le chariot conçu par les jeunes Lavallois est actuellement en cours d’homologation. S’il est validé, il pourrait un jour être fabriqué à grande échelle. Le 21 novembre dernier, Ethan, Nathan, Ibrahima et leurs camarades de promotion ont repris le chemin du lycée pour y recevoir officiellement leur diplôme. Ils ont également reçu une lettre de recommandation de la très prestigieuse Fondation de France, saluant leur implication et la qualité de leur travail. Un sérieux coup de pouce pour démarrer leur vie professionnelle. Ce projet restera gravé dans leur parcours. Tous évoquent avec enthousiasme cette aventure humaine, pédagogique et professionnelle qui les a menés « sous les ors de la République ».

CAMPUS TOUR : DES RENCONTRES PLEINES DE PROMESSES

Grâce au Campus Tour, entreprises locales et étudiants lavallois se rencontrent. Le dispositif, initié par Laval Agglomération, ambitionne de donner envie aux futurs diplômés de débuter leur vie professionnelle sur le territoire.

Favoriser l’ancrage des étudiants sur le territoire… c’est la raison d’être de cette première édition du Campus Tour. L’an dernier déjà, plusieurs ateliers ont été lancés par Laval Agglomération, réunissant entreprises, chefs d’établissement, étudiants… afin d’imaginer des actions en ce sens. C’est alors que le Campus Tour est né. Co-porté avec la CCI et organisé par Laval Économie, il se déroule en deux étapes. De fin octobre à fin novembre dernier, la première a permis d’accueillir les étudiants dans les entreprises locales et de favoriser les échanges avec les professionnels des métiers liés à leur formation.

En immersion.
Mercredi 19 novembre, une quinzaine d’étudiants de deuxième année de BUT informatique de l’IUT de Laval visitaient les locaux de Luminess (ex-Jouve), à deux pas de leur campus. Accueillis par plusieurs collaborateurs, ils ont pu découvrir les projets de l’entreprise spécialisée dans les solutions digitales, ses missions (IA, développement, cybersécurité, data centers), ses métiers, ses clients (plusieurs ministères, Arcom, SNCF…) et poser leurs questions. Pour nombre d’entre eux, ce premier contact direct a aussi été l’occasion de déposer un CV. Luminess, Eden Village, la Polyclinique… Chaque visite a permis aux futurs diplômés d’appréhender une facette de l’économie locale. Une manière concrète d’appuyer leurs candidatures de stage, d’alternance ou d’emploi. « Leur faire découvrir la richesse des entreprises du territoire et leur donner envie de construire leur avenir professionnel ici, c’est tout l’enjeu du Campus Tour », souligne Carine Fortin, cheffe de projet Attractivité et Hospitalité à Laval Économie et animatrice de l’événement.

Rester sur le territoire.
Samy, étudiant en BUT informatique, est ravi de cette immersion : « J’étais déjà très intéressé par l’entreprise… le développement, l’IA, les langages informatiques. La découvrir de l’intérieur, ça motive encore plus. » Le jeune homme de 18 ans ajoute : « Et c’est la bonne période pour postuler, les entreprises savent si elles auront besoin de renforts. » Pour les acteurs économiques, l’opération constitue une belle opportunité. Comme le confirme Mégane Yung, responsable des Ressources humaines chez Luminess : « C’est dommage de voir partir des diplômés alors que nous avons ici de très belles entreprises qui peuvent leur correspondre... Le Campus Tour, c’est l’occasion de recruter nos futurs talents ! » Prochaine étape : le mardi 31 mars, au Laval Virtual Center. Ce second temps permettra aux entreprises, à leur tour, d’aller à la rencontre des établissements d’enseignement supérieur. Elles seront accueillies par les étudiants qui les inviteront à participer à un rallye ludique pour découvrir leurs écoles et les formations qu’elles proposent.

QUELQUES CHIFFRES :
22 entreprises participantes. 14 écoles impliquées. 45 formations concernées. + de 60 visites. + de 500 étudiants.



MON QUARTIER À DU TALENT

SONIA, LE VISAGE DE LA BOUTIK TROC

Habitante de Saint-Nicolas depuis toujours, Sonia Courtot est responsable de la Boutik Troc. Un magasin pas comme les autres rempli d’articles de seconde main… à échanger.

Au numéro 10 de la rue du Capitaine Paul-Normand, la porte de la Boutik Troc s’ouvre sur le sourire de Sonia Courtot. « Ici, tout peut servir à quelqu’un d’autre ! », glisse l’animatrice des lieux, elle-même habillée avec des vêtements de seconde main. Ancienne assistante maternelle, Sonia a dû arrêter son activité pour raisons de santé. Loin de se mettre en retrait, elle s’investit pour la solidarité et la planète. Dès 2013, elle rejoint l’association Monde de femmes, dont elle assure la présidence pendant douze ans. Aujourd’hui vice-présidente, la cinquantenaire concentre son énergie sur la Boutik Troc, qui constitue le coeur battant de l’association. « La vie quotidienne devient dure pour beaucoup de familles, surtout les grandes. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. »

Consommer autrement.
Inspirée par un ancien espace de troc installé à Saint-Nicolas il y a quelques années, Sonia refuse de voir disparaître cette pratique essentielle à ses yeux. Son garage déborde, les sacs s’empilent : il faut un lieu dédié. Elle découvre alors le local de la rue du Capitaine Paul-Normand. Le 8 septembre 2021, la Boutik Troc ouvre ses portes. « Ici, on a de tout : vêtements, chaussures, sacs à main, livres, DVD… même parfois des objets insolites », s’amuse-t-elle. Le principe est simple : chacun apporte, chacun repart avec l’équivalent en points de troc. En une année, près de 6 000 vêtements et 2 000 paires de chaussures ont ainsi circulé. « On ne réalise pas tout ce qui serait parti à la poubelle ! » Polyvalente, Sonia n’hésite pas à faire un ourlet ou recoudre une fermeture éclair si besoin. « Ce qui m’importe, c’est que les gens découvrent une autre façon de consommer. »

Lieu de convivialité.
La Boutik Troc, gérée par Sonia, son mari et quelques bénévoles, n’est pas seulement un lieu d’échanges, c’est aussi un repère social. Le mannequin posé devant le local signale que c’est ouvert. « Certaines personnes arrivent à 10 heures et repartent à midi. On discute, on prend un café, on se lie d’amitié. » À l’intérieur, la convivialité règne. « Quelque part, ces échanges sont aussi bénéfiques pour notre moral que pour celui de ceux qui viennent ici. » Elle multiplie les gestes et les initiatives pour faire tourner la boutique : portes ouvertes au centre multiactivités, préparation de repas, vide-greniers… Tout est bon pour que l’association perdure, et que le troc reste gratuit et accessible à tous. Les dons s’envolent parfois au-delà des frontières : direction l’Ukraine, le Maroc ou d’autres pays d’Afrique. « J’essaie d’aider un maximum de personnes. » Elle se souvient aussi de cet homme sans-abri, un jour d’hiver : « Il est reparti avec un manteau, un pantalon, des chaussettes, des gants, un bonnet. Il était content... » Attentive aux autres, Sonia Courtot agit, au quotidien, pour leur venir en aide. « Jeter, c’est facile. Mais donner l’est aussi. Il suffit de le vouloir ! »

LA MÉMOIRE PRÉSERVÉE À L’ÉCRAN

À la maison de quartier du Bourny, Daniel Saudrais partage sa passion du montage vidéo et aide les habitants à redonner vie à leurs souvenirs de famille.

Dans une salle de la maison de quartier du Bourny, plusieurs ordinateurs trônent, claviers bien rangés. Sur la porte, une affiche “Informatique“ accueille les visiteurs. C’est ici que Daniel Saudrais, 74 ans, partage chaque semaine son goût pour l’image et la transmission. « Faire des vidéos, c’est une passion, et une passion, ça se partage ! », dit-il avec sa voix posée de pédagogue. Retraité du bâtiment, maître d’oeuvre de métier, Daniel a rangé ses outils il y a plus de vingt ans, mais n’a jamais cessé de construire : cette fois, des films et des souvenirs. « Je suis venu à la maison de quartier il y a 25 ans pour apprendre l’informatique. Je voulais juste savoir me servir d’un ordinateur », se remémore-t-il. De fil en aiguille, il y découvre la section photo et vidéo du Comité d’animation du Bourny (CaB), s’y inscrit, apprend, se forme et finit par en devenir le responsable. Aujourd’hui, il y anime jusqu’à dix cours par semaine, bénévolement, aux côtés de Michel Broussey, créateur de l’atelier et toujours formateur actif.

Des trésors à valoriser.
Chaque semaine, une dizaine de personnes viennent apprendre à monter leurs vidéos avec le logiciel Magix Vidéo Deluxe. « On travaille comme à la télé, un peu à la manière de Des racines et des ailes », sourit Daniel. Les participants arrivent souvent avec leurs vieilles cassettes VHS ou des films Super 8. « C’est toujours émouvant de revoir les enfants lorsqu’ils étaient petits, ou les proches disparus. On ressort ces trésors et on les valorise, raconte-t-il. Certains préparent une surprise pour leurs noces d’or, d’autres veulent simplement sauvegarder leurs souvenirs, parce que les magnétoscopes ne fonctionnent plus. » Deux postes de numérisation, deux pour le montage : l’atelier tourne grâce aux adhésions (50 € le trimestre) et à beaucoup d’agilité. « On n’est pas des pros, mais on se débrouille bien ! », glisse-t-il, fier du travail collectif. Ouvert à toutes et tous, Lavallois ou non, l’atelier accueille chaque année de nouveaux curieux. Certains viennent pour un projet bien précis : un film de famille, un voyage, un cadeau à offrir. D’autres découvrent le montage et se prennent de passion pour l’image. « L’important, c’est d’avoir envie d’apprendre, de raconter quelque chose », indique Daniel.

Les honneurs de France Inter.
Lui-même ne manque pas d’inspiration : il a déjà réalisé plusieurs films de voyage, du Kenya à Rome, en passant par l’île de la Réunion ou le Canada. « Quand on aime l’image, tout devient sujet », confie ce grand voyageur. Il y a quelques années, la section avait même réalisé un calendrier de l’Avent filmé, retraçant les animations du Bourny. « Le montage est resté dans l’histoire de la maison de quartier ! » Et la reconnaissance va au-delà du quartier : récemment, France Inter a consacré un podcast au travail de l’atelier. « La journaliste a passé toute la journée avec nous pour observer comment on sauvegardait les souvenirs. » À Laval, la section vidéo du Bourny est unique en son genre. Grâce à cet atelier, la mémoire, préservée, reprend un nouveau souffle et continue de vivre à l’écran. Au numéro 10 de la rue du Capitaine Paul-Normand, la porte de la Boutik Troc s’ouvre sur le sourire de Sonia Courtot. « Ici, tout peut servir à quelqu’un d’autre ! », glisse l’animatrice des lieux, elle-même habillée avec des vêtements de seconde main. Ancienne assistante maternelle, Sonia a dû arrêter son activité pour raisons de santé. Loin de se mettre en retrait, elle s’investit pour la solidarité et la planète. Dès 2013, elle rejoint l’association Monde de femmes, dont elle assure la présidence pendant douze ans. Aujourd’hui vice-présidente, la cinquantenaire concentre son énergie sur la Boutik Troc, qui constitue le coeur battant de l’association. « La vie quotidienne devient dure pour beaucoup de familles, surtout les grandes. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. » Consommer autrement Inspirée par un ancien espace de troc installé à Saint-Nicolas il y a quelques années, Sonia refuse de voir disparaître cette pratique essentielle à ses yeux. Son garage déborde, les sacs s’empilent : il faut un lieu dédié. Elle découvre alors le local de la rue du Capitaine Paul-Normand. Le 8 septembre 2021, la Boutik Troc ouvre ses portes. « Ici, on a de tout : vêtements, chaussures, sacs à main, livres, DVD… même parfois des objets insolites », s’amuse-t-elle. Le principe est simple : chacun apporte, chacun repart avec l’équivalent en points de troc. En une année, près de 6 000 vêtements et 2 000 paires de chaussures ont ainsi circulé. « On ne réalise pas tout ce qui serait parti à la poubelle ! » Polyvalente, Sonia n’hésite pas à faire un ourlet ou recoudre une fermeture éclair si besoin. « Ce qui m’importe, c’est que les gens découvrent une autre façon de consommer. » Lieu de convivialité La Boutik Troc, gérée par Sonia, son mari et quelques bénévoles, n’est pas seulement un lieu d’échanges, c’est aussi un repère social. Le mannequin posé devant le local signale que c’est ouvert. « Certaines personnes arrivent à 10 heures et repartent à midi. On discute, on prend un café, on se lie d’amitié. » À l’intérieur, la convivialité règne. « Quelque part, ces échanges sont aussi bénéfiques pour notre moral que pour celui de ceux qui viennent ici. » Elle multiplie les gestes et les initiatives pour faire tourner la boutique : portes ouvertes au centre multiactivités, préparation de repas, vide-greniers… Tout est bon pour que l’association perdure, et que le troc reste gratuit et accessible à tous. Les dons s’envolent parfois au-delà des frontières : direction l’Ukraine, le Maroc ou d’autres pays d’Afrique. « J’essaie d’aider un maximum de personnes. » Elle se souvient aussi de cet homme sans-abri, un jour d’hiver : « Il est reparti avec un manteau, un pantalon, des chaussettes, des gants, un bonnet. Il était content... » Attentive aux autres, Sonia Courtot agit, au quotidien, pour leur venir en aide. « Jeter, c’est facile. Mais donner l’est aussi. Il suffit de le vouloir ! »



COMMERCES

LA CANCHANCHARA : RESTAURANT À TAPAS & BAR À COCKTAILS

La Canchanchara a déménagé au 319 rue de Bretagne pour offrir à sa clientèle un espace cosy et spacieux avec une superbe terrasse sur pilotis de 90 m2, parfaite pour profiter des beaux jours. « Aujourd’hui, nous pouvons pleinement nous positionner comme un véritable restaurant », confie Véronique avec enthousiasme, fière de sa cuisine où les tapas prennent des airs de bodega espagnole et de voyage en Amérique latine. À l’intérieur, les couleurs chaudes et l’ambiance conviviale invitent à se réchauffer autour d’un apéritif ou d’un repas savoureux. Les cocktails signature La Canchanchara se mêlent aux classiques, vins du monde et bières, tandis que la musique fait vibrer le lieu avec les soirées dansantes organisées en collaboration avec l’association Cubang’A : SBK (Salsa, Bachata, Kizomba) et autres danses “caliente“, le mardi et le mercredi. Vous l’aurez compris, ici on vient pour bien manger, trinquer, se laisser porter par l’ambiance… et repartir avec le sourire. Ouvert du mardi au mercredi, de 17h30 à 23h ; et du jeudi au samedi, de 17h30 à minuit. 319 rue de Bretagne - 02 43 67 18 62

NACRE : PRÊT-À-PORTER FÉMININ

Nacre, installée rue Général-de-Gaulle, à la place de l’ancienne boutique Nona Bis, est un lieu pensé par Salomé, 27 ans, qui a quitté son poste de cheffe de produit en maroquinerie pour imaginer un univers doux, lumineux et accueillant. « Je voulais quelque chose de naturel… Nacre, c’était une évidence », sourit-elle. Et c’est vrai : en entrant, on ressent tout de suite cette atmosphère apaisante, des teintes douces jusqu’aux cabines conçues comme de petits cocons. Salomé propose un vestiaire classique, relevé de petites touches tendance, avec des pièces à des prix tout à fait abordables. Du S au L, et parfois jusqu’au XL selon les coupes, elle conseille chaque cliente pour trouver la silhouette qui lui correspond, attentive aux morphologies comme aux envies. Nacre, c’est un dressing où l’on prend son temps, où l’on se sent bien, et où chaque visite se transforme en moment agréable. Ouvert le mardi, de 14h à 19h ; et du mercredi au samedi, de 11h à 19h. 59 rue Général-de-Gaulle

FRICO CREATION PAPETERIE JAPONAISE

Installée depuis maintenant trois mois dans la rue de la Paix, FRICO CREATION a déjà su attirer les curieux, les amateurs de belle papeterie et tous ceux qui aiment créer de leurs mains. L’endroit séduit par son ambiance douce et soignée, fidèle à l’esprit de l’art japonais. Les visiteurs y rencontrent Saori Hiramatsu, qui a imaginé cette adresse comme un lieu où chacun peut trouver de quoi nourrir ses envies. « Quand on évoque le Japon, beaucoup imaginent des mangas ou des objets très traditionnels. Ici, il y en a très peu. L’offre se concentre sur des produits authentiques et pensés pour la création », tient à préciser Saori. Cahiers d’écriture, carnets de dessin, stylos, feutres, stickers, papiers créatifs, kits à construire : la sélection se distingue par sa qualité et son originalité, avec des références japonaises emblématiques comme Midori ou Kuretake. La gérante anime aussi des ateliers en petits groupes, parfois accompagnée d’artistes invités. Les inscriptions se font en ligne ou directement sur place. Des cours de japonais sont également proposés en soirée, accessibles à tous niveaux. Voici une adresse qui donne envie de se laisser inspirer, tout simplement. Ouvert du mardi au jeudi, de 11h30 à 18h ; et du vendredi au samedi, de 11h30 à 19h. 40 rue de la Paix - 02 53 22 15 85

A2 INTÉRIEUR SINGULIER : DÉCORATION D’INTÉRIEUR

Depuis septembre, Pamela et Élodie ont investi une bâtisse de caractère de 92 m² dans le quartier de Grenoux. Derrière sa façade en pierre et sa grande baie vitrée, se dévoile un showroom-appartement où la décoration prend vie. À la tête d’A2 Intérieur Singulier, leur agence d’aménagement et de décoration d’intérieur fondée en 2021, elles ont imaginé un lieu à leur image : chaleureux, lumineux et inspirant, on s’y sent comme chez soi. Ici, chaque projet est élaboré sur-mesure, “à la carte”, comme elles aiment le dire. De l’accessoirisation (mobilier, luminaires, tapis, chaises…) à la restructuration complète des espaces, elles accompagnent particuliers et professionnels avec des conseils personnalisés et des matériaux de qualité. Elles proposent une trentaine de marques de luminaires et plus de 300 collections de revêtements muraux. Leur particularité ? Travailler directement avec les fabricants, sans intermédiaire. Fonctionnel, cosy et pensé pour montrer leur savoir-faire, ce showroom reflète leur passion pour la décoration et le lien qu’elles créent avec leurs clients. Ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 19h. 182 F rue Charles-Toutain 06 42 47 69 98 (Élodie Prioul) et 07 84 69 37 74 (Paméla Blin) https://a2-interieursingulier.com/



SORTIR A LAVAL

MONTE DANS L’BUS... DÈS MAINTENANT !

La 13e édition du festival qui rend jaloux les parents démarre dès ce mois de janvier avec un premier “dimanche de Monte Dans L’Bus“. Pour ce nouvel opus, de nombreuses surprises attendent le public.

Portée par le 6PAR4, l’édition 2026 de Monte Dans L’Bus se déroule officiellement du 23 février au 1er mars, pendant les vacances scolaires d’hiver. Pourtant, dès le 18 janvier, un premier “dimanche de Monte Dans L’Bus“ occupera le Quarante en guise de préambule avec un spectacle jeune public. Au fil de la saison, trois dates seront ainsi programmées en dehors de la semaine dédiée au festival… parce que la culture se vit toute l’année.

Mélanger les genres.
Pour sa 13e édition, Monte Dans L’Bus comptera une dizaine de rendez-vous destinés au jeune public. « Il y a un peu de tout : de la musique, des ciné-concerts, de la danse… », résume Guillaume Levallois, programmateur du festival. « On aime bien avoir des spectacles qui mélangent les genres. » Depuis 2023, l’événement prend ses quartiers au Quarante. Cette année, il sera aussi présent dans plusieurs lieux culturels comme le Reflet à Saint- Berthevin, le Théâtre des Trois Chênes à Loiron-Ruillé ou les Angenoises à Bonchamp. Tourné encore plus vers le grand public, il garde aussi sa mission première auprès des scolaires. Du 23 février au 1er mars, le nouveau projet Ondes Dans L’Bus verra le jour, en partenariat avec L’Autre Radio, le réseau de transports Tul et les maisons de quartier. Un bus transformé en studio radio mobile circulera entre les quartiers et les lieux de représentation. Les participants iront à la rencontre des artistes pour les interviewer et débrieferont sur leurs spectacles lors d’un grand direct au Quarante, le samedi 28 février.

Feu d’artifice d’activités au Village.
Cette même journée du samedi, le Village transformera Le Quarante en un immense terrain de jeux : danse, ateliers artistiques, jeux géants… Un véritable « feu d’artifice d’activités où l’on peut rester un quart d’heure ou toute la journée », sourit Simon Hermine, responsable communication de l’association. Pour Guillaume Levallois, l’ambition du festival est bien là : offrir des spectacles exigeants et drôles qui parlent à tous les enfants. « Ce sont souvent des propositions qui ont une double lecture, chacun peut y trouver son compte. » Cette année encore, Monte Dans L’Bus promet de faire « rire, réfléchir et émouvoir » les petits comme les plus grands. Infos et billetterie : https://www.6par4.com/monte-dans-lbus/ Tarifs, selon les spectacles : gratuit, ou de 6 € à 9 €.

L’AFFICHE DU FESTIVAL SIGNÉE PAR DE JEUNES TALENTS

Chaque année, la création de l’affiche du festival est confiée à la section d’arts appliqués du lycée d’Avesnières. Les élèves de terminale travaillent déjà sur l’édition 2027, en partenariat avec le 6PAR4. Depuis sept ans, grâce à un partenariat entre le 6PAR4 et le lycée d’Avesnières, la création de l’affiche de Monte Dans L’Bus est confiée aux élèves de terminale de la section d’arts appliqués (STD2A) de l’établissement. La démarche permet à ces jeunes talents de se confronter à un exercice concret, très proche d’une commande professionnelle : répondre à un “brief“, défendre son idée et proposer un visuel déclinable. « C’est une opportunité exceptionnelle », souligne leur professeure, Laetitia. « Chaque année, l’affiche d’un élève est choisie. Ce n’est pas forcément la plus belle mais la plus efficace en termes de communication. »

Bouillonnement d’idées.
Le jeudi 20 novembre dernier, les lycéens rencontraient pour la première fois Simon Hermine, responsable communication du 6PAR4. Les idées fusent, les questions aussi. Pas de thème imposé, mais une intention : un univers lumineux, coloré, qui parle aux enfants, aux parents et aux grands-parents sans être pour autant enfantin. L’affiche doit évoquer le rêve, l’évasion, la curiosité, la rencontre. « Nous sommes très friands de nouvelles propositions et de techniques originales », confie Simon. Papier découpé, linogravure, broderie... tout est possible.

Du projet à la réalisation.
Le défi est aussi technique. Le visuel doit pouvoir s’adapter aux différents supports : panneaux publicitaires, colonnes Morris, bâche géante, réseaux sociaux... Au cours du mois de janvier, Simon et sa collègue Anaïs découvriront les propositions des élèves et feront leurs premiers retours avant de choisir, d’ici quelques mois, le visuel qui illustrera l’affiche de la 14e édition. « Il y a un sacré niveau d’année en année », glisse Simon. Marie-Lou, élève de STD2A, voit dans cet exercice « une vraie porte d’entrée vers le monde professionnel ». Gaëtan souhaite jouer sur les textures, François sur les effets de lumière. Chacun est libre de proposer son propre univers. Tous évoquent ce partenariat concret comme une vraie opportunité de montrer leur talent et la fierté de voir, peut-être, leur travail exposé dans la ville et au-delà.



LAVAL, TERRAIN DE JEU DU JOURNALISME SPORTIF

Du 3 au 5 février, Laval accueillera la troisième édition du Festival du journalisme sportif. Un rendez-vous déjà bien ancré dans la vie lavalloise : grands noms des médias, passionnés de sports et nouvelle génération d'étudiants s'y retrouvent. Entre rencontres, projections et débats, l’événement s’impose comme un laboratoire de transmission et de partage. Depuis son lancement, le rendez-vous s’est enraciné à Laval comme un moment phare de l’année culturelle et médiatique. Porté par une programmation dense et des invités prestigieux, il constitue un terrain d’apprentissage précieux pour les étudiants, nombreux à fréquenter – et parfois à faire vivre – l’événement. Jean-Christophe Boyer, président du festival, l’affirme : « Le festival grandit, s’affirme et propose cette année encore plus d’images, de débats et de rencontres. » Vincent Duluc, président de l’Union des journalistes de sport en France (UJSF), renchérit : « C’est un lieu unique où celles et ceux qui racontent le sport rencontrent celles et ceux qui le vivent. » Rayan Bouakaz, étudiant en troisième année de licence Information-Communication à l’UCO Laval, a participé à l’édition 2025 en tant que bénévole. Deux jours plongé au coeur de l’organisation : préparation des plateaux, interviews et accueil des intervenants et du public. « J’ai adoré la proximité avec les journalistes et les échanges que nous avons pu avoir, confie-t-il. Cela témoigne de l’esprit du festival : accessible, formateur et humain. »

Dans les coulisses du métier Pour d’autres étudiants, la découverte passe par les contenus proposés. Hippolyte Breton, inscrit en option Préparation aux concours des écoles de journalisme, se souvient de la projection du film Red Army, suivie d’un débat avec plusieurs experts : « C’était une expérience passionnante. Le festival permet de comprendre les coulisses du métier et d’aborder le journalisme sportif sous un angle concret et approfondi. » Cette immersion illustre parfaitement le rôle de l’événement, qui célèbre cette année encore les grandes dates du sport français, des exploits individuels aux moments collectifs qui traversent la mémoire nationale. Elias Vanamandel, lui, a découvert le festival grâce à une affiche en ville et a participé aux deux premières éditions : « Rencontrer des personnalités du milieu est une formidable opportunité. » Passionné de sport, l’étudiant de l’UCO garde notamment en mémoire la table ronde animée par Claude Askolovitch en 2025. Même enthousiasme pour Mélissa Béasse, qui souligne l’intérêt pédagogique de l’événement : « Le festival offre un accès inédit aux pratiques journalistiques. Il permet d’en apprendre vraiment plus sur le sport et sur la façon dont le journalisme traite cette thématique », glisse la future journaliste. Martin Bruneau, étudiant en deuxième année de licence Information-Communication, partage ce sentiment : « J’ai assisté à une masterclass avec Alexandre Léauté. Voir des personnalités aussi prestigieuses à Laval, gratuitement, est un vrai atout pour moi qui aimerais exercer cette profession ». À mesure qu’il grandit, le Festival du journalisme sportif confirme sa place dans le paysage culturel et éducatif lavallois. Il réunit toutes les générations autour d’un même territoire. Laval s’impose désormais comme un lieu majeur pour observer et comprendre comment s’écrit l’histoire du sport… et comment se forment celles et ceux qui la raconteront demain. Festival du journalisme sportif, du 3 au 6 février. Pour suivre les actualités : sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram, X... et sur le web www.festivalJS.fr.

DE GRANDS NOMS ANNONCÉS

La troisième édition du festival accueillera de grandes figures du sport et des médias : Didier Deschamps, Marie-José Pérec, Jean Galfione, Céline Géraud, Jean-Michel Larqué, Grégoire Margotton, Patrick Chêne, Gérard Holtz, ainsi que des journalistes de L’Équipe, RTL, France Télévisions et Canal+. Une programmation qui illustre la volonté du festival de conjuguer rencontres, expertise et passion du sport. L’édition 2026 célébrera les grands anniversaires du sport français – des 80 ans du journal L’Équipe aux 50 ans de Stade 2, jusqu’aux 20 ans de la finale France-Italie – à travers trois soirées festives, des projections-débats, une dizaine de tables rondes et de nombreux moments conviviaux. La clôture exceptionnelle prendra la forme d’un match France-Irlande du Tournoi des Six Nations, commenté en direct par des professionnels, offrant un format unique fidèle à l’ADN du rendez-vous : transmettre les codes du métier en temps réel.



SORTIR A LAVAL, CULTURES ET LOISIRS

LE PLEIN DES SENS. JUSQU’AU 29 MARS au Manas

Activez vos cinq sens grâce à l’exposition imaginée par le duo de chanteurs et musiciens du Petit Rayon magique. Voilà ce que vous propose le Musée d’art naïf et des arts Singuliers (Manas) qui accueille Le Plein des sens. Christophe Alline et Fred Bigot, les concepteurs de cette exposition, invitent à plonger dans leur univers coloré et sonore, au fil d’un parcours immersif articulé en trois séances. Le travail engagé pour cette exposition a fait naître chez eux l’envie créer un nouvel album jeunesse, leur quatrième, sorti cet automne, qu’il est aussi possible de découvrir.
Visite libre, gratuite. Visite commentée, sans réservation, les mardis et jeudis : 6 €.

JONIECE JAMISON ET LA CHORALE DIAPASON. 25 JANVIER à Église Saint-Jean

Gospels et negro spirituals sont au programme du concert organisé le dimanche 25 janvier à 17h, à l’église Saint- Jean, 60 bd Frédéric-Chaplet. La chanteuse américaine Joniece Jamison, qui a collaboré avec des artistes comme François Feldman, Elton John, Johnny Hallyday ou Jean- Jacques Goldman, se produira aux côtés de Diapason, la chorale des Amis de la Musique de Saint-Berthevin, dirigé par Lucie Blin, avec Pascal Liberge au clavier. Spécialiste du gospel depuis sa plus tendre enfance, à Washington, Joniece Jamison offre des prestations intenses et émouvantes. Ce concert est l’aboutissement d’un travail mené avec le groupe vocal Diapason autour du gospel authentique américain. Plus de cinquante choristes sont attendus sur scène pour ce grand rendez-vous. Tarifs : 23 € en prévente, 25 € sur place, gratuit pour les moins de 12 ans.
Billets en vente à la librairie M’Lire, ou sur www.billetweb.fr

ENTRÉE DES ARTISTES. SAMEDI 31 JANVIER, 20H30 à Le Théâtre

Avec Entrée des artistes, Ahmed Madani signe un spectacle intense, porté par la fougue et la sincérité d’une jeune génération prête à prendre place sur scène. Le metteur en scène a posé une question simple à sept interprètes fraîchement diplômés : “Pourquoi vouloir faire du théâtre ?“ De leurs réponses sont nées les bases d’une création qui dévoile failles, histoires personnelles et trajectoires de vie singulières. À travers ces récits intimes, le spectacle dresse un portrait sensible et profondément humain d’une génération en quête de sens. Le rire y côtoie l’émotion, l’espoir se mêle à la gravité, dans une expérience scénique qui mêle parole, chant et danse. À l’issue de la représentation, un temps d’échange est proposé avec les artistes.
www.madanicompagnie.fr

SALON DU DISQUE ET DE LA BD. 8 FÉVRIER à la Salle polyvalente

Les amateurs de musique et de comics se donnent rendez-vous au salon du disque et de la BD, à la salle polyvalente, le dimanche 8 février. Organisée par l’association des collectionneurs de vinyles et de BD de la Mayenne (ACVBD53), la manifestation se déroulera de 9h à 18h. L’affiche de cette 10e édition est signée de Stéphane Doreau, auteur mayennais. Toute la journée, la Mayenne sera d’ailleurs mise à l’honneur à travers des vinyles, des cartes postales... Au programme : rencontres, échanges et séance de dédicaces grâce à la trentaine d’auteurs présents.
Tarifs : 2 €, gratuit pour les moins de 12 ans.

P’TITS CURIEUX DE NATURE. Du 8 FÉVRIER au 8 MARS au Centre d’Initiation Nature

Au Bois de L’Huisserie, le Centre d’Initiation Nature (CIN) ouvre ses tiroirs mystérieux remplis d’objets étonnants, parfois bizarres, souvent magnifiques, toujours passionnants : insectes aux armures dignes de super-héros, graines voyageuses, bois sculpté, animaux naturalisés... À l’intérieur du bâtiment A, dans un espace destiné aux P’tits curieux de nature, on apprend en s’amusant, on touche, compare, cherche, devine, et chaque découverte raconte un secret. Les visiteurs peuvent aussi y voir ou revoir “Le revers de mon look“, une exposition ludique et pédagogique qui dévoile de manière surprenante l’envers du décor de la mode. L’occasion, pour chacun, de porter un regard éclairé sur sa garde-robe.
Bâtiment A, allée du Centre aéré. De 14h à 17h30, tous les jours, sauf samedi et jours fériés. Gratuit.

IRISH CELTIC. 3 MARS, 20H à l'Espace Mayenne

C’est un cru qui ne cesse de se bonifier avec le temps ! Après avoir séduit plus d’un million de spectateurs à travers le monde, Irish Celtic – Spirit of Ireland fait son grand retour pour célébrer son 15ᵉ anniversaire. Au coeur du spectacle, on découvre l’histoire touchante et pleine d’humour de Paddy Flynn, un vieil Irlandais alcoolique, propriétaire d'un pub depuis des décennies. Paddy s’apprête à transmettre son établissement à son fils Diarmuid. Problème : ce dernier semble bien plus attiré par la danse que par le service des pintes au Irish Celtic Pub. Avant d’en hériter, Diarmuid devra se plonger dans l’histoire de son pays, guidé par les légendes, les chansons et les danses qui façonnent l’âme de l’Irlande. Le public est ainsi invité à un voyage vibrant à travers les mystères, la poésie et la chaleur de l’île d’Émeraude.
Tarifs : de 43€ à 58 €. www.espace-mayenne.fr