La nouvelle mesure : la réduction du temps d'éclairage

Une première expérience réussie

Depuis l’été 2017, l’expérience est menée avec succès dans le quartier du Tertre. Un candélabre sur deux est éteint sur les voies d’accès principales aux lotissements entre 23h et 5h30, et une coupure totale au coeur des lotissements, dans les mêmes heures, où il n’y a plus ou très peu de personnes à circuler.

Le déploiement du dispositif sur la ville

Ce dispositif va donc être étendu à l’ensemble de la ville selon les mêmes modalités, à l’exception du centre-ville et des ensembles d’habitat collectif.
La mise en place de ce nouveau dispositif va s’étaler sur plusieurs mois : les quartiers de la rive droite seront les premiers concernés par l’extinction des lampadaires, au fur et à mesure, à partir de mars, puis les quartiers de la rive gauche, à partir de mai.

Les plans par quartier

Téléchargez le plan de votre quartier pour connaître le découpage :

Rive droite, déploiement du dispositif à partir de mars

- Secteurs : Fourches / Hyper-centre / Dacterie / Avesnières / Tertre Souchard / Gravier

- Secteurs : Bourny / Croix des Landes

- Secteurs : Grenoux / Haute-Follis / Hilard / Perdrière / St-Martin /  Fuye / Ribaudière / Hyper-centre

Rive gauche, déploiement du dispositif à partir de mai

- Secteurs : Aubépin / Les Vignes / Pillerie / Pommeraies / Bootz / Hyper-centre

- Secteurs : Hyper-centre / Sennelle / Montmorency / St-Nicolas / Murat / Kellerman / Point du jour / Thévalles

 

 

Les mesures déjà mises en place

1. Améliorer et optimiser le parc de lampadaires

La Ville a engagé depuis plusieurs années des travaux d’amélioration en échangeant progressivement ses lanternes et lampes par du matériel plus performant, c’est-à-dire moins énergivore pour la même qualité lumineuse. Chaque année ce ne sont pas moins de 400 points lumineux qui sont remplacés.
Outre le choix des ampoules, il faut savoir que, selon le type de lampadaire installé, le gaspillage d’énergie et la nuisance causée peuvent être drastiquement diminués (voir schéma).

 

À titre indicatif, le nombre de points lumineux par kilomètre de voirie est de 45. Cela correspond à la moyenne pour une ville de la taille de Laval. Pour autant, la suppression des points inutiles est un objectif permanent.

2. Diminuer l'intensité lumineuse

La ville a également engagé en 2017 la réduction de la tension du réseau d’éclairage sur les boulevards périphériques et les axes principaux d’entrée de ville, pendant les heures creuses.
La baisse de tension est à peine perceptible visuellement par contre elle permet une très nette baisse de la consommation d’énergie.
En 2018, les services étudient la possibilité d’étendre la réduction de tension au centre-ville et aux habitats collectifs.

- Télécharger le plan

 

 

? Foire Aux Questions ?

Pourquoi est-il nécessaire de revoir la gestion de l'éclairage public ?

La rationalisation de l’éclairage public est une action menée depuis plusieurs années. C’est primordial d’améliorer la qualité de la nuit et de l’environnement nocturne, tant pour les humains que pour la biodiversité, afin de réduire la pollution lumineuse et d'éviter les dépenses et les consommations d’énergie inutiles, sans pour autant négliger confort ou sécurité.

Quel est l'impact de l'éclairage public sur l'environnement ?

L'éclairage public a des conséquences non négligeables sur la biodiversité. En effet, les excès de lumière artificielle ne se limitent pas à la privation de l’observation du ciel étoilé. Elles sont aussi une source de perturbations pour les écosystèmes : modification du système proie-prédateur, perturbation des cycles de reproduction, perturbation des migrations… La réduction de la durée d'éclairage va donc permettre de rétablir l'équilibre naturel jour/nuit nécessaire à la faune et la flore environnante.

De plus, la production d'électricité pour l'éclairage, quel qu'il soit, contribue à la pollution atmosphérique causant une augmentation de l'effet de serre qui provoque le réchauffement climatique.

Quelles sont les économies d'énergie faites grâces à ces mesures à Laval ?

Ces mesures ont l’avantage de limiter le gaspillage énergétique avec une économie estimée à près de
608 000 kWh/an. Sachant que la consommation annuelle de la ville est d’environ 4 millions de kWh (chiffre 2016), cela n’est pas anodin !
Les premiers chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis la baisse de tension opérée boulevard du 8 mai,
il y a 6 mois, les économies constatées sur un seul variateur sont déjà de l’ordre de 12 143 kWh.

Quelles sont les économies financières réalisées par la ville grâce à ces mesures ?

Jusqu’ici la ville dépensait chaque année 533 000 € d’électricité rien que pour l’éclairage public. Mais grâce aux mesures décrites précédemment, on peut estimer les économies suivantes :
- Pour la réduction de l’éclairage, c’est une économie annuelle évaluée à 58 000 €.
- Pour la diminution de l’intensité lumineuse, cela permettra une économie annuelle estimée à 21 000 €.

Ainsi ce sont près de 79 000 € que la ville économisera sur sa facture d’électricité tous les ans.
Les subventions liées aux certificats d’économie d’énergie prendront en charge une part importante de l’investissement nécessaire à la mise en place de ces nouveaux dispositifs.

Et la sécurité dans tout ça ?

Si l'extinction des points lumineux peut donner aux habitants un sentiment d'insécurité, il ne s'agit que d'un sentiment et non d'une réalité.

D'une part la bonne gestion de l'éclairage publique implique un bon choix des zones d'application de ces mesures. Les axes principaux de circulation piétonnes et des véhicules bénéficieront toujours de l'éclairage toute la nuit.

D'autre part, d'autres villes ont expérimenté l’extinction des candélabres et leurs retours d’expérience sont clairs : il n’y a aucun impact sur les actes de délinquance.

Il faut donc se concentrer sur tous les bienfaits que vont apporter ces nouveaux usages. C’est aussi une façon de montrer le bon exemple car en matière d’économie d’énergie chacun peut et doit agir au quotidien.

 Téléchargez le flyer ici :